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LA
DYNAMIQUE DU SOL. — LE MILÎEU PHYSIQUE
point de vue forme et dimension, d’où l’expression de structure
granulaire. Au contact d’une solution chimiquement en équilibre
avec
le sol initial, la plupart des sols se délitent spontanément
et se résolvent en agglomérats relativement stables ; ceux—ci peu—
vent
être
classés
suivant
leurs
dimensions
par
les
méthodes
d’analyse mécanique (Demolon et Hénin 1). Divers
auteurs
(Bouyoucos,
Tiulin)
considèrent
que
les
éléments
ainsi
obtenus et qui sont souvent désignés sous le nom d’ << agrégats >>
représentent des éléments stables, de véritables unités caracté—
risant l’ << ultime structure >> du sol ; mais peut—être nous ren—
seignent—ils surtout sur la stabilité des mottes. Quoi qu’il en
soit, ces méthodes d’examen fournissent des tests de comparai—
son utiles, mais les résultats sont trop contingents pour qu’elles
puissent conduire à une mesure absolue caractérisant un sol
donné au point de vue de ses propriétés structurales. Certes,
la
dimension
de
divers
agglomérats et la forme des mottes
doivent être notées dans la description de la structure, mais la
porosité représente à cet égard la mesure la plus directe et la
plus sûre.
Stabilité de la structure. —- Certains sols vierges au repos
paraissent conserver un état structural constant; par contre,
pour les sols cultivés la porosité se modie rapidement avec le
_
le praticien après avoir donné a son sol une struc—
ture favorable, a intérêt à ce qu’elle se maintienne au cours de
la végétation. On est donc conduit à la notion du degré de stabilité de la structure.
Le procédé de mesure le‘plus simple consisterait à mesurer la
variation de la porosité en fonction du temps. L’allure de la
courbe porosité—temps fournirait un critérium de la stabilité.
Il
est plus commode d’employer une méthode de laboratoire.
Puisque c’est principalement les pluies qui détruisent la struc—
ture, on traitera la terre par l’eau et l’on mesurera la quantité
d’éléments de chaque diamètre obtenus par ce traitement. Plus on
\ obtiendra d’éléments grossiers, plus la structure sera jugée stable.
1. Recherches sur le sol, 1932, *. Ill. p. l à 9.
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LA
DYNAMIQUE DU SOL. — LE MILÎEU PHYSIQUE
point de vue forme et dimension, d’où l’expression de structure
granulaire. Au contact d’une solution chimiquement en équilibre
avec
le sol initial, la plupart des sols se délitent spontanément
et se résolvent en agglomérats relativement stables ; ceux—ci peu—
vent
être
classés
suivant
leurs
dimensions
par
les
méthodes
d’analyse mécanique (Demolon et Hénin 1). Divers
auteurs
(Bouyoucos,
Tiulin)
considèrent
que
les
éléments
ainsi
obtenus et qui sont souvent désignés sous le nom d’ << agrégats >>
représentent des éléments stables, de véritables unités caracté—
risant l’ << ultime structure >> du sol ; mais peut—être nous ren—
seignent—ils surtout sur la stabilité des mottes. Quoi qu’il en
soit, ces méthodes d’examen fournissent des tests de comparai—
son utiles, mais les résultats sont trop contingents pour qu’elles
puissent conduire à une mesure absolue caractérisant un sol
donné au point de vue de ses propriétés structurales. Certes,
la
dimension
de
divers
agglomérats et la forme des mottes
doivent être notées dans la description de la structure, mais la
porosité représente à cet égard la mesure la plus directe et la
plus sûre.
Stabilité de la structure. —- Certains sols vierges au repos
paraissent conserver un état structural constant; par contre,
pour les sols cultivés la porosité se modie rapidement avec le
_
le praticien après avoir donné a son sol une struc—
ture favorable, a intérêt à ce qu’elle se maintienne au cours de
la végétation. On est donc conduit à la notion du degré de stabilité de la structure.
Le procédé de mesure le‘plus simple consisterait à mesurer la
variation de la porosité en fonction du temps. L’allure de la
courbe porosité—temps fournirait un critérium de la stabilité.
Il
est plus commode d’employer une méthode de laboratoire.
Puisque c’est principalement les pluies qui détruisent la struc—
ture, on traitera la terre par l’eau et l’on mesurera la quantité
d’éléments de chaque diamètre obtenus par ce traitement. Plus on
\ obtiendra d’éléments grossiers, plus la structure sera jugée stable.
1. Recherches sur le sol, 1932, *. Ill. p. l à 9.
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