Session 1 : Modélisation hydrologique
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En zone soudanienne, dès la fin du mois d'août, la remontée du niveau des nappes aquifères
dans les bas-fonds et sur leurs marges peut créer également des conditions locales très favorables
au ruissellement par la saturation superficielle et permanente des sols.
A contrario, sur les sols sahéliens fortement encroûtés, le taux d'humectation du sol joue un
rôle marginal sur son aptitude au ruissellement. Au Sahel, il joue un rôle d'autant plus important
sur l'infiltration que la porosité superficielle du sol est ouverte, ce qui correspond généralement à
un fort taux de recouvrement herbacé.
Le tableau 4 fournit quelques exemples de variation des coefficients hydrodynamiques avec
l'indice d'humectation des sols (IK). Cet indice varie entre les valeurs 0 et 20 mm en zone
sahélienne, 0 et 40 mm en zone soudanienne. On peut ainsi constater l'influence non négligeable
de l'indice d'humectation du sol sur le ruissellement, et plus particulièrement sur l’intensité de
pluie limite du ruissellement.
Le micro-relief et l'organisation superficielle des sols cultivés
Valentin (1989) définit trois types de surfaces élémentaires sur les sols cultivés : un type C 1 où
la porosité vésiculaire est inférieure à 5 %, un type C 2 où la porosité vésiculaire est comprise
entre 5 et 30 %, un type C 3 où la porosité vésiculaire est supérieure à 30 %. Chaque type
comprend une ou deux variantes selon le couvert végétal, l'amplitude du micro-relief ou la texture
du sol. Ces trois types ne sont en réalité que des situations passagères de l'état de surface d'un sol
cultivé. La surface d'un sol cultivé suit en effet une évolution qui dépend surtout de l'itinéraire
cultural, avec son mode de travail du sol, et secondairement des chutes de pluies et de la position
du sol sur le versant.
Au Nord-Ouest du Burkina Faso, dans la province du Yatenga et la région de Bidi (14 ° de
latitude Nord), les observations effectuées sur sols sableux fins (Lamachère, 1991) ont montré
que le micro-relief et l'organisation superficielle du sol évoluent sous l'action des gouttes de pluie
et du ruissellement, de telle sorte qu'à la suite d’un sarclage butté (type C 1), le type C 2 est
observé après un total pluviométrique de 100 mm tombé en fin de sarclage. Le type C 3 est
observé après un total pluviométrique égal à 200 mm. Nous avons représenté, sur les figures 2 à
4, l'évolution des paramètres a, Pi et Il, correspondant à l'expression (1), en fonction de la somme
des pluies tombées depuis le sarclage {S(Pa)}.
L'état des connaissances actuelles sur l'évolution du micro-relief, de l'organisation
superficielle et du comportement hydrodynamique superficiel des sols cultivés (en fonction de
l'itinéraire cultural, du type de sol et des chutes de pluie) est encore très fragmentaire dans les
zones sahélienne et soudanienne.
FIGURE 2
Variations du coefficient a
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