Session 2 : Unités de paysage pour l’hydrologie au Nord du Mexique
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Dans la sous-région basse, ce sont naturellement les sols profonds, sur matériaux alluviaux
colluviaux tendres et différenciés sur pentes faibles, qui sont les mieux représentés (unité F3).
Ces 21 ensembles paysagiques, prenant en compte les trois critères du milieu physique jugés
les plus déterminants, ont été tracés sur une carte générale à l'échelle d'environ 1/3 000 000 qui
fait apparaître les grands traits de leur distribution spatiale au sein de la RH 36 (figure 6).
INTÉGRATION DE LA VÉGÉTATION AU SIG
Le croisement des 10 classes d'occupation du sol avec les 21 unités physiques précédemment
répertoriées comptabilise 210 possibilités théoriques d'ensembles paysagiques. L'analyse
statistique des résultats de ce croisement conduit en premier lieu à éliminer les unités
biophysiques non représentées dans la région et ensuite à ne pas prendre en considération celles
dont la superficie totale cumulée est inférieure à la centaine de km
2
. Ce tri aboutit, pour
l'ensemble des 21 unités physiques recensées, à 84 sous-unités biophysiques, ce qui correspond,
selon les cas, à des sous-unités végétales distinctes (de 1 à 7) pour chaque ensemble de paysages.
Le tableau 1 montre également qu’en un même lieu la végétation peut évoluer soit dans le
sens d’une dégradation, pour environ 35 % de la superficie de la zone de 9 500 km
2 couverte
par les deux images Landsat des années 1972 et 1992, soit dans le sens d’une régénération du
couvert végétal pour 22 % de cette même superficie. Ces changements sont dus d’une part à
l’intense activité forestière dans les parties les plus hautes de la Sierra Madre occidentale (audessus de 2 600 mètres), d’autre part au surpâturage qui s’est généralisé de manière draconienne
dans certains secteurs qui supportent des charges de deux à cinq fois supérieures à la charge
normale de bétail à l’hectare. La régénération du couvert végétal peut être une conséquence du
surpâturage, cette régénération se faisant au profit d’espèces non appêtées par le bétail (le pin) et
au détriment des espèces les plus consommées (le chêne). Au total, 12 % de la superficie des 9
500 km
2 se sont dégradés entre 1972 et 1992 et la superficie couverte par la forêt dense a été
divisée par deux.
TABLEAU 2
Présentation des unités physiques de paysage dans la RH 36.
CLASSES DE PENTES en degrés
MATERIAUX
SOLS
< 0,5
0,5 à 6,0
6,0 à 45
45 à 72
Superficiels
A1
D1
G1
J1
Indurés
Moyens
A2
D2
G2
J2
Profonds
A3
D3
G3
-
Superficiels
B1
E1
H1
-
Hétérogènes
Moyens
B2
E2
H2
K2
Profonds
B3
E3
H3
K3
Superficiels
C1
-
I1
-
Tendres
Moyens
C2
F2
I2
L2
Profonds
C3
F3
I3
L3
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Dans la sous-région basse, ce sont naturellement les sols profonds, sur matériaux alluviaux
colluviaux tendres et différenciés sur pentes faibles, qui sont les mieux représentés (unité F3).
Ces 21 ensembles paysagiques, prenant en compte les trois critères du milieu physique jugés
les plus déterminants, ont été tracés sur une carte générale à l'échelle d'environ 1/3 000 000 qui
fait apparaître les grands traits de leur distribution spatiale au sein de la RH 36 (figure 6).
INTÉGRATION DE LA VÉGÉTATION AU SIG
Le croisement des 10 classes d'occupation du sol avec les 21 unités physiques précédemment
répertoriées comptabilise 210 possibilités théoriques d'ensembles paysagiques. L'analyse
statistique des résultats de ce croisement conduit en premier lieu à éliminer les unités
biophysiques non représentées dans la région et ensuite à ne pas prendre en considération celles
dont la superficie totale cumulée est inférieure à la centaine de km
2
. Ce tri aboutit, pour
l'ensemble des 21 unités physiques recensées, à 84 sous-unités biophysiques, ce qui correspond,
selon les cas, à des sous-unités végétales distinctes (de 1 à 7) pour chaque ensemble de paysages.
Le tableau 1 montre également qu’en un même lieu la végétation peut évoluer soit dans le
sens d’une dégradation, pour environ 35 % de la superficie de la zone de 9 500 km
2 couverte
par les deux images Landsat des années 1972 et 1992, soit dans le sens d’une régénération du
couvert végétal pour 22 % de cette même superficie. Ces changements sont dus d’une part à
l’intense activité forestière dans les parties les plus hautes de la Sierra Madre occidentale (audessus de 2 600 mètres), d’autre part au surpâturage qui s’est généralisé de manière draconienne
dans certains secteurs qui supportent des charges de deux à cinq fois supérieures à la charge
normale de bétail à l’hectare. La régénération du couvert végétal peut être une conséquence du
surpâturage, cette régénération se faisant au profit d’espèces non appêtées par le bétail (le pin) et
au détriment des espèces les plus consommées (le chêne). Au total, 12 % de la superficie des 9
500 km
2 se sont dégradés entre 1972 et 1992 et la superficie couverte par la forêt dense a été
divisée par deux.
TABLEAU 2
Présentation des unités physiques de paysage dans la RH 36.
CLASSES DE PENTES en degrés
MATERIAUX
SOLS
< 0,5
0,5 à 6,0
6,0 à 45
45 à 72
Superficiels
A1
D1
G1
J1
Indurés
Moyens
A2
D2
G2
J2
Profonds
A3
D3
G3
-
Superficiels
B1
E1
H1
-
Hétérogènes
Moyens
B2
E2
H2
K2
Profonds
B3
E3
H3
K3
Superficiels
C1
-
I1
-
Tendres
Moyens
C2
F2
I2
L2
Profonds
C3
F3
I3
L3
