RAPPORTS
DE
L’EAU ET DU SOL
203
dépendent essentiellement du tassement, ainsi que nous l’avons
déjà fait observer dans le calcul indirect de la porosité.
La capacité de rétention proprement dite correspond au maxi—
mum que le sol peut retenir dans des conditions où son drainage
se
trouve assuré librement. Elle fut d’abord mesurée par Schu—
bler sur ltre, en y jetant un poids connu de terre délayée
dans l’eau, ou en y plaçant la terre émiettée soumise à un
arrosage. La terre humide était pesée après cessation de tout
écoulement par l’entonnoir.
Une autre méthode
(King, Hilgard) consiste a utiliser des
cylindres métalliques, remplis de terre, saturée d’eau per
ascensum pour chasser l’air, puis abandonnés au drainage spon—
tané a l’abri de l’évaporation.
emploie de petits cyclindres d’acier à bords tran—
chants, de 60 millimètres de diamètre et de 100 centimètres
cubes de capacité. il les place sur un tamis de laiton, dans une
capsule plate renfermant de l’eau destinée à saturer le sol.
L’égouttage se fait au contact du papier ltre. L’eau restant
retenue par capillarité au bout de vingt—quatre heures repré—
sente ce que l’auteur appelle la capacité absoïue pour l’eau.
Les chiffres suivants, parmi beaucoup d’autres, vérient que
la capacité de rétention ainsi obtenue est voisine de la capacité
maxima (Mosnier et Gustavson).
_
SABLE
LIMON
Capacité maxima CM.
.
.
,
.
.
.
.
.
.
.
29.2
52,1
—
de rétention CR.
.
.
.
.
.
.
.
.
27,8
48,3
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
95,2
92,7
L’incorrection de cette manière d’opérer a été bien mise en.
évidence par Séhloesing. Sur ltre la terre ne se ressuie pas, les
interstices demeurent pleins d’eau. D’autre part, dans la méthode
des cylindres, on observe une variation verticale de la teneur en
eau, avec minimum a la partie supérieure. Cette variation est
d’autant plus considérable que la hauteur de la colonne est plus
First Intern. Congr. of Soil Science, Washington, 1927. Inuesligaiions of the rela—
lzons of water lo soil, vol. I. p. 495.
Précédent

- 220/515

Suivant