Synthèse de l’atelier
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technique et réflexions. La difficulté principale ne réside pas dans la production des cartes mais
dans leur analyse, leur exploitation et leur interprétation en liaison avec des objectifs thématiques.
L’utilisation de la télédétection et des SIG pour l’étude des ressources en eau permet
d’intégrer de façon de plus en plus détaillée les éléments du paysage dans les algorithmes de
calculs. Leur utilisation efficace ne peut être obtenue que par une schématisation du réel.
Aujourd’hui, les difficultés essentielles résident principalement dans cette schématisation ou
modélisation. Il faut désormais orienter la recherche sur l’utilisation de l’espace à travers les
notions d’objet et de liaisons entre objets.
Pour ce qui est de la télédétection par elle même, l’amélioration de l’utilisation ne doit pas
seulement être attendue de meilleures spécifications techniques (une meilleure résolution par
exemple) mais surtout d’une meilleure utilisation de l’information disponible. Bien souvent les
résolutions potentielles deviennent trop fines par rapport à l’objectif et il faut envisager des
dégradations d’images pour mieux atteindre l’objectif souhaité. La recherche de la résolution
optimale, en relation avec l’objet d’étude, devrait être une préoccupation plus systématique et
fondamentale et intervenir en préalable à l’application.
Beaucoup de travaux partent du postulat que l’on peut délimiter des zones homogènes du
point de vue de leur comportement hydrologique. La difficulté réside non seulement dans le tracé
des limites de ces zones mais également dans leur définition. En effet, il n’est pas aisé de choisir
les critères à utiliser pour définir ces zones, sachant que l’homogénéité ne correspond pas à la
réalité. Ainsi, à chaque type d’image on peut faire correspondre une segmentation de l’espace
selon des unités homogènes définies sur des caractéristiques visuelles mais il faudrait s’assurer
que cette segmentation de l’espace a également une signification fonctionnelle en liaison avec les
processus étudiés.
D’autre part, la très grande facilité d’utilisation des logiciels de traitement d’image et des
outils qui leur sont associés constitue un certain danger. Il est désormais possible de procéder à
des classifications d’images de manière anarchique, sans vérification sur le terrain, sans contrôle
et sans lien avec l’objectif thématique. Il est possible de croiser rapidement et de mélanger sans
validation, sans contrôle ni réflexion, un grand nombre de plans de base ayant des échelles et des
significations différentes. Un réel danger existe de se laisser emporter par la facilité des
cartographies numériques et de ne pas avancer dans le champ de leur utilisation raisonnée.
Applications prometteuses
Parmi les applications les plus opérationnelles de l’utilisation des données issues de la
télédétection figure leur intégration avec les SIG qui semble actuellement se répandre le plus vite,
que ce soit pour le croisement de plans, comme outil de gestion spatiale de données multiples, ou
pour l’aide à la gestion hydraulique d’une zone définie. Ces applications devraient continuer à se
développer dans les prochaines années car les SIG permettent d’élaborer des documents
cartographiques synthétiques, base de discussions entre acteurs et donc outils essentiels, par
exemple, pour la gestion des conflits d’usages. Or, on sait qu’avec l’augmentation des usages de
l’eau, le nombre de régions où cette denrée devient rare s’accroît également. Plusieurs
communications sont témoins de ces préoccupations et présentent des exemples de mise en oeuvre
d’un SIG pour la gestion des ressources en eau sur des bassins soudano-sahéliens (Traoré).
L’intérêt des données issues de la télédétection est aussi nettement affirmé pour la
cartographie des paramètres variables des modèles hydrologiques, là où seules des données
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technique et réflexions. La difficulté principale ne réside pas dans la production des cartes mais
dans leur analyse, leur exploitation et leur interprétation en liaison avec des objectifs thématiques.
L’utilisation de la télédétection et des SIG pour l’étude des ressources en eau permet
d’intégrer de façon de plus en plus détaillée les éléments du paysage dans les algorithmes de
calculs. Leur utilisation efficace ne peut être obtenue que par une schématisation du réel.
Aujourd’hui, les difficultés essentielles résident principalement dans cette schématisation ou
modélisation. Il faut désormais orienter la recherche sur l’utilisation de l’espace à travers les
notions d’objet et de liaisons entre objets.
Pour ce qui est de la télédétection par elle même, l’amélioration de l’utilisation ne doit pas
seulement être attendue de meilleures spécifications techniques (une meilleure résolution par
exemple) mais surtout d’une meilleure utilisation de l’information disponible. Bien souvent les
résolutions potentielles deviennent trop fines par rapport à l’objectif et il faut envisager des
dégradations d’images pour mieux atteindre l’objectif souhaité. La recherche de la résolution
optimale, en relation avec l’objet d’étude, devrait être une préoccupation plus systématique et
fondamentale et intervenir en préalable à l’application.
Beaucoup de travaux partent du postulat que l’on peut délimiter des zones homogènes du
point de vue de leur comportement hydrologique. La difficulté réside non seulement dans le tracé
des limites de ces zones mais également dans leur définition. En effet, il n’est pas aisé de choisir
les critères à utiliser pour définir ces zones, sachant que l’homogénéité ne correspond pas à la
réalité. Ainsi, à chaque type d’image on peut faire correspondre une segmentation de l’espace
selon des unités homogènes définies sur des caractéristiques visuelles mais il faudrait s’assurer
que cette segmentation de l’espace a également une signification fonctionnelle en liaison avec les
processus étudiés.
D’autre part, la très grande facilité d’utilisation des logiciels de traitement d’image et des
outils qui leur sont associés constitue un certain danger. Il est désormais possible de procéder à
des classifications d’images de manière anarchique, sans vérification sur le terrain, sans contrôle
et sans lien avec l’objectif thématique. Il est possible de croiser rapidement et de mélanger sans
validation, sans contrôle ni réflexion, un grand nombre de plans de base ayant des échelles et des
significations différentes. Un réel danger existe de se laisser emporter par la facilité des
cartographies numériques et de ne pas avancer dans le champ de leur utilisation raisonnée.
Applications prometteuses
Parmi les applications les plus opérationnelles de l’utilisation des données issues de la
télédétection figure leur intégration avec les SIG qui semble actuellement se répandre le plus vite,
que ce soit pour le croisement de plans, comme outil de gestion spatiale de données multiples, ou
pour l’aide à la gestion hydraulique d’une zone définie. Ces applications devraient continuer à se
développer dans les prochaines années car les SIG permettent d’élaborer des documents
cartographiques synthétiques, base de discussions entre acteurs et donc outils essentiels, par
exemple, pour la gestion des conflits d’usages. Or, on sait qu’avec l’augmentation des usages de
l’eau, le nombre de régions où cette denrée devient rare s’accroît également. Plusieurs
communications sont témoins de ces préoccupations et présentent des exemples de mise en oeuvre
d’un SIG pour la gestion des ressources en eau sur des bassins soudano-sahéliens (Traoré).
L’intérêt des données issues de la télédétection est aussi nettement affirmé pour la
cartographie des paramètres variables des modèles hydrologiques, là où seules des données
