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Constituants azotés
non protéiques
France de La Farge
Pierre Valdiguié
On désigne sous ce nom une foule de substances diverses issues du métabolisme protéique dont l'intérêt est d'être fréquemment dosées ou explorées car
touchant à de multiples aspects de la pathologie médicale.
Nous limiterons notre étude aux composés suivants directement impliqués,
pour la plupart dans les diagnostics ou la surveillance quotidienne :
- urée ;
- créatinine ;
- ammoniac ;
- bilirubine ;
- acide urique.
Pour chacun de ces composés, nous décrirons successivement les notions biochimiques ou physiologiques fondamentales, les moyens d'exploration, les
applications cliniques et les principales techniques de dosage.
1. Urée
L'urée est le terme ultime principal du catabolisme protéique chez l'homme.
Atoxique, très soluble, elle s'élimine à 90 % dans les urines, un peu dans la
sueur et la salive, très peu dans les matières fécales.
Le dosage de l'urée dans le sang ou azotémie et dans l'urine est le paramètre
le plus ancien de la biochimie clinique ; associé aux dosages du glucose et des
éléments de l'iogramme, il reste aujourd'hui l'un des plus demandés. En néphrologie pure, le dosage de l'urée plasmatique et urinaire est dépassé par celui de la
créatinine, mais il reste un précieux élément d'appoint.
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