HYMÉNOPTÈRES. — INTRODUCTION
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FABRE, et la liste des captures, que je donne plus loin à la suite de chaque
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espèce, le montre surabondamment; a mesure que les Observations s’ac1
cumulent, ces listes s’allongent.
Très rares sont les FouisseurS qui ne
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chassent qu’une seule espèce : c’est le cas cependant du Philazzzus
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tz*zàizguluzn,'qui ne veut que des Abeilles (A_pis mellzca); le Crabr0 ' ' '
,
(Tracheliocles) quinquenotatus parait ne chasser que des Tapùwmma
;_
eri*aticum (Fourmis), mais ces exemples sont peu nombreux. Beaucoup
_
se limitent à un genre, ou à une famille, d’autres sont plus éclectiques
dans le choix de leur proie : c’est ainsi que le Sphex maxillosus, que
—
FABRE avait vu chasser des Grillons, prend aussi des Sauterelles. Néan—
”moins il faut reconnaître qu’ils restent le plus souvent dans des limites
'
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bien précises d’un groupe systématique.. Ce qui paraît en outre guider
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leur choix c’est, dans une
certaine mesure, la.taille de la proie, et sur—
tout son mode de vie. Cela est particulièrement frappant pour les Pom—
'
piles : les uns prennent des Araignées errantes, c’est le plus grand
_
.
nombre, d’autres des Araignées vivant sur des toiles, Ou encore des Arai-=
’
«' ,_".î*gnées terrièoles;
il y a très peu d’exceptions, ainsi qu’on le verra plus
-
:
loin, et cela‘se comprend aisément”, car leur méthode de chasse doit être
—
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adaptée exactement au mode de'vie de laproie; '
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.
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Paralysation' desproies. — L’une des questions les plus importantes
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dans rl”éthologie des Fouisseurs est la faculté qu’ont les femelles de pa_
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--ral”ySer les proies qu’elles destinent à leurs larves;
…
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Jusque vers le milieu du XV…6 siècle, il semble qu’on ait considéré ces
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proies comme mortes. Mais dès 1742 RÉAUMUR, dans son 6° volume de,
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,
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l’Histoire des Insectes, dit bien clairement que ces proies restent vivantes,
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sans cependant avoir approfondi la question.
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Il semble que
le premier qui en aitparlé clairement est ABBÔTT, auteur
américain, dans son manuscrit conserve à Londres. Sansdoute ne peut-on
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faire état d’un travail non publié, mais celui-ci était si connu que beau—
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coup
d’auteurs ont cité ce qu’il exposait, DARVVIN en parle dans le
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.
«_ Voyage abord du Beagle », et surtout VVALGK£ENAER, en 1837, dans'le. _
'
'
tome 1, pages 173-174 de Sun ouvrage : Aptères (Suites & Bufozz) en traÀ
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_
] duit le pasSage-que‘ je crois “utile de reproduire ici àcause de son impçir—
: des Mouches maçonnes (Pélopéea)
«" ont la puissance d’engourdir
'.
'_ les Araignées' sans les tuer, et de les 'embauiner en
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…
_,
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former des momies vivantes,.._.‘ les
vivaient, cepédant‘ellÿes ne"
_
.
“pouvaient marcher, elles ne pouvaient même faire aucunerésistance. On
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voyait seulement remuer et étendre.-languissamment
.et
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"témoigneripar. _l‘à_ï_qu’elles n’étaient pas ”privées
plus,
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"elles etaient6graS«seset fraîches
de leurs cdui;—Q
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941) dit très "nettement
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‘-'.'quel’Ammoph_ile
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DE
îSiAINT-FA'ncnxu,pour” les 'AinÎmopliiles, en 1825‘_.
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