ORIGINE ET RÔLE DES RADICAUX LIBRES
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(SO cycles/seconde) et le signal d’absorption peut être observé directement à l’oseilloscope
cathodique dont l’axe horizontal est balayé à la même fréquence.
Mais pour l’étude d’échantillons moins riches en spins, la sensibilité de la détection doit
être accrue, par exemple par l’utilisation d’un système de modulation. Des bobines super—
posent au champ H, dans la région de l’échantillon, un champ h alternatif (100 kocycles/
seconde). Le signal de résonance est alors modulé avec une amplitude proportionnelle à la
pente de la courbe. Ce signal est amplié, puis démodulé par un détecteur synchrone.
L’amplitude de la modulation, proportionnelle à la pente du signal, est enregistrée, tandis
que le champ H est déplacé lentement de façon à décrire l’ensemble du spectre de résonance.
Ainsi c’est la dérivée du signal d’absorption qui est enregistrée (gure 1).
La RSE permet une étude quantitative des centres paramagnétiques : l’aire de la courbe
d’absorption est proportionnelle au nombre de spins contenus dans l’échantillon.
Il est possible d’autre part, tout au moins dans les cas simples, d’identier le radical
donnant lieu à la résonance. En e‘et, si, au voisinage de l’électron célibataire, se trouve
un noyau possédant un moment magnétique et un spin nucléaire l, chaque niveau d’énergie
électronique est décomposé en (ZI + 1) sous—niveaux et le signal de résonance est sub—
divisé en plusieurs raies.
o
*
{
1 g.
.
0
l——'-'-l
FIGURE 2. Spectre RSE du radical benzo—semi—quinone
La gure 2 montre la structure hyperne observée avec le radical benzo—semi—quinone.
Dans ce cas, le spectre est composé de 5 raies également espacées, d’amplitudes respec—
tives l, 4, 6, 4, l, dues au couplage du moment magnétique de l’électron célibataire avec les
moments magnétiques des 4 noyaux d’hydrogène.
Étude d’échantillons biologiques
L’étude des radicaux libres dans les produits biologiques présente des diîcultés dues tout
d’abord au fait que ce matériel contient le plus souvent d’autres centres paramagnétiques
que les radicaux libres. Peuvent également donner un signal en RSE :
a. les atomes ou ions ayant une couche électronique interne incomplète : Fe, Ni, Co,
Cr, Mn, Cu...;
_
.
b. certaines molécules ayant un moment magnétique résultant : 02, N02;
c.
des systèmes contenant des charges mobiles : semi—conducteurs, etc.
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