Session 3 : Reconstitution de chroniques de données hydrologiques anciennes par télédétection
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Les futurs plans impliquant l'utilisation des ressources en eaux de surface, en particulier pour
l'irrigation, devraient accorder une place de choix aux nombreuses mares et bas-fonds
actuellement peu ou mal exploités.
Axes de convergence préférentiels des eaux de ruissellement et des écoulements
hypodermiques, les bas-fonds représentent aux yeux des paysans sahéliens une ressource
économique grandissante. En effet, ces populations peuvent y développer une production de
sécurité pendant la saison sèche ; cependant une gestion optimale des ressources requiert la
connaissance des potentialités hydriques des différents sites.
Face aux difficultés d'investigation liées à la collecte des données (lenteur, éloignement des
sites) la télédétection associée à des données exogènes peut constituer une alternative viable. Dans
cette optique, l'objectif de cette étude est d'utiliser les connaissances acquises en matière de
gestion de l'environnement sahélien grâce à la télédétection pour construire les courbes de
fonctionnement des mares et reconstituer des chroniques de données hydrologiques anciennes,
notamment sur des mares du Niger n'appartenant pas au réseau national d'observation
hydrologique.
Cet article met en évidence les deux étapes de cette détermination à partir de la télédétection :
d'une part il montre la détermination de la courbe hauteur-volume et sa précision, déjà l'objet
d'une étude précédente (Piaton et Puech, 1992), d'autre part il présente un aspect nouveau portant
sur l'utilisation combinée de cette courbe et des images satellite pour reconstituer des chroniques
anciennes.
Nous espérons ainsi contribuer à consolider les acquis de la banque de données hydrologiques
en vue d'une meilleure maîtrise des eaux de surface dans ce Sahel déjà fortement éprouvé.
CARTOGRAPHIE DES PLANS D'EAU PAR TÉLÉDÉTECTION
Hydrologie des plans d’eau sahéliens
La particularité hydrologique des plans d'eau sahéliens est de présenter, pendant la saison sèche,
une baisse régulière du niveau d'eau qui a des conséquences intéressantes pour sa gestion.
En l'absence de tout apport et de tout écoulement aval, la mare constitue en effet un système
hydrique isolé, les éléments principaux de son bilan étant l'évaporation, l'infiltration et
éventuellement l'utilisation à des fins pastorales, agricoles ou humaines. Pendant les neuf mois de
saison sèche où la mare est isolée, son évolution est conditionnée par les termes du bilan et par la
forme de la cuvette, généralement présentée sous forme de courbe hauteur-surface (ou hauteur
volume). Cette courbe est alors l'instrument obligé pour la gestion des mares, et sa connaissance
est primordiale : elle permet de prévoir le devenir du plan d'eau au cours des mois à venir (gestion
de la mare pour la saison en cours). Elle permet aussi de définir toute valeur de volume, cote ou
surface du plan d'eau à partir de celle d'un jour quelconque de la saison : dès lors toute image
ancienne (photo, satellite) définissant la surface en eau à une date précise est porteuse d'une
information hydrologique sur la saison correspondante, ce qui autorise la reconstitution de
chroniques.
L'équation du bilan hydrique d'un plan d'eau peut être la suivante :
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Les futurs plans impliquant l'utilisation des ressources en eaux de surface, en particulier pour
l'irrigation, devraient accorder une place de choix aux nombreuses mares et bas-fonds
actuellement peu ou mal exploités.
Axes de convergence préférentiels des eaux de ruissellement et des écoulements
hypodermiques, les bas-fonds représentent aux yeux des paysans sahéliens une ressource
économique grandissante. En effet, ces populations peuvent y développer une production de
sécurité pendant la saison sèche ; cependant une gestion optimale des ressources requiert la
connaissance des potentialités hydriques des différents sites.
Face aux difficultés d'investigation liées à la collecte des données (lenteur, éloignement des
sites) la télédétection associée à des données exogènes peut constituer une alternative viable. Dans
cette optique, l'objectif de cette étude est d'utiliser les connaissances acquises en matière de
gestion de l'environnement sahélien grâce à la télédétection pour construire les courbes de
fonctionnement des mares et reconstituer des chroniques de données hydrologiques anciennes,
notamment sur des mares du Niger n'appartenant pas au réseau national d'observation
hydrologique.
Cet article met en évidence les deux étapes de cette détermination à partir de la télédétection :
d'une part il montre la détermination de la courbe hauteur-volume et sa précision, déjà l'objet
d'une étude précédente (Piaton et Puech, 1992), d'autre part il présente un aspect nouveau portant
sur l'utilisation combinée de cette courbe et des images satellite pour reconstituer des chroniques
anciennes.
Nous espérons ainsi contribuer à consolider les acquis de la banque de données hydrologiques
en vue d'une meilleure maîtrise des eaux de surface dans ce Sahel déjà fortement éprouvé.
CARTOGRAPHIE DES PLANS D'EAU PAR TÉLÉDÉTECTION
Hydrologie des plans d’eau sahéliens
La particularité hydrologique des plans d'eau sahéliens est de présenter, pendant la saison sèche,
une baisse régulière du niveau d'eau qui a des conséquences intéressantes pour sa gestion.
En l'absence de tout apport et de tout écoulement aval, la mare constitue en effet un système
hydrique isolé, les éléments principaux de son bilan étant l'évaporation, l'infiltration et
éventuellement l'utilisation à des fins pastorales, agricoles ou humaines. Pendant les neuf mois de
saison sèche où la mare est isolée, son évolution est conditionnée par les termes du bilan et par la
forme de la cuvette, généralement présentée sous forme de courbe hauteur-surface (ou hauteur
volume). Cette courbe est alors l'instrument obligé pour la gestion des mares, et sa connaissance
est primordiale : elle permet de prévoir le devenir du plan d'eau au cours des mois à venir (gestion
de la mare pour la saison en cours). Elle permet aussi de définir toute valeur de volume, cote ou
surface du plan d'eau à partir de celle d'un jour quelconque de la saison : dès lors toute image
ancienne (photo, satellite) définissant la surface en eau à une date précise est porteuse d'une
information hydrologique sur la saison correspondante, ce qui autorise la reconstitution de
chroniques.
L'équation du bilan hydrique d'un plan d'eau peut être la suivante :
