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292,6— L'examen des boîtes
Le décret n° 55—241 du 10 ll 1955, rappelons le, exige que les récipients des conserves
soient étanches aux liquides, aux gaz et aux microorganismes, L'examen de l'étanchéité s‘impose donc*,
complété par l‘analyse bactériologique. Ce contrôle ne sera pas examiné en détail ici et l‘on peut se
reporter, entre de nombreux ouvrages parus sur ce sujet, aux Normes et Techniques de
parue en 1982 qui ont été précédées, 25 années plus tôt, par une brochure de
CHEFTEL H.”6
Avec les boîtes métalliques il convient de vérifier l'étanchéité des sertis, du montage
des corps et des fonds, ainsi que du métal lui—même (perforations éventuelles par corrosion). Après
avoir découpé un espace circulaire dans l'un des fonds de la boîte, celle—ci est vidée, puis remplie
d‘eau ; on resoudre la plaque découpée et on soumet la boîte à lapression dans un bain d‘eau, (fig,
168, B) ; les fuites sont révélées par des chapelets de bulles d‘air. On peut aussi plonger la boîte vide,
garnie intérieurement sur toute la surface des parois d'une feuille d‘acétate de plomb, dans une cloche
où est introduit de l‘SH2 sous pression (fig. 168, C).. La localisation des fuites et leur intensité sont
révélées par des taches noires de sulfure de plomb. Des microfractures du métal peuvent être décelées
par application d‘une solution d'un pigment rouge sur les parois
Un système employé à l‘ISTPM (IFREMER, Nantes) est plus simple mais il a l'inconvé—
nient de ne vérifier qu‘un fond. L‘un des fonds est complètement enlevé. La boîte est soigneusement
lavée pour enlever les débris qui peuvent obturer une fuite éventuelle. Puis elle est appliquée sur une
platine comportant en son centre l‘orifice d'une tubulure par où le vide peut être fait. Une plaque de
caoutchouc, perforée au centre, placée entre la platine et la boîte assure l‘étanchéité lorsque le vide
est fait (50 cm de Hg environ). Le système est alors retourné de telle sorte que le serti à étudier
plonge dans l‘eau d‘un bain coloré à la fluorescéine et maintenu à 60°C. Après environ une heure la
boîte est enlevée et examinée sous rayons UV révélant ainsi l'entrée éventuelle de fluorescéine dans la
boîte. Etant donné que le défaut de sertissage vient presque toujours du fond posé à la conserverie, ce
procédé répond au besoin**.
Le
contrôle
peut être affiné par l'examen des sertis : dimensions et qualité des
soudures parfaitement décrits par CHEFTEL
entre autres brochures traitant du sujet, notamment
le
chapitre XXII du Manuel analytique bactériologique de la FDA (1978) (Voir Chap. lV).
L'étanchéité des .barquettes métallo—plastiques et sachets flexibles constitués de films
multicouches aluminium et matière plastique est vérifiée en contrôlant la qualité des thermosoudures et
celle
de
l‘emballage lui—même. Le contrôle de l‘étanchéité globale peut se faire sous—vide ou
sous—pression comme pour les boîtes. La zone de thermoscellage (généralement en polypropylène),
après traitement acide pour éliminer vernis et aluminium puis rinçage à l'eau chaude, est vérifiée par
examen à la lumière polarisée : les défauts apparaissent sous forme de taches colorées tranchant sur la
ligne blanche de la soudure. On peut aussi, après avoir fait subir le même traitement à la barquette (ou
au sachet flexible), répartir de manière homogène une solution colorée (Rouge de phénol par ex.) dans
le "buvant" de la zone de scellage (fig. 169) ; le passage du colorant par capillarité décèle les fuites.
L‘examen bactériologique des conserves ne sera pas, non plus, détaillé ici ; les deux
*
Voir le contrôle continu de l'étanchéité au cours de la
fabrication
de
la
conserve
@ 24.11 p. 214 et 5 26.2 p. 243
**
SOUDAN F. — Communication personnelle
292,6— L'examen des boîtes
Le décret n° 55—241 du 10 ll 1955, rappelons le, exige que les récipients des conserves
soient étanches aux liquides, aux gaz et aux microorganismes, L'examen de l'étanchéité s‘impose donc*,
complété par l‘analyse bactériologique. Ce contrôle ne sera pas examiné en détail ici et l‘on peut se
reporter, entre de nombreux ouvrages parus sur ce sujet, aux Normes et Techniques de
parue en 1982 qui ont été précédées, 25 années plus tôt, par une brochure de
CHEFTEL H.”6
Avec les boîtes métalliques il convient de vérifier l'étanchéité des sertis, du montage
des corps et des fonds, ainsi que du métal lui—même (perforations éventuelles par corrosion). Après
avoir découpé un espace circulaire dans l'un des fonds de la boîte, celle—ci est vidée, puis remplie
d‘eau ; on resoudre la plaque découpée et on soumet la boîte à lapression dans un bain d‘eau, (fig,
168, B) ; les fuites sont révélées par des chapelets de bulles d‘air. On peut aussi plonger la boîte vide,
garnie intérieurement sur toute la surface des parois d'une feuille d‘acétate de plomb, dans une cloche
où est introduit de l‘SH2 sous pression (fig. 168, C).. La localisation des fuites et leur intensité sont
révélées par des taches noires de sulfure de plomb. Des microfractures du métal peuvent être décelées
par application d‘une solution d'un pigment rouge sur les parois
Un système employé à l‘ISTPM (IFREMER, Nantes) est plus simple mais il a l'inconvé—
nient de ne vérifier qu‘un fond. L‘un des fonds est complètement enlevé. La boîte est soigneusement
lavée pour enlever les débris qui peuvent obturer une fuite éventuelle. Puis elle est appliquée sur une
platine comportant en son centre l‘orifice d'une tubulure par où le vide peut être fait. Une plaque de
caoutchouc, perforée au centre, placée entre la platine et la boîte assure l‘étanchéité lorsque le vide
est fait (50 cm de Hg environ). Le système est alors retourné de telle sorte que le serti à étudier
plonge dans l‘eau d‘un bain coloré à la fluorescéine et maintenu à 60°C. Après environ une heure la
boîte est enlevée et examinée sous rayons UV révélant ainsi l'entrée éventuelle de fluorescéine dans la
boîte. Etant donné que le défaut de sertissage vient presque toujours du fond posé à la conserverie, ce
procédé répond au besoin**.
Le
contrôle
peut être affiné par l'examen des sertis : dimensions et qualité des
soudures parfaitement décrits par CHEFTEL
entre autres brochures traitant du sujet, notamment
le
chapitre XXII du Manuel analytique bactériologique de la FDA (1978) (Voir Chap. lV).
L'étanchéité des .barquettes métallo—plastiques et sachets flexibles constitués de films
multicouches aluminium et matière plastique est vérifiée en contrôlant la qualité des thermosoudures et
celle
de
l‘emballage lui—même. Le contrôle de l‘étanchéité globale peut se faire sous—vide ou
sous—pression comme pour les boîtes. La zone de thermoscellage (généralement en polypropylène),
après traitement acide pour éliminer vernis et aluminium puis rinçage à l'eau chaude, est vérifiée par
examen à la lumière polarisée : les défauts apparaissent sous forme de taches colorées tranchant sur la
ligne blanche de la soudure. On peut aussi, après avoir fait subir le même traitement à la barquette (ou
au sachet flexible), répartir de manière homogène une solution colorée (Rouge de phénol par ex.) dans
le "buvant" de la zone de scellage (fig. 169) ; le passage du colorant par capillarité décèle les fuites.
L‘examen bactériologique des conserves ne sera pas, non plus, détaillé ici ; les deux
*
Voir le contrôle continu de l'étanchéité au cours de la
fabrication
de
la
conserve
@ 24.11 p. 214 et 5 26.2 p. 243
**
SOUDAN F. — Communication personnelle
