270____________________________________Biochimie clinique
L'influence du régime alimentaire et du volume de la diurèse sur le taux plasmatique de l'urée a fait abandonner la clairance de l'urée au profit de la clairance de la créatinine.
1.3. Variations pathologiques
Une chute du taux d'urée sanguine au dessous de 2 mmol/1 chez l'adulte avec
une chute du taux de l'urée urinaire s'observe au stade terminal des grandes
insuffisances hépatiques, témoignant d'une déchéance profonde et irréversible
de la fonction uréogénique du foie, en même temps que s'installent l'hyperammoniémie et le coma hépatique.
Beaucoup plus fréquent est le syndrome de rétention awtée qui associe une
hyperazotémie à des taux d'urée variables, dans le cadre des insuffisances
rénales aiguës et chroniques.
L'urée sanguine reste un paramètre de dépistage grossier des maladies
rénales. En pathologie néphrologique, elle est toujours associée au dosage de la
créatinine, voire à la clairance de la créatinine. Les deux paramètres urée et
créatinine se complètent sans s'exclure.
L'élévation de l'urée sanguine (ou hyperazotémie) a donné son nom au syndrome clinique observé dans l'insuffisance rénale chronique : l'urémie.
1.3.1. Azotémies rénales
1.3.1.1. Néphrites chroniques
Lors des néphrites chroniques l'urée sanguine augmente progressivement.
Son taux permet d'apprécier l'évolution de la maladie. Le taux sanguin peut
alors atteindre 30, 50 et même 60 mmol/1.
L'augmentation de l'urée est liée à un trouble de l'excrétion rénale.
Les atteintes rénales globales et chroniques entraînent non seulement un
défaut d'élimination de l'urée, mais aussi des sulfates, des phosphates, des ions
H"
1
". Lorsque l'azotémie est sévère la détermination de l'ionogramme, de la
réserve alcaline, du pH sont indispensables. La présence d'une acidose métabolique liée à la rétention des acides organiques, des sulfates et des phosphates est
souvent observée et n'améliore pas le pronostic.
1.3.1.2. Néphropathies aiguës
- Glomérulonéphrites aiguës (glomérulonéphrites post-angineuses par
exemple).
Dans les formes communes, la rétention uréique y est souvent modérée.
— Néphropathies tubulaires (intoxication mercurielle par exemple).
Au cours de la période anurique l'urée s'élève progressivement jusqu'au
5
e jour pour atteindre 30 à 50 mmol/1. Lorsque la diurèse se rétablit, la baisse de
L'influence du régime alimentaire et du volume de la diurèse sur le taux plasmatique de l'urée a fait abandonner la clairance de l'urée au profit de la clairance de la créatinine.
1.3. Variations pathologiques
Une chute du taux d'urée sanguine au dessous de 2 mmol/1 chez l'adulte avec
une chute du taux de l'urée urinaire s'observe au stade terminal des grandes
insuffisances hépatiques, témoignant d'une déchéance profonde et irréversible
de la fonction uréogénique du foie, en même temps que s'installent l'hyperammoniémie et le coma hépatique.
Beaucoup plus fréquent est le syndrome de rétention awtée qui associe une
hyperazotémie à des taux d'urée variables, dans le cadre des insuffisances
rénales aiguës et chroniques.
L'urée sanguine reste un paramètre de dépistage grossier des maladies
rénales. En pathologie néphrologique, elle est toujours associée au dosage de la
créatinine, voire à la clairance de la créatinine. Les deux paramètres urée et
créatinine se complètent sans s'exclure.
L'élévation de l'urée sanguine (ou hyperazotémie) a donné son nom au syndrome clinique observé dans l'insuffisance rénale chronique : l'urémie.
1.3.1. Azotémies rénales
1.3.1.1. Néphrites chroniques
Lors des néphrites chroniques l'urée sanguine augmente progressivement.
Son taux permet d'apprécier l'évolution de la maladie. Le taux sanguin peut
alors atteindre 30, 50 et même 60 mmol/1.
L'augmentation de l'urée est liée à un trouble de l'excrétion rénale.
Les atteintes rénales globales et chroniques entraînent non seulement un
défaut d'élimination de l'urée, mais aussi des sulfates, des phosphates, des ions
H"
1
". Lorsque l'azotémie est sévère la détermination de l'ionogramme, de la
réserve alcaline, du pH sont indispensables. La présence d'une acidose métabolique liée à la rétention des acides organiques, des sulfates et des phosphates est
souvent observée et n'améliore pas le pronostic.
1.3.1.2. Néphropathies aiguës
- Glomérulonéphrites aiguës (glomérulonéphrites post-angineuses par
exemple).
Dans les formes communes, la rétention uréique y est souvent modérée.
— Néphropathies tubulaires (intoxication mercurielle par exemple).
Au cours de la période anurique l'urée s'élève progressivement jusqu'au
5
e jour pour atteindre 30 à 50 mmol/1. Lorsque la diurèse se rétablit, la baisse de
