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INTRODUCTlON
l. —— APËBÇU HISTÛREQUE
Le sol, jusqu’à la période récente, a été envisagé d’un point de
vue
particulariste et purement utilitaire comme le milieu où se
développe le système radiculaire des végétaux. L’agriculture
étant aussi vieille que le monde, il n’est pas surprenant que cette
conception se soit imposée dès l’abord. Historiquement, on cons—
tate que l’attention s’est portée, de préférence, sur la plante et
sur les conditions de sa croissance. La plante apparaissait comme
le reet du sol dont l’étude directe resta longtemps à peine ébau—
chée. L’oeuvre de précurseurs comme Bernard Palissy1 (1563),
de
Hales 2
(1735), Lavoisier 3 (1792), de Saussure 4 (1801) et
autres suft a montrer que la physiologie végétale a devancé de
beaucoup le développement de la science du sol.
L’essor scientique de la seconde partie du XÏX° siècle n’a pas
modié sensiblement cette situation. La géologie et la minéralogie
ne se sont pas intéressées au sol. Plus près de nous, la géographie
physique et la géochimie n’ont pu s’en préoccuper que très indirectement. Seuls les agronomes ont e°ectué un travail COHSÎ(Ïé-=
l.
Réœpte véritable par laquelle tous les hommes de la France pourront apprendre à
multiplier et à mzgnzgml«er leurs trésors.
2. La slaliqzze des végétaux et
de
(traduit par Buffon).
3. Origine du carbone dans les végétaux Rapport à l‘Académie des Sciences.
4. Recherches clzimiqzws sur la uégé/ation.
DEMOLON. — Dynamique du sol.
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