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|+0, 77
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,
Les variations de pressron interieure des boîtes
sont fonction de la temperature.
A une variation de
1°C correspond, aux températures habituelles de stérilisation, une différence de
pression de 50 g par cm2 :supposons que l'on stérilise à 116°C et que la pression soit par exemple à 1,7
si on porte la température à 120°C, la pression intérieure devient 1,9 kg/cm2 (1,7 + (120 _
116) x 0,05) ; la limite de résistance risque d'être dépassée s'il n'y a pas une contre pression suffisante.
Mais
la
pression effective qui s‘exerce sur ces fonds n‘est que de
1,2
kg puisque 0,5 kg est
contrebalancé par la pression de l‘autoclave. Si on ouvrait brusquement les purges, on supprimerait
immédiatement cette contre pression et la boîte, encore chaude, serait toujours à 1,7 kg de pression
intérieure
;
elle
risquerait de présenter des sertis défectueux et même éventuellement d'éclater
(notamment si la température de stérilisation avait été supérieure à 116°C). L'adoption de fonds
déformables, courante maintenant avec les boîtes trois pièces, et le sertissage a chaud ont permis de
rendre moins sévères les conséquences des pressions et d‘augmenter la sécurité en évitant a la boîte
une
tension excessive. Le calcul montre que la pression intérieure ‘a 110°C est de 1 kg 600 pour une
boite 1/1* fermée à 10°C, elle est de 1 kg 250 pour la même boîte fermée à 60°C. Par la fermeture a
chaud on diminue donc la pression de 350 g. Une boite 1/1* fermée à 60°C aura, après refroidissement
complet, un vide partiel de 400 g environ**. Ce vide aspire les fonds vers l‘intérieur, et les garde bien
rentrés sous tous les climats, donc, plus de boîtes floches.
DllîUZElDE77 puis CHAMBELLAN et
à peu près à la même époque, ont
longuement développé les calculs permettant de prévoir la pression intérieure dans les boites de
conserves
et ses
variations pendant la stérilisation. Des tableaux et abaques servent a en déduire la
déformation des fonds. De ces calculs, les auteurs ont conclu qu‘il fallait éviter les formats ayant un
rapport hauteur/volume disproportionné (irrationnalité du format "flûte” du type 2/1*) et choisir un
rapport convenable entre diamètre et hauteur, du type 1/1* par exemple.
Quelque vingt années plus tard HOENIG et 8l.125 proposent un dispositif permettant
d‘évaluer le volume de l'espace libre, la pression dans la boîte ainsi que la pression partielle d'oxygène
(fig. 158). Dans une cellule cylindrique (V1
:
30 ml) se meut un pointeau (p) muni d‘un cône (c) pour
éviter les éclaboussures vers l'analyse…. Le contenu de la boîte (phase liquide) peut donc entrer dans
la cellule sans problème, celle—ci est en communication avec une cellule complémentaire de volume
V2 : 55 ml, par un robinet R1.
Les robinets R1
et
R2
étant fermés, on fait le vide par R3
que l'on
ferme
lorsque le vide est atteint. La pression (P,|)
est
lue au
manomètre
M.
La
pression partielle
d‘oxygène
dans la cellule est donnée par l'analyse… d‘oxygène. La boîte est alors perforée et,
après attente de quelques minutes, pour permettre aux gaz de l'espace libre et de la cellule de
s‘équilibrer, la nouvelle pression totale (P‘) et la nouvelle pression partielle d'oxygène (q') sont
déterminées. On ouvre ensuite R1
pour mettre en communication avec la cellule de volume (V2),
de
pression totale initiale (P2)
et
pression partielle d‘oxygène (q2).
On détermine la nouvelle
pression
totale établie (P“) ainsi que la nouvelle pression partielle d‘oxygène (q"). Pour les calculs, on se base
sur
P.V : constante à température constante. Si on fait Pb
:
pression dans la boîte, V
:
volume de
l‘espace libre dans la boîte et qb
:
la pression partielle d'oxygène dans la {boîte, on a :
—
Après perforation de la boîte :
Pb'vb
+
P' (Vb
+
—
Après addition du volume de la cellule V2,
on a :
P‘ (Vb
+
V1)
+
l32.V2
:
P"(Vb
+ V1
+
V2)
*
Voir formats Tableau IX p. 72
**
Environ 300 mm de Hg
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