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‘a une dimension moléculaire assez réduite pour pouvoir être absorbées.
La dégradation des protides alimentaires poussée jusqu'à libération
de tous les acides aminés constituants est un caract ère capital des
transformations chimiques opérées par la digestion sur les aliments. Cette
opération permet a la muqueuse intestinale de fonctionner comme une
barrière de spécicité protidique et d’assurer l’approvisionnement énergétique et plastique en matériaux azot és tout en protégeant l’organisme
contre l’action toxique des albumines étrangères.
Les albumines des aliments ne sont admises à pénétrer dans le sang
qu’en pièces détachées d’acides aminés. Alors que les acides aminés pro—
venant d’êtres vivants, végétaux ou animaux, sont parfaitement tolérés
par l’organisme et, de plus, nécessaires à son entretien, les complexes
polypeptidiques constitués par le groupement de ces acides aminés ne
sont pas admis à franchir la barrière intestinale.
Une substance polypeptidique appartenant a une autre espece estelle introduite par injection dans le sang d’un animal, elle y déclenche
une réaction humorale de défense (fül‘l‘l‘lâ‘tlOl'l de préeipitine, formation
d’un ferment hydrolysant (Abderhaldmt), sensibilisation anaphylac—
tique). Il en va de même si une telle substance, dans des conditions accidentelles, franchit par effraction la muqueuse intestinale. Dans les
conditions
du fonctionnement normal, la muqueuse opère son absorption uniquement sur les acides aminés et ne livre au sang que les
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communs diviseurs de toutes les albumines existantes, à partir desquels
l’organisme édiera les complexes polypeptidiques spéciaux 31 sa propre
espèce, et par agrégation de ces polypeptides les édices protidiques spé—
ciques que sont ses albumines propres.
La digestion des protides met en évidence le fonctionnement de l’in—
testin comme barrière de spécicité.
Rôle de la biIe. —— Il n’y a pas à revenir sur le rôle de la bile dans
la digestion des graisses.
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La bile a un rôle excrémentiel. La bile est beaucoup plus toxique que
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l’urine. La bile tue le lapin à la dose de 1 a 2 centimètres cubes par kilo—
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gramme, par voie intra—veineuse. A dose moindre, elle produit l’hémo1yse des globules rouges et blancs, le ralentissement du cœur et de la res—
piration, l’hypothermie. Ces troubles sont dus aux acides, mais surtout
aux pigments biliaires. Les pigments déterminent l’hypothermie et des —
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troubles nerveux convulsifs et paralytiques. Si on décolore la bile par le
charbon, la toxicité est diminuée des deux tiers environ.
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Ces mêmes troubles apparaissent peu a peu chez les animaux dont
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