_
.
'
ANNEXES
.
.
‘
635
'
‘
?
derniers portant‘ainsi le -« timbre
particulier de l’antigëne qui, àla
'
faveur de son individualitéchimique, lui a donné naissance,La notion
de la pluralité des anticorps n’est ”donc” plus contestable.
_
-
-
—
Spécicité. ——,— Cette “propriété découle directement des déVelop—
,
pements qui ont été consacrés à l’étude des antigènes (p. 619) et àla
.
'
genèse du complexe-anticorps auquel,“ en s’y incorporant, l’antigène '
'
communique sa spécicité. Gellè—‘ci apparaît d’ailleurs nettement .
quandon met les anticorps en contact avec les antigènes homologues,
Α ‘
.qu’il s’agisse de protection exercée in vivo Contre le pouvoir.
_
gène de ces derniers,oude réactions -sérologiques in vitro. Cette spéci—
‘
.“
-
cité est d’ailleurs telle que, si un antisérum agglutine plusieurs espèces -
-
_
bactériennes, la'xation des agglutininesees‘t assez élective pour qu’on
_
puisse isolerlces dernières les -unes'des autres. Toutefois, l’expériinen—
'
tation n’a pu révélerencorepar quel mécanisme physico-Chimique,
s’eÏîectue *la_transmission de la spécicité de l’antigène au complexe—_
-.
.
'
anticorps. Ramon suppose—que cette trànsmissions’effectüe à_la:fgiveur
]
de la synthèse qui résulte "de l’incorporation de,l’antigène dan$ ledit
complexe, comme_aussi àla persistance, dans ce dernier, d’un « noyau »,
'
_
d’un («radical chimique-» apporté par l’antigène,
_
_
'
.
_
—
:
-
.___
.Anticorps natùrelsg_
=
,
: ,_
‘
Depuis lo‘ngtempston’a constaté, dansl’organisme de certains orga—Â"
’
nismés Sains, l’existence -d’agglutinines, précipitines,
f"‘}
toxines,dont la présence -a pu:être considérée_comme
de toute actibn'antigéniqœ. -..
.
,
._
ï
.
'
‘
'
Le sérum de certeiinssujets normaux—contient, en eîet,
‘
naturel, de l’antitoxi'que diphtérique. Chez les bovidés, on peut mettref= -'
de l’a”ntitoXine tétanique,alors qu’elle est
le '
cheval tet—la'-plupartdes animaux.:ll en
de même de l’ai‘1‘titoxine
_
_
staphylococcique chez l’homme et diverses ‘espècesanimales.
-
'
,
.
On peut observer également la présence d’agglutinines ; le sérum
’
de cheval agglutine parfois, faiblement il est vrai, certaines souches.
de bacilles -typhiques Oupa'ratyphi‘ques, de _colibacilles, de vibrions_
cholérique's,‘ de'
dysentériques, etc. De -même le sérum “de
c‘0baye neuf peut transformer en granules certaines souches de vibrion
=cholérique etlyser les 'vibrionS— de =Finkler'—Prior et Denecke, de même
aussi le Proteus vulgaris, '
-
‘
,
'
:
‘
.
'
Pareils faits sont à rappr00herzdu pouvoir- agglutinant quepossè—
-
dent, pour les hématies.du mouton, le sérum humain, les-sérums
de
poule et d’oie ; on 'peut“enèo're en 'rapprocherle pouvorr hémolysant
'
:du sérum” humain, du sérum de bœuf, de chien, de mouton,-, de porc
«
pour
globules rouges de diverses espèces
animales.. -
'
-
—
L’expérience montre que ces anticorps-dits «naturels» se compor— .
les .antiCorps qui‘ont pris naissance sous-l’inuence des
.
.
antigènes et se xent sur ces derniers.
.
.
_
Ces constatations on‘t—doi1né-lieu
interprétations :
'
'
-
Pour Mackie et-Fihkenstein, les anticorps naturels sont des anticorps ’préformés, qui prennent naissance indépendamment de toute
.
'
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