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har‘ponner, ilsattendent qu’ils viennent respirer a la surface de l’eau; d’autres fois ils les _surpren4
nent dans le sommeil, et ces animaux se laissent alors otter sur les eaux, n’ayant que le museau — '
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au-dessus de leur surface. Il arrive encore, surtout dans les lacs et dans leS’eùves, —qüand l’eàu"n’a
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pas une très—grande profondeur, qu‘on les aperçoit paissant sur les baS—fonds, et, dans ce"câs, les"
Indiens se servent volontiers de trains de bois ottants en guise de canot, et d’une èche xee au
bout d‘une lance pour remplacer le harpon. Lorsque le Cétacé, blessé et de plus en plus épuisé-”parla
perte-de son sang, fuit avec vitesse, les_au‘tres Lamantins cherchent en vain à porter secours'à l’àni- ‘
.
mal, qui cherche a gagner les bas-fonds pour p0uvoi'r porter la tête au-dessus de l’eau'an de res'—
pirer; alors le pêcheur peut aisément l’achever, tuer le mâle ou la femelle qui le suit, et s’emparer
des petits vivants. Il est assez facile'd'observer les mœurs des l.amantinS sur le bord des euves en—
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caisses; si la profondeur des eaux le leur permet, on les voit s’approcher jusque contre les rivèset"
élever la moitié du corps au—dessus des ondes pour atteindre et brouter les herbes etles arbrisseaux‘
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du rivage; mais, quoi qu’on en ait dit,‘“ils ne quittent jamais leur élément pour venir ramper sur la
terre; pour allaiter son petit, la mère le prend avec une de ses nageoires et le‘pressesur sa poitrine;
elle le suit avec la plus grande sollicitude, le guide, lui apprend a-connaître les herbes dont il_doit
'—
se nourrir, et ne l’abandoune que quand il est tout à-fait adulte; il en résulte qu’on la voit souvent
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suivie de deux petits, mais cependant elle n’en a réellement qu’un seul par portée; du reste, la ma—
mière dont se fait l’accouplementet le temps de la gestation sont absolument inconnus. Quand ces
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animaux quittent la mer pour remonter‘les euves, ils se réunissent en grande troupe et gardent un
certain ordre dans leur marche; les mâles les plus vieux et les plus forts_seplacent a la tête, les femelles Suivent en veillant sur leurs petits, et les jeunes sont placés au milieu du troupeau. Sèlt3nl'e
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récit—de quelques Indiens, il n’est pas touj0urs sans dangerde
pendant qu’ils sontî—ain's‘i'
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réunis;°car, pour
celui que l’on aharponnéet laissé dans l’emba‘reaiiôn, ils se
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cipitent en si grand nombre autorir du canot, qu’ils font submergïer; Les Lainäintins
'
on, s’appriv'0iser facilement; Lopès De Gomara—rapporte qu’un jeune animal de‘—“cette‘espèce ’aÿan't
été pris jeune fut transportée Saint—Domingue, où on le plaça dans un petit lac; il y'jvéCut plusieurs
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années et devint aussi familier qu’un Chien; il accourait au noin_de'Malto, r‘eC‘evait’la
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mains de son maître, aimait à jouer avec les personnes qu’il connaissait, et les tr”arisp0rtàit “même
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sur Son dos d’une rive à l’autre. Leur chair passe pour excellente; elle a, selon les uns, le g‘oût'du'
meilleur Bœuf, et celui du Veau ou du Porc selon d’autres. Leur graisse est très—douce, et a la pré.—
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cieuse qualité de se conserver longtemps sans s’altére'r'ni rancir. Le lait que l‘on sort des mamell€s
,
des mères pendant l’allaitement est, dit-on, d’une saveur très—agréable,
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Une seconde eSpece américaine de ce genre est le Lamarre A tance museau (Manatus latiro$tri's),
qui est assez douteuse, et que M. Harlan a fondée
de la tête, trouvés en Amérique
—
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sur le rivage de la mer, o”ù-les*otsles avaient jet—és,
__ont plus de rapports
du
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maritin du Sénégal qu’—avec ceux du;Làmantin_—
Cette
le golfe
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et la merdes
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L’espèce africaineïest
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LAMANTIϑΠ'_DU SÉNÉGAL[HANATÙ$ SENEGALENSIS. A. G. 'Desmarcst._. ; f
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‘CARÀCTËRES srcrÈ;Ques. —‘-—"Tête' conique, d’une "grosseur médiocre; yétixr0nds,[air—is d’unbleu
‘
'
noire} lèvres charr‘1ues, épais'sesä langue ovale; quatre ongles _d’unmougebrun,
_‘
luisants;_ Cuir.'épais, d’un cendre noiràtre; graisse blanche;
pâle;
f.aSsez
courte relativement à_sa largeur,suoutdans la partie dit-museau et des narines,tandis—qu’elle est
assez
fosses nasalesegales
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lon'rgu'eu'r,ïcelles de l’autre espèce étanttrois.fois plus
lal‘gÇS; apû_p'hXS}3
du
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temperal nté‘dio'crérnent.élevée,
dans
de la mand1—,
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bule'courbe'dansl’espèce africaine,etdroit dansfl’autre."Longueur—totale
et le_
,
,
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poids quatre cents kilogrammes. .
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…
1 ……
,Gette'es'pèce
connue 'que'par la de‘scription'_q'u’fena“
donnee Adanson; Ç’est
le
,
des‘nèg;‘resYo‘lofes; le
Portugais,“
le Pasz.cupouz
des negres _
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