Protéines plasmatiques__________________________________217
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Electrophorèse des protéines plasmatiques
2.2.2. Protéinogramme
L'électrophorèse consiste à faire migrer et à fractionner grâce à un champ
électrique, au sein d'un milieu variable et dans un tampon de pH déterminé, les
protéines séparées par leur charge électrique.
A côté de la charge électrique, interviennent aussi :
- le courant liquidien, allant d'un bac à l'autre pour compenser la perte de
liquide par évaporation du fait de la chaleur provoquée par le courant électrique
(effet Joule) ;
| - la diffusion, les particules incluses dans le gel ayant tendance à diffuser
' des régions les plus concentrées vers les moins concentrées, ce qui gène la
, bonne séparation des zones ;
t - la taille des particules car à charge égale, une molécule plus petite
migrera plus vite. Cet effet de tamisage moléculaire est surtout important pour
les gels de polycrylamide.
Le choix du support est maintenant essentiel. Après Tiselius et l'électrophorèse en veine liquide, le support a été très longtemps le papier, remplacé ensuite
par la membrane d'acétate de cellulose, puis le gel d'agarose qui permet une
meilleure séparation et la détection de protéines monoclonales de faible concentration. Le gel d'amidon est d'un maniement délicat ; par contre le gel de polyacrylamide a un très fort pouvoir séparateur utile pour les lipoprotéines et les
apoprotéines.
La technique consiste à déposer quelques microlitres de sérum sur le support, à choisir un tampon, qui est généralement à pH 8,6 auquel les protéines
s'ionisent comme des anions, migrant donc vers l'anode, à laisser migrer durant
un temps fonction du support : 15 à 25 minutes pour l'acétate, 30 à 60 minutes
pour le gel de polyacrylamide.
Fixation et coloration sont, dans le temps suivant, habituellement faites avec le
même réactif. Cependant le colorant varie avec la nature des composants à révéler. Pour le protéinogramme standard les colorants les plus utilisés sont l'amidoschwarz, le vert de lissamine, le rouge Ponceau ou le bleu de Coomassie.
Après transparisation du support, la lecture photodensitométrique de la coloration de chaque bande donne le tracé classique (figure 9.6) où apparaissent les
5 pics : Albumine, a? a^, p et y-globulines. L'intégration de la surface de
chaque pic conduit enfin à un pourcentage de chaque fraction, traduit aussi en
gramme/litre si le taux des protéines totales a été donné à l'appareil.
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