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mathématique. On admet que
la
valeur
stérilisatrice
totale
du
traitement
thermique peut être
représentée par la somme de traitements ponctuels de courte durée (1 minute par ex.) ; chaque étape
de température est représentée par la température moyenne pendant la minute écoulée. La valeur
stérilisatrice de chaque traitement partiel est obtenue par l'équation (8) p. 43 puisqu‘on admet que la
température est constante pendant ce laps de temps. La somme de ces valeurs donne la valeur
stérilisatrice totale.
Sur la courbe de pénétration de la chaleur au point critiqué(fig. 17e, —- fig. 26b, r/R
—
fig. 29 — fig. 32...), la température correspondant à chaque intervalle de temps est notée puis, la
valeur stérilisatrice L de chaque traitement ponctuel est calculée à l'aide de
(8), dans
laquelle t : 1 minute si bien qu'on obtient en fait des valeurs successives de (10e
_
Celles—ci
sont portées en ordonnée sur un graphique (fig. 48) où les temps correspondants figurent en abscisse.
La surface comprise entre la courbe et l'axe des abcisses représente la somme des valeurs stérili—
satrices partielles c‘est—à—dire la valeur stérilisatrice totale du traitementw’
209’ 290. On peut aussi
noter les résultats individuels et cumulés sur un tableau ; l‘exemple donné fig. 49 est calculé pour une
valeur de z : 18°F (10°C), les valeurs L <0,01 sont négligées. Actuellement les ordinateurs effectuent
facilement ces calculs. Sur l'exemple donné, à la 20ème minute, L : 6,745 sur la fig. 49, et 6,70 (134
carrés x 0,05) sur la fig. 48. Si la valeur stérilisatrice à atteindre est de 12* par exemple, la durée de
maintien à 9 est de 26 minutes*. Rappelons que si le délai de mise en régime est par exemple de 10
minutes (voirrê 2122.2 p. 67) il faut déduire de la durée ci—dessus, 42/100 du délai pour tenir compte
de l'effet stérilisateur de cette phase, si bien qu'il suffit de maintenir à 9 pendant 26 — 4,2 : environ
_
22 minutes seulement.
r
La méthode graphique de BIGELOW a l'avantage d'être applicable à tous les cas ; pour
l'émoloyer il faut toutefois disposer de la courbe expérimentale de pénétration de la chaleur
correspondant à…chaque
Si l'on veut tenir compte d’une valeur de z autre que celle habituelle de 18°F, PFLUG
et al.
239
ont
élaboré une méthode pour convertir une valeur stérilisatrice F
établie à l‘aide d'une
certaine valeur 2,‘
en
une
valeur F2
déterminée à partir d'une autre valeur d1e z : z2,
en
supposant
fh
:
fC
et jc
:
1,40. La conversion 3 effectue en utilisant une séquence de trois équations et à l'aide de
tables calculées par les auteurs. Celles—ci donnent les valeurs stérilisatrices converties de z : 18°F à
z
:
10,
12,
14,
16
ou
20°F
pour
des
valeurs
de
(f)
:
5,
10, 20, 50, 100 et
200
minutes.
Lorsqu'on considère un lot de boîtes de conserves issues d'un autoclavage effectué
dans des conditions identiques, on constate que les niveaux de stérilisation trouvés sont fréquemment
en
désaccord avec les valeurs prévues. Cela tiendrait à ce que le temps t des formules est obtenu en
utilisant soit une pente fh
moyenne résultant d'essais précédents,soit la pente f
la plus lente trouvée
dans les mêmes conditions (5 2122.2). HERNDON120 propose une approche
:
la pente f
est
calculée à partir d‘un échantillon de courbes de montée en température où la répartition des p2ntes
autour de la moyenne du lot se présente sous la forme d'une courbe de Gauss (fig. 50). Celle—ci est
arbitrairement divisée en 20 segments comprenant chacun un ordre de grandeurs de f
(la surface sous
la courbe représente le pourcentage du nombre de boîtes de l'échantillon considéré).hLa pente (f ) de
chaque segment est la valeur qui le divise en deux surfaces égales. La pente moyenne (f) est calÊulée
à partir de 20 pentes (fs)
et de leurs déviations standard respectives. C'est cette valeur (f) qui est
utilisée pour CBICU1€Î t dans l'équation (19) p. 68 et donc ultérieurement les valeurs stérilisatrices.
D'après l‘auteur, en confrontant les résultats expérimentaux avec ceux obtenus en calculant F0
à l'aide
des moyennes conventionnelles habituelles et ceux obtenus avec (f), ces derniers sont les plus proches
de la réalité.
*
12/0.05 : 240 carreaux sur la fig. 48 ou 11,994 sur le tableau (fig. 49).
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