Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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L’interprétation des phénomènes de fracturation et des profils d’altération dans un bloc
diagramme, confectionné par traitement numérique des images satellitaires et intégration des
données dans le SIHRS, montre que l’épaisseur du front d’altération est assez faible dans le
secteur Nord (de 10 à 20 m), alors qu’à l’opposé, elle avoisine 70 m dans le Sud. L’évolution des
débits optimums, des arrivées d’eau et de l’ouverture des fractures en profondeur tend à mettre en
évidence l’existence, dans le socle, d’une limite inférieure apparente des fractures ouvertes à une
profondeur voisine de 90 à 100 m; à moins que cette limite ne provienne d’un artefact dû au petit
nombre de forages réalisés à cette profondeur.
L’utilisation simultanée des techniques de traitement numérique des images satellitaires et
d’un système d’information hydrogéologique à référence spatiale a permis de rehausser les
fractures affectant le socle cristallin du bassin de la haute Marahoué et de déterminer les
distances séparant les forages en exploitation des fractures. Au total, 27 % des forages du bassin
captent directement les fractures et 68 % des forages sont situés à moins de 200 m de celles-ci.
Aucun forage ne se situe à plus de 1 100 m d’une fracture. La direction libérienne, NO-SE, est
celle qui favorise le plus la circulation des eaux souterraines. De ce fait, elle est aussi la plus
recherchée dans l’implantation des forages. Elle intervient dans 42 à 62 % des implantations et 63
% des forages à débit élevé (compris entre 6 et 14 m
3
/h) sont associés à cette direction. Les
accidents orientés N-S, avec 25 % des forages à débit élevé, occupent la seconde place. Ils sont
paradoxalement les plus négligés par les foreurs parce qu’ils sont difficiles à distinguer sur les
photographies aériennes. A l’opposé, les directions NE-SO et E-O, les plus fréquemment visées
par les captages, sont malheureusement les moins productives et n’influencent que 12 % des forts
débits.
Enfin, l’exploitation du SIHRS a permis de mettre au point un moyen efficace de contrôle des
programmes d’hydraulique villageoise par la construction de la « croix de survie » des forages en
milieu de socle fissuré.
BIBLIOGRAPHIE
Bard, J.P. 1974. Les grands accidents du craton Ouest-Africain en Côte d’Ivoire. Des décrochements
post-éburnéens. C. R. Acad. Sci., Paris, tome 278, pp. 2609-2611.
Biémi, J. 1992. Contribution à l’étude géologique, hydrogéologique et par télédétection des bassins
versants subsahéliens du socle précambrien d’Afrique de l’Ouest : hydrostructurale,
hydrodynamique, hydrochimique et isotopique des aquifères discontinus des sillons et aires
granitiques de la haute Marahoué (Côte d’Ivoire). Thèse de Doctorat d’Etat, Université nationale
de Côte d’Ivoire.
Biémi, J., Gwyn, H., Deslandes, S. et Jourda, J.P. 1991. Géologie et réseaux de linéaments régionaux
du bassin versant de la Marahoué, Côte d’Ivoire : cartographie à l’aide des.données Landsat TM
et du champ magnétique total. 7 ème congrès de l’AQT, Québec, 23 - 25 octobre 1991.
Biémi, J., Gwyn, H., Deslandes, S. et Jourda, J.P. 1991. Influence des linéaments sur la productivité
des forages dans le basin versant de la haute Marahoué, Côte d’Ivoire : apport de la télédétection
et d’un système d’information hydrogéologique à référence spatiale. 7 ème congrès de l’AQT,
Québec, 23 - 25 octobre 1991.
Buckley, D.K. and Zeil, P. 1984. The character of fractured rock aquifers in Eastern Botswana,
Challenge in African Hydrology and Water Resources. Proceedings of the Harare Symposium
July 1984, IAHS Publ. n° 144, pp. 25-36.
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L’interprétation des phénomènes de fracturation et des profils d’altération dans un bloc
diagramme, confectionné par traitement numérique des images satellitaires et intégration des
données dans le SIHRS, montre que l’épaisseur du front d’altération est assez faible dans le
secteur Nord (de 10 à 20 m), alors qu’à l’opposé, elle avoisine 70 m dans le Sud. L’évolution des
débits optimums, des arrivées d’eau et de l’ouverture des fractures en profondeur tend à mettre en
évidence l’existence, dans le socle, d’une limite inférieure apparente des fractures ouvertes à une
profondeur voisine de 90 à 100 m; à moins que cette limite ne provienne d’un artefact dû au petit
nombre de forages réalisés à cette profondeur.
L’utilisation simultanée des techniques de traitement numérique des images satellitaires et
d’un système d’information hydrogéologique à référence spatiale a permis de rehausser les
fractures affectant le socle cristallin du bassin de la haute Marahoué et de déterminer les
distances séparant les forages en exploitation des fractures. Au total, 27 % des forages du bassin
captent directement les fractures et 68 % des forages sont situés à moins de 200 m de celles-ci.
Aucun forage ne se situe à plus de 1 100 m d’une fracture. La direction libérienne, NO-SE, est
celle qui favorise le plus la circulation des eaux souterraines. De ce fait, elle est aussi la plus
recherchée dans l’implantation des forages. Elle intervient dans 42 à 62 % des implantations et 63
% des forages à débit élevé (compris entre 6 et 14 m
3
/h) sont associés à cette direction. Les
accidents orientés N-S, avec 25 % des forages à débit élevé, occupent la seconde place. Ils sont
paradoxalement les plus négligés par les foreurs parce qu’ils sont difficiles à distinguer sur les
photographies aériennes. A l’opposé, les directions NE-SO et E-O, les plus fréquemment visées
par les captages, sont malheureusement les moins productives et n’influencent que 12 % des forts
débits.
Enfin, l’exploitation du SIHRS a permis de mettre au point un moyen efficace de contrôle des
programmes d’hydraulique villageoise par la construction de la « croix de survie » des forages en
milieu de socle fissuré.
BIBLIOGRAPHIE
Bard, J.P. 1974. Les grands accidents du craton Ouest-Africain en Côte d’Ivoire. Des décrochements
post-éburnéens. C. R. Acad. Sci., Paris, tome 278, pp. 2609-2611.
Biémi, J. 1992. Contribution à l’étude géologique, hydrogéologique et par télédétection des bassins
versants subsahéliens du socle précambrien d’Afrique de l’Ouest : hydrostructurale,
hydrodynamique, hydrochimique et isotopique des aquifères discontinus des sillons et aires
granitiques de la haute Marahoué (Côte d’Ivoire). Thèse de Doctorat d’Etat, Université nationale
de Côte d’Ivoire.
Biémi, J., Gwyn, H., Deslandes, S. et Jourda, J.P. 1991. Géologie et réseaux de linéaments régionaux
du bassin versant de la Marahoué, Côte d’Ivoire : cartographie à l’aide des.données Landsat TM
et du champ magnétique total. 7 ème congrès de l’AQT, Québec, 23 - 25 octobre 1991.
Biémi, J., Gwyn, H., Deslandes, S. et Jourda, J.P. 1991. Influence des linéaments sur la productivité
des forages dans le basin versant de la haute Marahoué, Côte d’Ivoire : apport de la télédétection
et d’un système d’information hydrogéologique à référence spatiale. 7 ème congrès de l’AQT,
Québec, 23 - 25 octobre 1991.
Buckley, D.K. and Zeil, P. 1984. The character of fractured rock aquifers in Eastern Botswana,
Challenge in African Hydrology and Water Resources. Proceedings of the Harare Symposium
July 1984, IAHS Publ. n° 144, pp. 25-36.
