Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
79
En zone sahélienne, dans la région d'Oursi au Burkina Faso (Claude, Grouzis, Milleville
1991), la croissance du couvert herbacé est plus rapide et plus forte sur les sols sableux éoliens
que sur les glacis argileux. La phytomasse herbacée atteint son maximum en 40 jours sur les sols
sableux dunaires et en 50 jours sur les glacis argileux. Le couvert végétal reste faible sur les
glacis, où le maximum de recouvrement est toujours inférieur à 40 % et souvent inférieur à 20 %.
Il est nettement plus important sur les sols sableux éoliens où le taux de recouvrement maximal
est compris entre 40 et 60 %. Il est très important dans les bas-fonds où son taux de
recouvrement dépasse 80 %.
Le tableau 4 (Lamachère, 1996) illustre l'influence du couvert végétal sur l'aptitude au
ruissellement des sols en région sahélienne et soudanienne.
Les fluctuations du couvert herbacé et l'incidence exacte du taux de recouvrement herbacé sur
le comportement hydrodynamique des sols sont encore mal connues. La limite inférieure du taux
de recouvrement, au-dessous duquel le couvert végétal herbacé ne semble plus avoir aucun effet
sur le ruissellement, se situe autour de 30 %.
La limite supérieure, au-dessus de laquelle une augmentation du taux de recouvrement ne joue
plus qu'un rôle mineur, se situe autour de 80 %. Entre ces deux valeurs nous en sommes réduits
pour l'instant à des interpolations plus ou moins hasardeuses.
TABLEAU 4
Influence du couvert végétal sur l'aptitude au ruissellement
Types de
surfaces
Coefficients hydrodynamiques Intensités limites
de ruissellement
Principales caractéristiques des surfaces
élémentaires
a
b
c
d
Il 0
Ils
Zone soudanienne, région de N'Dorola : surfaces élémentaires à faible activité faunique, sans charge grossière
DES 2
0,71
0,0020
0,012
6,5
20
10
Sols sab.-lim. et couvert herbacé inf. à 40 %
DES 3
0,30
0,0030
0,010
8,0
30
18
Sols sab.-lim. et couvert herbacé sup. à 80 %
Zone sahélienne, région d'Oursi : surfaces élémentaires à faible activité faunique, sans charge grossière
DES 2
0,30
0,0030
0,010
8,0
30
20
Sols sableux et couvert herbacé sup. à 80 %
DES 3
0,47
0
0,150
9,8
20
10
Sols sableux, et couv. herbacé inf. à 50 %
ERO 4
0,82
0,0005
0,077
10,5
10
5
Sol sableux nu encroûté des micro-buttes
Les paramètres a, b, c et d correspondent à la relation Lr = (a + b IK) Pu + c IK - d avec IK
= IK j = (IK j-1 + P j-1 ) e -α.T , IK étant l'indice d'humectation du sol, et α = 0,5.Il 0 correspond à
un sol sec (IK = 0) et Il s à un sol très humide (IK = 20).
Le taux d'humectation
Le taux d'humectation des sols est un facteur qui conditionne plus ou moins fortement leur
aptitude au ruissellement et à l'infiltration en fonction du type de sol et de son état de surface.
Sur les sols très argileux, avec fentes de retrait en saison sèche, tant que le sol n'est pas
correctement humecté, jusqu'à la fermeture des fentes de retrait, le ruissellement est nul et
l'infiltration totale. Dès que les fentes de retrait se sont refermées, ce qui correspond
approximativement à un apport d'eau équivalent à 200 millimètres de hauteur pluviométrique, le
ruissellement devient maximal, avec des coefficients supérieurs à 80 %.
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En zone sahélienne, dans la région d'Oursi au Burkina Faso (Claude, Grouzis, Milleville
1991), la croissance du couvert herbacé est plus rapide et plus forte sur les sols sableux éoliens
que sur les glacis argileux. La phytomasse herbacée atteint son maximum en 40 jours sur les sols
sableux dunaires et en 50 jours sur les glacis argileux. Le couvert végétal reste faible sur les
glacis, où le maximum de recouvrement est toujours inférieur à 40 % et souvent inférieur à 20 %.
Il est nettement plus important sur les sols sableux éoliens où le taux de recouvrement maximal
est compris entre 40 et 60 %. Il est très important dans les bas-fonds où son taux de
recouvrement dépasse 80 %.
Le tableau 4 (Lamachère, 1996) illustre l'influence du couvert végétal sur l'aptitude au
ruissellement des sols en région sahélienne et soudanienne.
Les fluctuations du couvert herbacé et l'incidence exacte du taux de recouvrement herbacé sur
le comportement hydrodynamique des sols sont encore mal connues. La limite inférieure du taux
de recouvrement, au-dessous duquel le couvert végétal herbacé ne semble plus avoir aucun effet
sur le ruissellement, se situe autour de 30 %.
La limite supérieure, au-dessus de laquelle une augmentation du taux de recouvrement ne joue
plus qu'un rôle mineur, se situe autour de 80 %. Entre ces deux valeurs nous en sommes réduits
pour l'instant à des interpolations plus ou moins hasardeuses.
TABLEAU 4
Influence du couvert végétal sur l'aptitude au ruissellement
Types de
surfaces
Coefficients hydrodynamiques Intensités limites
de ruissellement
Principales caractéristiques des surfaces
élémentaires
a
b
c
d
Il 0
Ils
Zone soudanienne, région de N'Dorola : surfaces élémentaires à faible activité faunique, sans charge grossière
DES 2
0,71
0,0020
0,012
6,5
20
10
Sols sab.-lim. et couvert herbacé inf. à 40 %
DES 3
0,30
0,0030
0,010
8,0
30
18
Sols sab.-lim. et couvert herbacé sup. à 80 %
Zone sahélienne, région d'Oursi : surfaces élémentaires à faible activité faunique, sans charge grossière
DES 2
0,30
0,0030
0,010
8,0
30
20
Sols sableux et couvert herbacé sup. à 80 %
DES 3
0,47
0
0,150
9,8
20
10
Sols sableux, et couv. herbacé inf. à 50 %
ERO 4
0,82
0,0005
0,077
10,5
10
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Sol sableux nu encroûté des micro-buttes
Les paramètres a, b, c et d correspondent à la relation Lr = (a + b IK) Pu + c IK - d avec IK
= IK j = (IK j-1 + P j-1 ) e -α.T , IK étant l'indice d'humectation du sol, et α = 0,5.Il 0 correspond à
un sol sec (IK = 0) et Il s à un sol très humide (IK = 20).
Le taux d'humectation
Le taux d'humectation des sols est un facteur qui conditionne plus ou moins fortement leur
aptitude au ruissellement et à l'infiltration en fonction du type de sol et de son état de surface.
Sur les sols très argileux, avec fentes de retrait en saison sèche, tant que le sol n'est pas
correctement humecté, jusqu'à la fermeture des fentes de retrait, le ruissellement est nul et
l'infiltration totale. Dès que les fentes de retrait se sont refermées, ce qui correspond
approximativement à un apport d'eau équivalent à 200 millimètres de hauteur pluviométrique, le
ruissellement devient maximal, avec des coefficients supérieurs à 80 %.
