-
.
16
FAUNE
DE FRANCE.' —— HYMÉNOPTÈRES
‘
,
méthodique, X, p_. 452),
les
sont « engourdies
mais non
È
tuées ». AUD0U_1N en 1835 (Ann..Sc. Nat.) remarque la même chose pour
_
Î
‘
__
‘
'
les proies
'
"
_
_
;«
_
»
Le fait de la paralysie des proies est donc bien établi depuis au moins
Î
un
siècle et actuellement il ne fait plus de doute. Les proies piquées sont
parfois dans un état d’immobilité si absolu qu’on en a cru certaines réelle—
,
ment mortes, comme par exemple les _Mouches piquées par les Bembex,
'
mais, FEBTON a insisté sur un criterium en, effet indiscutable : ces proies,
-
complètement inertes, défèquent de temps a autre.
_
Les FouisseurS, pour paralyser leurs proies, les piquent à un endroit
.
.
assez précis : FEBTON, dont les observations sur les Pompiles sont nom——
Ë
1
.
'
_
breùses, dit que l‘Araigriée est piquée sous le thorax, et le plus souvent
près de la bouche; MARCHAL a montré que le Cercari's 7'ybyensis dispose
_
son Halicte de telle manière que, en recourhant l’abdomen, il atteigne
_.
_
inévitablement la face inférieure du thorax; il cite d’ailleurs WALCKÈNAER
.'
;}É:_giç‘_
;
_qui, dès 1817, signalait que le Cercerz'3pique 1’Halioœ « sous la tête »;
LATREILLE (1802) écrit que le Philanthe apivore pique l’Abeille « a la
f
'
jointure de la tête et du corselet, ou à celle de l’abdomen avec ce dernier » ;
_
-
B‘RÈTHES a vu les 0xybelus d’Amérique du Sud piquer les mouches sur
-
'
un
petit espace lisse placé en avant des hanches Il; les Ammophiles pi—
‘
quent les chenilles le long de la ligne ventrale. Sans doute y a—t—il parfois
*
‘
.
.
des erreurs dela part du prédateur qui, pressé, pique à un autre endroit, [
_
_
mais c’est assez exceptionnel.
_
_.
_
.
‘
.
F ABRE, reprenant ces faits vers 1855-1356,
et remarquant que les points
__
’
_
"
de piqûre concorde11t assez bien avec l’emplacement des centres nerveux,
chez les chenilles, concentrés chez la plupart des Insectes,,
f
-
établit une théorie d’après laquelle les paralysants auraient une connais- '
de leurs proies, leur aiguillon atteignant
Ÿ {
_
-
précisément les ganglions nerveux; Pou“sSant cette théorie à l’extrême il -
'
'en ari‘iVait à nier toute action du ‘venin lui-même, et a —n’adniettre aucune
,
erreur de la part du prédateur. Maislà preuve matérielle “de ce fait n’a
_
_
jamais été faite: bien que*Frxnnn et après lui Bniäriæns aient
_
_
là paralysie en_piquant avec une simple épingle, ils ne prouvent pas qu’ils ,Ï —
'
ont atteint
-
_
-
_
__
_,
,,
_
_
_
Au contraire,
a démontré, pour les Cefceris,’ que
"
.
pénétrait
ganglions, et non
de ceux-ci. On a
.
M. et M…. PEC1;HA‘M en particulier, que le nombre de
des:
' _
'
_fAmmophiles n’était pas touj Ours le même, qu’il ne__coïncidait pas Constam'4' .
__
’
_mént avec
le nombre
etjque cependant 1a_paralysie._ en
;
_
su‘ltaitgquand même. FERTON a montréaussi-qucä‘lai
_'
'
-'
‘se réveillaitet;guérissait assez‘
un temps assez long, bien“ .
,’
_
Phi-S’
Pompil'eiatigue par P'ÏUSÎGUPS.pÏqÛreS_successives n’avait
‘ _
par‘alyser=complètçäm—ent:une nouvelle. proie. -Une
._‘.réexionsur
des Araignées montre que.1eganglion
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