Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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• situés au croisement des fractures les plus longues, les plus nettes et, si possible, les plus
nombreuses;
• en un point topographiquement bas;
• en aval d’un bassin versant le plus grand possible et à proximité d’un marigot permanent.
L’étude des relations entre forages et fractures peut ainsi s’avérer intéressante pour expliquer
le rôle hydraulique joué par les différentes directions d’accidents tectoniques.
La carte du relevé détaillé des linéaments, initialement réalisée dans l’environnement
EASI/PACE, a été transférée dans le SIHRS. Ce système d’informations hydrogéologiques a
permis d’analyser la densité des linéaments et le nombre d’intersections entre linéaments à partir
d’une grille de 4 x 4 km, en classant les fractures selon les quatre directions principales N-S
(D1), NE-SO (D2), E-O (D3) et NO-SE (D4). Par superposition de la base des données de forage
à la carte des linéaments, nous avons mesuré les distances séparant chacun des 103 forages de la
fracture la plus proche dans chacune des quatre directions principales.
Nous nous sommes ensuite intéressés aux décisions prises au moment de l’implantation des
forages. On constate ainsi que 37 % des forages ont été associés à la direction NE-SO, 27 % à la
direction NO-SE, 23 % à la direction E-O et 18 % à la direction N-S. Or les directions NE-SO et
NO-SE, qui correspondent aux directions éburnéennes et libériennes d’Afrique, sont les plus
visibles sur les photographies aériennes utilisées par les foreurs. Au contraire, les fractures N-S
sont toujours négligées parce qu’elles sont moins visibles sur les photographies aériennes. Il reste
à confirmer que les deux directions privilégiées par les foreurs (NE-SO et NO-SE) sont bien les
plus productives.
Pour étudier l’indice de productivité des fractures, on reporte chaque direction des fractures et
les distances d’éloignement des forages qui leur sont associés sur les axes des coordonnées. On
obtient ainsi des diagrammes de dispersion de la position des forages par rapport aux couples
d’orientation des linéaments : D1/D2, D2/D3, D3/D4 et D1/D4. Ces diagrammes permettent de
visualiser les forages implantés à proximité et au croisement d’accidents aux orientations bien
définies. La « croix de survie » est construite en regroupant les quatre diagrammes sur un même
graphe. Elle présente en son centre les forages pour lesquels la distance d’éloignement par rapport
aux fractures est nulle. Cette zone centrale symbolise la productivité, la pérennité et donc la
survie des forages. A l’opposé, les quatre sommets les plus éloignés de l’origine des axes
représentent les zones de tarissement irréversible pour les ouvrages. L’étude de cette croix a
montré que le couple D1-D4 est celui qui présente le plus haut profil de productivité. En effet,
tous les forages à débit supérieur à 3 m
3
/h se concentrent dans un rayon de moins d’un kilomètre
des fractures orientées dans ces deux directions. Au contraire, le couple D2-D3 se caractérise, sur
le diagramme, par une très grande dispersion des forages à gros débit. Ce résultat montre
clairement que ce sont les accidents NO-SE et N-S qui, du point de vue de la productivité, sont
les plus importants, comparativement à ceux d’orientation NE-SO et E-O. En effet, quand on
étudie la répartition des gros débits suivant les quatre directions on constate que:
• pour les débits compris entre 6 et 14 m
3
/h, 63 % sont liés aux fractures NO-SE,
25 % à la direction N-S, 12 % à la direction E-O et 0 % à la direction NE-SO ;
• l’influence de la direction NE-SO n’est remarquable que sur les débits compris entre 3 et 6
m
3
/h, car 43 % des ouvrages à débit moyen sont liés à la direction NE-SO, 21 % aux
directions NO-SE et N-S et 14 % à la direction E-O.
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