Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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• de type distribué (connaissance des fonctions locales de production et de transfert) pour une
démarche agrégative ;
• de type semi-distribué (niveau global, bassins versants, sous-bassins versants ou zones
identifiées comme homogènes) pour une démarche désagrégative.
Dans le cadre de notre étude, nous mettons en oeuvre une démarche « désagrégative » qui
consiste à définir a priori un modèle hydrologique susceptible d’intégrer une information
spatialisée, et de rechercher les couples "objets visuels / objets hydrologiques" qui permettent une
reconstitution satisfaisante des débits. Ces couples sont ensuite analysés en terme de mécanismes
hydrologiques.
Le modèle retenu (Puech, 1993) s’appuie sur l’hypothèse que le bassin versant peut être
partagé en zones homogènes vis-à-vis des écoulements, sur la base d’informations de
télédétection.
Chacune de ces zones est caractérisée par un coefficient d’écoulement (hypothèse
d’invariance spatiale de la fonction de production) et est supposée contribuer au débit total
proportionnellement à sa surface (hypothèse d’additivité des écoulements). Une démarche par
déconvolution utilisant plusieurs sous-bassins jaugés permet alors de déterminer ces coefficients
d’écoulement (figure 2). Le calcul des coefficients d’écoulement des zones homogènes se fait par
optimisation de la fonction objectif suivante :
(
)
minimum(
)
Q
Q
observé
calculé
−
∑
2
.
Afin de pouvoir procéder à ce calcul d’optimisation, il est nécessaire de disposer d’un nombre
de bassins versants (nombre d’équations) strictement supérieur au nombre de zones homogènes
(nombre d’inconnues).
Nous rappelons que cette démarche a été mise en oeuvre sur un bassin versant expérimental
et représentatif du Cemagref : le Réal Collobrier, situé dans le massif des Maures en région
méditerranéenne (Var, France). Plusieurs types de partages de l’espace ont été testés. Nous
citerons plus particulièrement l’étude concernant l’aptitude à l’écoulement de catégories végétales
(Puech, 1993).
FIGURE 2
Schéma de principe de la modélisation hydrologique
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