464
LA
DYNAMIQUE DU SOL. —— LE MILIEU BIOLOGIQUE
récoltes. Dans nos régions, suivant les situations, on peut avoir
_
à combattre l’excès ou l’insufsance. Par contre, dans les con—
‘
trées méridionales l’eau limite toujours les rendements; l’ap—
port d’azote a, dans ces conditions, souvent conduit à des échecs
'
par échaudage, le tallage des céréales prenant un développement
incompatible avec les réserves d’humidité du sol. La jachère tra—
.
représente un moyen d’accroître celles—ci dans les sols
,
profonds quand l’irrigation n’est pas possible; elle favorise
l’emmagasinement des eaux météoriques et réduit les pertes par
évaporation.
'
’
'
‘
Enn rappelons que dans les régions subtropicales se pose le
problème de la conservation du sol lui—même par voie de protection' contre l’érosion.
‘
_f _
Le milieu chimique et la fertilité. — Il est à peine besoin de
signaler que la fertilité d’un sol n’est pas une question d’ordre
‘
_
purement chimique, liée à la plus ou moins grande abondance
des éléments nutritifs ; elle ne peut par conséquent être déduite
,
'
d’une analyse chimique quelle qu’elle soit, considérée isolément.
De deux sols inégalement riches, le plus productif ne sera pas
-
forcément le plus riche, si;par ailleurs ils ne sont pas strictement
Ï
'
comparables. Comme nous l’avons vu; la notion purement sta— .'
,
tique de la réserVe des sols en éléments
doit nécessaire—
‘
7
être complétée par l’appréciation de
de mobilisa—
“
_
éléments, d’où dépendleur mise à ”ladispiosition de la
.
'
souvent que
ce SOnt des
plutôt pauvres mais de henné Constitution physique, qui protent
:
_Î
lem1euxfdés“ apports d’engrais. Suivant une expression imagée
—sols <<“ 'avares >> et d’autres
>>.
'
:
,
Letudedupouvœr absœ'bantf0urnit l’explicattiohde‘ cette
Ï; Î: rencedecomportement C’est en effet le complexe arêiloèhumique
..
'
; -
Précédent

- 482/515

Suivant