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L'emboîtage est très généralement manuel. L'automatisation améliorerait le rendement
mais, a l'heure actuelle, elle a été réalisée seulement dans quelques cas particuliers, certaines
fabrications de
thon
par
exemple. Les problèmes concernant la boîte elle—même (ou tout autre
conditionnement
notamment
sachets
plastiques), matériau, interactions contenant-contenu, vernis,
corrosion etc... seront étudiés dans le chapitre IV.
Nous
nous
reférons
pour
l‘essentiel
aux
conseils
publiés dans le Code d'usages
international de la FAO362 concernant les conserves de poisson. il importe d‘abord que la forme du
récipient convienne au type de poisson. Les formes basses peu profondes, rectangulaires, donc a large
ouverture, conviennent aux sardines et autres poissons de petite taille ainsi qu‘aux produits nécessitant
une
présentation plaisante ou un conditionnement serré pour éviter d'être endommagés au cours des
manipulations. Les poissons en morceaux ou tranches (thon, saumon) sont plus souvent conditionnés en
boîtes cylindriques. Le deuxième point important est la propreté. Généralement boîtes et couvercles
sont propres lorsqu'ils sont livrés à la conserverie ; si tel n'était pas le cas, il faudrait les laver. De
même, il faut vérifier l'absence de corps étrangers dans les boites (notamment débris de verre) :
souvent cela se fait par retournement automatique des boîtes sur les convoyeurs. Le tri des boîtes
abîmées se fait par les ouvrières qui se gardent de remplir une boîte ayant des défauts visibles. Le
décret du 30/Xll/1960 (art. 22, 3°) précise à cet égard que les récipients utilisés pour la mise en
conserve
(en semi—conserve) doivent être propres et dépourvus de contamination nocive. Une bonne
précaution est de ranger les boîtes vides dans un local ‘a part pendant les périodes de nettoyage du
poste d‘emboîtage pour éviter qu'elles soient éclaboussées de débris ou d‘eau de lavage.
Il faut remplir les boîtes juste assez pour que le poisson ne puisse pas se déplacer dans
la boîte après fermeture, donc ménager un espace libre, mais, pas trop, pour que la dilatation, lors de
la stérilisation, n‘entraîne pas une déformation de la boîte telle qu'elle déformerait les sertis et
compromettrait son étanchéité. Le risque de déformation est plus grand avec les boîtes rondes de
grande capacité qu'avec les boîtes rectangulaires employées pour les poissons de petite taille.
Enfin comme le poids indiqué sur l‘étiquette doit être respecté au niveau de la vente
au détail, il convient de prévoir l‘emboitage en conséquence. Le taux de remplissage est vérifié à l'oeil
dans les fabrications de petits poissons où, ce qui importe, c'est le nombre. Il est vérifié soit par
sondage par une personne expérimentée qui, à vue, distingue les boîtes insuffisamment remplies et les
ajuste, soit boîte par boîte par pesée dans les fabrications du genre thon. Dans les fabrications type
sardine, le chef de fabrication choisi le format le mieux adapté au moule : si le 1/4 25 ou le Club 30
peuvent recevoir presqu‘indifféremment tous les moules, le 1/10 ne vaut que pour les moules élevés.
lnversement il peut être avantageux d‘emboîter en 1/3 Play des sardines de moule 15 à 20. Cette
nécessité d‘assortir le format de la boite au moule de la sardine et aux habitudes de la clientèle (tel
veut trouver les sardines dans un Cl 30, tel autre dans 1/6 P 25) oblige le conserveur à diposer d‘un
stock très important d‘emballages variés. Si l'on ajoute les illustrations différentes selon les couvertures,
cela représente une immobilisation de fonds parfois difficile à supporter*. La personne chargée du tri
des boîtes doit aussi veiller à la qualité (l'aspect) du produit emboîté (poissons mal disposés, morceaux
faisant 0b5t8019 8U sertissage consécutif...). Les poids nets minima des boîtes de conserve de poissons
sont établis en fonction des formats selon la norme H 33—001 (Tabl. XXIV)".
339Pour
chaque format une tolérance de 8 % est admise par rapport au poids indiqué
dans la norme
.
Dans le cas de conserves dites “au naturel" de poissons autres que les thonidés et les
scombridés, le poids en grammes de poisson égoutté trouvé à l'ouverture des boîtes, ne doit pas être
*
SOUDAN F. — Communication personnelle.
L'emboîtage est très généralement manuel. L'automatisation améliorerait le rendement
mais, a l'heure actuelle, elle a été réalisée seulement dans quelques cas particuliers, certaines
fabrications de
thon
par
exemple. Les problèmes concernant la boîte elle—même (ou tout autre
conditionnement
notamment
sachets
plastiques), matériau, interactions contenant-contenu, vernis,
corrosion etc... seront étudiés dans le chapitre IV.
Nous
nous
reférons
pour
l‘essentiel
aux
conseils
publiés dans le Code d'usages
international de la FAO362 concernant les conserves de poisson. il importe d‘abord que la forme du
récipient convienne au type de poisson. Les formes basses peu profondes, rectangulaires, donc a large
ouverture, conviennent aux sardines et autres poissons de petite taille ainsi qu‘aux produits nécessitant
une
présentation plaisante ou un conditionnement serré pour éviter d'être endommagés au cours des
manipulations. Les poissons en morceaux ou tranches (thon, saumon) sont plus souvent conditionnés en
boîtes cylindriques. Le deuxième point important est la propreté. Généralement boîtes et couvercles
sont propres lorsqu'ils sont livrés à la conserverie ; si tel n'était pas le cas, il faudrait les laver. De
même, il faut vérifier l'absence de corps étrangers dans les boites (notamment débris de verre) :
souvent cela se fait par retournement automatique des boîtes sur les convoyeurs. Le tri des boîtes
abîmées se fait par les ouvrières qui se gardent de remplir une boîte ayant des défauts visibles. Le
décret du 30/Xll/1960 (art. 22, 3°) précise à cet égard que les récipients utilisés pour la mise en
conserve
(en semi—conserve) doivent être propres et dépourvus de contamination nocive. Une bonne
précaution est de ranger les boîtes vides dans un local ‘a part pendant les périodes de nettoyage du
poste d‘emboîtage pour éviter qu'elles soient éclaboussées de débris ou d‘eau de lavage.
Il faut remplir les boîtes juste assez pour que le poisson ne puisse pas se déplacer dans
la boîte après fermeture, donc ménager un espace libre, mais, pas trop, pour que la dilatation, lors de
la stérilisation, n‘entraîne pas une déformation de la boîte telle qu'elle déformerait les sertis et
compromettrait son étanchéité. Le risque de déformation est plus grand avec les boîtes rondes de
grande capacité qu'avec les boîtes rectangulaires employées pour les poissons de petite taille.
Enfin comme le poids indiqué sur l‘étiquette doit être respecté au niveau de la vente
au détail, il convient de prévoir l‘emboitage en conséquence. Le taux de remplissage est vérifié à l'oeil
dans les fabrications de petits poissons où, ce qui importe, c'est le nombre. Il est vérifié soit par
sondage par une personne expérimentée qui, à vue, distingue les boîtes insuffisamment remplies et les
ajuste, soit boîte par boîte par pesée dans les fabrications du genre thon. Dans les fabrications type
sardine, le chef de fabrication choisi le format le mieux adapté au moule : si le 1/4 25 ou le Club 30
peuvent recevoir presqu‘indifféremment tous les moules, le 1/10 ne vaut que pour les moules élevés.
lnversement il peut être avantageux d‘emboîter en 1/3 Play des sardines de moule 15 à 20. Cette
nécessité d‘assortir le format de la boite au moule de la sardine et aux habitudes de la clientèle (tel
veut trouver les sardines dans un Cl 30, tel autre dans 1/6 P 25) oblige le conserveur à diposer d‘un
stock très important d‘emballages variés. Si l'on ajoute les illustrations différentes selon les couvertures,
cela représente une immobilisation de fonds parfois difficile à supporter*. La personne chargée du tri
des boîtes doit aussi veiller à la qualité (l'aspect) du produit emboîté (poissons mal disposés, morceaux
faisant 0b5t8019 8U sertissage consécutif...). Les poids nets minima des boîtes de conserve de poissons
sont établis en fonction des formats selon la norme H 33—001 (Tabl. XXIV)".
339Pour
chaque format une tolérance de 8 % est admise par rapport au poids indiqué
dans la norme
.
Dans le cas de conserves dites “au naturel" de poissons autres que les thonidés et les
scombridés, le poids en grammes de poisson égoutté trouvé à l'ouverture des boîtes, ne doit pas être
*
SOUDAN F. — Communication personnelle.
