Session 3 : Description et cartographie des états de surface d’un petit bassin versant
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lignes sont des bandes rectilignes longues de 300 à 500 m, larges de 20 m et les transects
correspondent à des successions de lignes recoupant différentes zones géomorphologiques.
Chaque type de surface élémentaire étant associé à une relation hydro-pluviométrique dans le
catalogue des états de surface de la zone sahélienne, le comportement hydrologique des surfaces
de référence peut être caractérisé par une relation hydro-pluviométrique moyenne tenant compte
du taux de recouvrement de chaque type de surface élémentaire.
La cartographie des états de surface
Le choix de l'image SPOT, acquise le 22 juin 1987 à 12H TU, résulte du souhait exprimé par les
phyto-écologues de disposer d'une image de début de saison des pluies permettant une bonne
vision des couverts arboré et arbustif de la région de Bidi. En outre, le faible taux de
recouvrement de la végétation herbeuse, à cette époque de l'année, a permis une cartographie des
sols relativement aisée. Une amélioration de contraste par adaptation dynamique simple permet
d'obtenir une visualisation satisfaisante des principales unités géomorphologiques. L'indice de
végétation (NDVI), défini par la relation : NDVI = (PIR - rouge) / (PIR + rouge), est utilisé
comme canal complémentaire caractéristique de la couverture végétale. Huit classes
radiométriques ont été définies en utilisant l'adaptation dynamique (hypercubes) comme méthode
de classification de l'image satellite.
Les correspondances entre ces classes radiométriques et les surfaces de référence sont établies
par comptage des sites échantillonnés, localisés sur l'image satellite. Le traitement numérique de
la seule image du 22 juin 1986 est insuffisant pour distinguer les zones cultivées. Une
interprétation d’agrandissements de photographies aériennes et un levé direct sur le terrain sont
nécessaires pour cartographier ces zones cultivées.
LA DESCRIPTION ET LA TYPOLOGIE DES ÉTATS DE SURFACE
Au Sahel, les surfaces naturelles se différencient principalement par le couvert végétal, le type de
sol et son organisation superficielle (encroûtement). Le type de sol varie peu au cours du temps.
Par contre, la végétation annuelle présente de fortes variations saisonnières et la répartition
spatiale des surfaces agricoles varie chaque année en fonction des assolements et des stratégies
paysannes. Par contre, les types de culture, la nature et la dynamique des surfaces au cours du
cycle cultural y sont relativement constants. La mise en culture constitue probablement, dans
cette région soudano-sahélienne, le principal facteur de transformation des sols.
Les unités géomorphologiques
Le bassin de Samniwéogo se divise schématiquement en trois grands ensembles géomorphologiques: le domaine cuirassé, le domaine sableux à drainage limité en profondeur et le
domaine sableux hydromorphe.
Le domaine cuirassé se situe au sommet des versants. La densité du couvert végétal permet d’y
différencier deux sous-ensembles : une unité de savane arbustive dense et une unité de savane
arbustive dégradée.
Le domaine sableux à drainage limité en profondeur se situe à l’aval du domaine précédent. La
cuirasse y est nappée d’une couverture de sables éoliens atteignant 2,5 m d’épaisseur dans la
partie médiane du versant. Cette épaisse couche de sables est enrichie en argile et en concrétions
ferrugineuses en profondeur. La densité du couvert végétal et la mise en culture subdivisent ce
domaine en trois faciès étagés : une savane arbustive lâche, une savane arbustive lâche dégradée
et des champs cultivés.
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lignes sont des bandes rectilignes longues de 300 à 500 m, larges de 20 m et les transects
correspondent à des successions de lignes recoupant différentes zones géomorphologiques.
Chaque type de surface élémentaire étant associé à une relation hydro-pluviométrique dans le
catalogue des états de surface de la zone sahélienne, le comportement hydrologique des surfaces
de référence peut être caractérisé par une relation hydro-pluviométrique moyenne tenant compte
du taux de recouvrement de chaque type de surface élémentaire.
La cartographie des états de surface
Le choix de l'image SPOT, acquise le 22 juin 1987 à 12H TU, résulte du souhait exprimé par les
phyto-écologues de disposer d'une image de début de saison des pluies permettant une bonne
vision des couverts arboré et arbustif de la région de Bidi. En outre, le faible taux de
recouvrement de la végétation herbeuse, à cette époque de l'année, a permis une cartographie des
sols relativement aisée. Une amélioration de contraste par adaptation dynamique simple permet
d'obtenir une visualisation satisfaisante des principales unités géomorphologiques. L'indice de
végétation (NDVI), défini par la relation : NDVI = (PIR - rouge) / (PIR + rouge), est utilisé
comme canal complémentaire caractéristique de la couverture végétale. Huit classes
radiométriques ont été définies en utilisant l'adaptation dynamique (hypercubes) comme méthode
de classification de l'image satellite.
Les correspondances entre ces classes radiométriques et les surfaces de référence sont établies
par comptage des sites échantillonnés, localisés sur l'image satellite. Le traitement numérique de
la seule image du 22 juin 1986 est insuffisant pour distinguer les zones cultivées. Une
interprétation d’agrandissements de photographies aériennes et un levé direct sur le terrain sont
nécessaires pour cartographier ces zones cultivées.
LA DESCRIPTION ET LA TYPOLOGIE DES ÉTATS DE SURFACE
Au Sahel, les surfaces naturelles se différencient principalement par le couvert végétal, le type de
sol et son organisation superficielle (encroûtement). Le type de sol varie peu au cours du temps.
Par contre, la végétation annuelle présente de fortes variations saisonnières et la répartition
spatiale des surfaces agricoles varie chaque année en fonction des assolements et des stratégies
paysannes. Par contre, les types de culture, la nature et la dynamique des surfaces au cours du
cycle cultural y sont relativement constants. La mise en culture constitue probablement, dans
cette région soudano-sahélienne, le principal facteur de transformation des sols.
Les unités géomorphologiques
Le bassin de Samniwéogo se divise schématiquement en trois grands ensembles géomorphologiques: le domaine cuirassé, le domaine sableux à drainage limité en profondeur et le
domaine sableux hydromorphe.
Le domaine cuirassé se situe au sommet des versants. La densité du couvert végétal permet d’y
différencier deux sous-ensembles : une unité de savane arbustive dense et une unité de savane
arbustive dégradée.
Le domaine sableux à drainage limité en profondeur se situe à l’aval du domaine précédent. La
cuirasse y est nappée d’une couverture de sables éoliens atteignant 2,5 m d’épaisseur dans la
partie médiane du versant. Cette épaisse couche de sables est enrichie en argile et en concrétions
ferrugineuses en profondeur. La densité du couvert végétal et la mise en culture subdivisent ce
domaine en trois faciès étagés : une savane arbustive lâche, une savane arbustive lâche dégradée
et des champs cultivés.
