Télédétection et ressources en eau/Remote sensing and water resources
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• 59,7 % des ouvrages sont plus ou moins proches d'une fracture et offrent des pourcentages de
débit intermédiaires compris entre 2 et 4 m
3
/h. Ce sont des ouvrages tels que Sélé et
N'goloblasso (2,9 m
3
/h), Bougousso (3,3 m
3
/h), Nabagala (4,5 m
3
/h) etc.;
• 30,8 % des ouvrages offrent des pourcentages de débit inférieur ou égal à 2 m
3
/h.
L'idéal, dans la recherche hydrogéologique en milieu de socle, serait de rencontrer une
fracture ouverte susceptible d'offrir un débit maximum. Si un ouvrage est placé sur des fractures
profondes, ou mieux sur l'intersection de deux ou plusieurs fractures, il est possible d'obtenir un
grand débit d'eau souterraine (Parizek, 1976). La cartographie des fractures est donc
recommandée dans les zones de socle parce que l'eau souterraine se trouve dans les structures
secondaires où les vides sont développés par l'action tectonique et l'altération.
Le nombre de fractures et le nombre d'intersections de fractures sont des mesures de la
perméabilité secondaire moyenne de l'aquifère de roche cristalline et, par conséquent, de la
grandeur d'écoulement d'eau souterraine autour du puits (Brook, 1988). Ainsi, on constate qu'un
forage réalisé dans ces zones, sur la base des photographies aériennes et/ou de la géophysique,
doit être distant d’un kilomètre au maximum d'un accident pour être productif. Par conséquent,
chaque forage doit se situer à proximité d'au moins une fracture dont il est censé capter les eaux
souterraines.
L'interpolation des distances, par rapport aux fractures, présente un certain nombre de
sources d'erreurs qui sont :
• la correction géométrique,
• l'interpolation imparfaite,
• les erreurs dans les relevés des linéaments,
• les traces de crayon,
• les erreurs de lecture.
En raison de sa grande dimension, le pixel du site a été échantillonné à 50 m. Compte tenu
des différentes sources d'erreurs, on a accepté pour cette étude une marge de ± 2 pixels, ce qui
correspond à la distance de 100 m.
CONCLUSION
Dans la région d’Odienné, en Côte d’Ivoire, une interprétation géologique des images Landsat
TM et des photographies aériennes a permis d'établir la carte des principales unités et les rosaces
des principales directions des fractures majeures. Sur le plan géologique, cette région est
caractérisée essentiellement par les formations de granito-migmatites, les granites, les granites à
biotite, les granites à deux micas, le gneiss, et les formations volcaniques. Les linéaments y sont
caractérisés par les principales directions suivantes : NO-20°, N30-60°, N80-100°, N120-170°.
Ces directions de fractures définissent plusieurs couloirs de cisaillement et de failles et ces
accidents cassants ont un rôle hydrogéologique important. En effet, pour garantir un débit
optimum des forages en zone de socle, la recherche des fractures ou des intersections de fractures
est conseillée. C'est ainsi que nous avons inventorié plusieurs fractures qui présentent un intérêt
certain pour les futures campagnes d'hydraulique villageoise.
L'étude des linéaments et des fractures présente certaines limites dans leur interprétation. On
doit notamment tenir compte du facteur humain. En effet, pendant l'interprétation, les copies
peuvent subir une rotation et les traits des linéaments sont alors observés sous des angles
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• 59,7 % des ouvrages sont plus ou moins proches d'une fracture et offrent des pourcentages de
débit intermédiaires compris entre 2 et 4 m
3
/h. Ce sont des ouvrages tels que Sélé et
N'goloblasso (2,9 m
3
/h), Bougousso (3,3 m
3
/h), Nabagala (4,5 m
3
/h) etc.;
• 30,8 % des ouvrages offrent des pourcentages de débit inférieur ou égal à 2 m
3
/h.
L'idéal, dans la recherche hydrogéologique en milieu de socle, serait de rencontrer une
fracture ouverte susceptible d'offrir un débit maximum. Si un ouvrage est placé sur des fractures
profondes, ou mieux sur l'intersection de deux ou plusieurs fractures, il est possible d'obtenir un
grand débit d'eau souterraine (Parizek, 1976). La cartographie des fractures est donc
recommandée dans les zones de socle parce que l'eau souterraine se trouve dans les structures
secondaires où les vides sont développés par l'action tectonique et l'altération.
Le nombre de fractures et le nombre d'intersections de fractures sont des mesures de la
perméabilité secondaire moyenne de l'aquifère de roche cristalline et, par conséquent, de la
grandeur d'écoulement d'eau souterraine autour du puits (Brook, 1988). Ainsi, on constate qu'un
forage réalisé dans ces zones, sur la base des photographies aériennes et/ou de la géophysique,
doit être distant d’un kilomètre au maximum d'un accident pour être productif. Par conséquent,
chaque forage doit se situer à proximité d'au moins une fracture dont il est censé capter les eaux
souterraines.
L'interpolation des distances, par rapport aux fractures, présente un certain nombre de
sources d'erreurs qui sont :
• la correction géométrique,
• l'interpolation imparfaite,
• les erreurs dans les relevés des linéaments,
• les traces de crayon,
• les erreurs de lecture.
En raison de sa grande dimension, le pixel du site a été échantillonné à 50 m. Compte tenu
des différentes sources d'erreurs, on a accepté pour cette étude une marge de ± 2 pixels, ce qui
correspond à la distance de 100 m.
CONCLUSION
Dans la région d’Odienné, en Côte d’Ivoire, une interprétation géologique des images Landsat
TM et des photographies aériennes a permis d'établir la carte des principales unités et les rosaces
des principales directions des fractures majeures. Sur le plan géologique, cette région est
caractérisée essentiellement par les formations de granito-migmatites, les granites, les granites à
biotite, les granites à deux micas, le gneiss, et les formations volcaniques. Les linéaments y sont
caractérisés par les principales directions suivantes : NO-20°, N30-60°, N80-100°, N120-170°.
Ces directions de fractures définissent plusieurs couloirs de cisaillement et de failles et ces
accidents cassants ont un rôle hydrogéologique important. En effet, pour garantir un débit
optimum des forages en zone de socle, la recherche des fractures ou des intersections de fractures
est conseillée. C'est ainsi que nous avons inventorié plusieurs fractures qui présentent un intérêt
certain pour les futures campagnes d'hydraulique villageoise.
L'étude des linéaments et des fractures présente certaines limites dans leur interprétation. On
doit notamment tenir compte du facteur humain. En effet, pendant l'interprétation, les copies
peuvent subir une rotation et les traits des linéaments sont alors observés sous des angles
