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Le principe du sertissage77’
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des boîtes métalliques* n‘a pas changé, même
depuis 1880, date où apparaissent les sertisseuses semi—automatiques et automatiques. ll s‘effectue en
deux temps (fig. 137) : 1) Le roulage : le bord du couvercle métallique en forme de gorge est garni
intérieurement d‘un joint, constitué par une couche très mince de matière élastique (fig. 137—1) - 2) le
serrage: le crochet du fond enserrant le bord du corps (crochet du corps) (fig. 137—2) est repou55é
contre la paroi de la boîte ; le serti se compose ainsi à cet endroit de cinq épaisseurs (3 replis du
couvercle et 2 replis de la paroi) (fig 137—3).
La sertisseuse est composée d‘un plateau à alvéole (fig. 138, a) recevant les boîtes,
d‘un mandrin (m) et de molettes (M). La boîte, munie de son couvercle, se déplace verticalement, vient
s'appuyer (sur le côté interne) contre le mandrin. Les deux molettes (fixes si la boîte est tournante
(désuet), mobiles autour de la boîte si celle-ci est fixe) viennent rabattre et enrouler (fig. 138 — 1ère
passe) puis serrer (2ème passe) le bord du couvercle pour réaliser ce qui a été décrit fig. 137. Le
diamètre du mandrin doit être exactement celui du couvercle pour éviter que
celui—ci tourne. Les
ressorts
de
compression du plateau et ceux des molettes‘ et des sertisseuses à boites tournantes
(mandrin tournant) doivent être soigneusement réglés. Le sertissage des "boîtes de forme” est plus
délicat que celui des boîtes rondes pour lesquelles la force appliquée est constante. Avec les boîtes de
forme, la force n‘est pas la même dans les lignes droites et dans les courbes ; les risques de défaut
augmentent quand le rayon de la courbure des "arrondis" diminue.**.
L'équipement de sertissage va de la simple sertisseuse manuelle (parfois employée
dans
les
ateliers
artisanaux
de
semi—conserves)
aux
sertisseuses
automatiques. Dans le matériel
semi—automatique, l‘arrivée et le départ des boîtes sont manuels ; le clinchage, la rotation du mandrin
et
le sertissage sont automatiques mais, les boîtes sont centrées a la main et leur élévation vers le
mandrin est commandée par un levier (ou une pédale) à la demande.
Dans
les sertisseuses
automatiques, toutes les opérations sont automatisées ; une
présertisseuse, tournant lentement, agrafe le couvercle. Avec une seule tête, les débits sont de 80 à
100 boîtes/minute, c‘est un débit plus lent que les juteuses par ex. (180 boîtes/minutes). Aussi a—t—on
conçu des sertisseuses à têtes multiples dont le nombre (qui peut aller jusqu'à six) est fonction du débit
du matériel précédant le sertissage.
Le poisson en conserve devrait être conditionné sous un vide suffisant362 pour éviter
un bombement lors de la conservation ultérieure du produit fini. Nous avons déjà vu que le problème ne
se posait pas pour les boîtes de faible profondeur à couvercles relativement grands et souples. Avec les
boîtes d‘autres formats un vide de 5 cm de mercure est souhaitable, il serait préférable qu'il soit un
peu plus poussé sans toutefois dépasser 25 cm de Hg, ce qui pourrait soit provoquer un affaissement,
soit faciliter l‘admission de contaminants a l‘intérieur. Un vide peut être obtenu par le préchauffage et
sertissage a chaud, par passage sous une cloche à vide, par jutage a chaud, par injection de vapeur au
moment du clinchage, par sertissage lui—même sous vide…
Le sertissage SOUS
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est utile pour certains produits délicats
mais il nécessite un appareillage spécial de débit relativement faible. Après addition de sel et du liquide
de couverture, les boîtes sont clinchées. Elles sont préchauffées ou non puis introduites par un sas dans
*
Ces problèmes seront étudiés plus en détail ainsi que ceux concernant les autres types
conditionnement au Chap. lV
**
Commentaires de SOUDAN F. — (Communication personnelle)
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