Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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les plans d'eau présents sur les images. La solution par télédétection devient alors
économiquement justifiable du fait de sa rapidité et de son systématisme pour toute une région.
Elle est beaucoup plus difficile à justifier pour l'étude d'un seul plan d'eau.
Reconstitution de chroniques hydrologiques
La reconstitution de chroniques hydrologiques se base sur les constatations faites sur la gestion
d'un plan d'eau. Dans le système isolé que constitue le plan d'eau sahélien au cours de la saison
sèche, la connaissance de son état à une date quelconque permet de définir cet état pendant toute
la saison depuis le 1er octobre (date moyenne de début de saison) jusqu'à fin mai, (date moyenne
de fin de saison).
Pour cela il faut deux types d'informations :
• la courbe hauteur-surface quelle que soit son origine : elle peut être obtenue comme indiqué au
paragraphe précédent ou venir de mesures bathymétriques au sol;
• une image du plan d'eau pendant la saison sèche à une date quelconque et sur quelque support
que ce soit : photographies aériennes anciennes ou images satellitaires.
Partant d'une image quelconque à la date T, l'estimation de la surface S(T) du plan d'eau
permet d'abord de définir la hauteur H(T) et le volume V(T) correspondants. Puis, par sommation
des évaporations journalières depuis octobre E(10,T) et jusqu'en mai E(T,6) on en déduit ce qui
suit :
• au 1er octobre précédent
niveau en octobre
H10= H(T) + E(10,T)
volume en octobre
V10 = So/(à+1)*(H10-Ho)
à+1
• au 31 mai suivant
niveau en mai
H6= H(t) - E(T,6)
volume en mai
V6 = So/(à+1)*(H6-Ho)
à+1
Remarquons que l'on peut introduire dans le calcul de l'évaporation des correctifs tenant
compte d'infiltrations dans le cas où celles-ci seraient considérées comme non négligeables.
On peut considérer que le volume estimé au 1er octobre V10 est représentatif de l'apport de la
saison des pluies à condition que le plan d'eau n'ait pas débordé, sinon V10 sera une estimation
par défaut. La liste de ces V10 constitue déjà une chronique utile du remplissage du plan d’eau.
L’estimation rigoureuse de l'apport volumétrique au cours de la saison des pluies n’est pas
possible car il manque beaucoup d’informations :
• sur les déversements éventuels (dates et volumes déversés),
• sur l’évolution temporelle du plan d’eau, nécessaire pour un calcul correct de l’évaporation en
cours de saison,
• sur les dates du minimum et maximum (qui ne sont pas les 31 mai et 1er octobre) ainsi que les
volumes correspondants.
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