Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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La contrainte de validation par la reconnaissance des objets au sol nous impose une
localisation très précise des observations de terrain sur l'image satellitaire. Nous allons donc
commencer par décrire cette première opération.
Localisation des lignes et sections
La carte topographique reste un document de base indispensable à toute cartographie par
télédétection. Il convient donc de rassembler les cartes topographiques les plus récentes de la zone
à cartographier. Lorsqu'une carte à grande échelle (1/50 000) n'existe pas, il est parfois
nécessaire, pour les bassins versants de superficie inférieure à 50 km
2 , d'en faire établir une par
photo-restitution. Les photographies aériennes sont elles-mêmes très utiles pour la localisation des
observations au sol.
Le protocole des observations de terrain est construit de telle sorte que les points et lignes
sont localisés à proximité de pistes ou de chemins identifiables sur les photographies aériennes et
dessinés sur les cartes topographiques. Les sections sont implantées sur des pistes carrossables
(cf. figure 1) dont certains tronçons peuvent être reconnus directement sur les images satellitaires.
Le début, ou la fin, d'une ligne ou d'une section est le plus souvent localisé à partir d'un repère
facilement identifiable sur la carte topographique, la photographie aérienne et l'image satellitaire
(croisement de pistes, d'une piste et d'un marigot, bâtiment, construction).
Après un calage de l'image satellitaire d'après la carte topographique, pour tenir compte de la
déformation des pixels due à une inclinaison de l'angle de prise de vue et pour situer le Nord
géographique et le Nord magnétique, il est possible, à partir des coordonnées géographiques
relevées au GPS (Global Position System), et des directions relevées à la boussole, de faire tracer
automatiquement les lignes et les sections sur l'image satellitaire. Les traçages manuel ou
automatique nécessitent un contrôle de la localisation des lignes et sections par confrontation avec
la carte topographique et les photographies aériennes.
Décodage primaire des images
Technique
La technique de classification des images est maintenant très classique. Elle comprend les étapes
suivantes :
• La création de néocanaux (indice de végétation, indice de brillance, indice de couleur des
sols) permet d'éliminer les effets de paramètres perturbateurs tels que l'effet atmosphérique ou
l'humidité. A partir des observations au sol, l'indice de végétation peut être directement relié
au couvert végétal ou à la biomasse végétale (figures 4 et 5).
• La constitution de classes radiométriques ayant une signification thématique. Dans ce but,
chaque section et chaque ligne sont caractérisées par leur signature spectrale à l'aide des
néocanaux. Les classes radiométriques sont ensuite constituées en fonction du thème qui doit
être dégagé. La vérification de la cohérence des classes est réalisée sur des nuages
bidimensionnels (figures 6 et 7). La classification proprement dite est faite avec des logiciels
de traitement d'image proposant diverses techniques (maximum de vraisemblance, nuées
dynamiques, centres mobiles).
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La contrainte de validation par la reconnaissance des objets au sol nous impose une
localisation très précise des observations de terrain sur l'image satellitaire. Nous allons donc
commencer par décrire cette première opération.
Localisation des lignes et sections
La carte topographique reste un document de base indispensable à toute cartographie par
télédétection. Il convient donc de rassembler les cartes topographiques les plus récentes de la zone
à cartographier. Lorsqu'une carte à grande échelle (1/50 000) n'existe pas, il est parfois
nécessaire, pour les bassins versants de superficie inférieure à 50 km
2 , d'en faire établir une par
photo-restitution. Les photographies aériennes sont elles-mêmes très utiles pour la localisation des
observations au sol.
Le protocole des observations de terrain est construit de telle sorte que les points et lignes
sont localisés à proximité de pistes ou de chemins identifiables sur les photographies aériennes et
dessinés sur les cartes topographiques. Les sections sont implantées sur des pistes carrossables
(cf. figure 1) dont certains tronçons peuvent être reconnus directement sur les images satellitaires.
Le début, ou la fin, d'une ligne ou d'une section est le plus souvent localisé à partir d'un repère
facilement identifiable sur la carte topographique, la photographie aérienne et l'image satellitaire
(croisement de pistes, d'une piste et d'un marigot, bâtiment, construction).
Après un calage de l'image satellitaire d'après la carte topographique, pour tenir compte de la
déformation des pixels due à une inclinaison de l'angle de prise de vue et pour situer le Nord
géographique et le Nord magnétique, il est possible, à partir des coordonnées géographiques
relevées au GPS (Global Position System), et des directions relevées à la boussole, de faire tracer
automatiquement les lignes et les sections sur l'image satellitaire. Les traçages manuel ou
automatique nécessitent un contrôle de la localisation des lignes et sections par confrontation avec
la carte topographique et les photographies aériennes.
Décodage primaire des images
Technique
La technique de classification des images est maintenant très classique. Elle comprend les étapes
suivantes :
• La création de néocanaux (indice de végétation, indice de brillance, indice de couleur des
sols) permet d'éliminer les effets de paramètres perturbateurs tels que l'effet atmosphérique ou
l'humidité. A partir des observations au sol, l'indice de végétation peut être directement relié
au couvert végétal ou à la biomasse végétale (figures 4 et 5).
• La constitution de classes radiométriques ayant une signification thématique. Dans ce but,
chaque section et chaque ligne sont caractérisées par leur signature spectrale à l'aide des
néocanaux. Les classes radiométriques sont ensuite constituées en fonction du thème qui doit
être dégagé. La vérification de la cohérence des classes est réalisée sur des nuages
bidimensionnels (figures 6 et 7). La classification proprement dite est faite avec des logiciels
de traitement d'image proposant diverses techniques (maximum de vraisemblance, nuées
dynamiques, centres mobiles).
