Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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INTRODUCTION
Cette étude s'inscrit dans la lignée des études hydrologiques de détermination de la ressource en
eau des cultures effectuées dans la région de Bidi au Nord Yatenga (Burkina Faso) par l'Orstom
(Serpantié 1988, Lamachère et Serpantié, 1991) et par le CIRAD (Guillet et al. 1991, Guillet
1991). Le bassin de Samniwéogo constitue un site de dimension intermédiaire (3 km
2
) au sein
d'un dispositif emboîté : micro-parcelles (1 m
2
), parcelles (1 ha), petits bassins (2 à 10 km
2
) et
grands bassins versants (50 à 150 km
2
).
Dans cet article, nous exposerons successivement:
• la méthodologie employée pour la description et la cartographie des états de surface,
• la description des surfaces élémentaires et des états de surface du bassin de Samniwéogo
conduisant à une typologie des surfaces de référence,
• la cartographie des états de surface à partir d’une image SPOT de début de saison des pluies
et de photographies aériennes.
La modélisation hydrologique et l'introduction des contraintes agricoles, ainsi que
l'introduction des transformations du couvert végétal dans la modélisation hydrologique, sont
traitées dans un autre article (Guillet, Lamachère et Puech, à paraître). Les surfaces cultivées
sont soumises en effet aux migrations et rotations culturales d'une année à l'autre. De plus, au
cours d'une saison des pluies, les façons culturales modifient radicalement l'état de surface des
sols cultivés et leur comportement hydrologique (Lamachère 1991).
MÉTHODOLOGIE
Les descriptions au sol
Le travail de terrain donne lieu à une segmentation du paysage en grandes zones
géomorphologiques qui sont caractérisées par une description de leurs composantes édaphiques
(sols, couvert végétal, pente, manifestations érosives) et anthropiques (travail du sol,
aménagement, plantes cultivées). A l'intérieur de ces zones, définies par une description sommaire
de leurs caractéristiques physiques et biologiques, on extrait un échantillon de 75 sites ponctuels
(figure 1) choisis selon des critères morphopédologiques. Ces sites font l'objet de descriptions
minutieuses du couvert végétal, du type de sol, de l'activité biologique superficielle, des surfaces
élémentaires, selon des protocoles analogues à ceux du catalogue des états de surface de la zone
sahélienne (Casenave et Valentin 1989).
La typologie des états de surface
Les descriptions, réalisées sur les sites ponctuels, ont été codifiées puis triées par une analyse
factorielle des correspondances multiples (AFCM). Des noyaux, individus types, sont ainsi
déterminés. Les groupes sont définis et les noyaux ajustés en procédant à des classifications
itératives par la méthode des "distances minimum de tri" (DIMITRI, Girard et King 1988). Les
caractéristiques de ces noyaux optimisés sont ensuite précisées et constituent les données
descriptives des surfaces de référence. On en déduit finalement une typologie des organisations
superficielles du sol sous la forme de descriptions d'un ensemble restreint de surfaces de référence
(Guillet 1991).
Le rattachement des surfaces de référence à la typologie des états de surface proposée par
Casenave et Valentin (1989) est réalisé à partir de descriptions détaillées de points d'observation,
de lignes et de transects (Valentin 1988, N'Djafa Ouaga 1990, Zongo 1993, Mansour 1995). Les
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