La morale d’un ministre, d’un roi, d’un homme public n’est
pas la mienne; elle ne peut l’être.
Les Sciences.
Les mathématiques. Leur influence sur le caractère
de l’homme et sur
son goût.
Qu’est-ce que cela prouve
12
.
Les physico-mathématiques. Éléments omis;
éléments mal
systématique.
La physique.
L’histoire naturelle.
La chimie.
La métaphysique. Berkeley
13
.
La morale.
12 CORR, III, p. 46: « Qu’il se tienne donc aux équations; c’est son lot. Cela
me rappelle ce froid géomètre [Roberval] qui, las d’entendre vanter Racine qu’il
ne connaissait que de réputation, se résolut enfin à le lire: à la fin de la première
scène de Phèdre: “Eh bien ! dit-il, qu’est-ce que cela prouve?” Si j’avais été là,
je lui aurais répondu: “Que tu ne sens rien, grosse souche”»; Satire première,
dans DPV, XII, p. 18: « Qu’est-ce que cela prouve?… C’est le jugement et le
mot d’un homme accoutumé dès ses jeunes ans à écrire à chaque bout de page:
Ce qu’il fallait démontrer»; Le Rêve cit. p. 127: « Philosophe, vous qui savez ce
qui se passe là ou ailleurs, dites-moi si la dissolution de différentes parties n’y
donne-t-elle pas des hommes de différents caractères? La cervelle, le cœur, la
poitrine, les pieds, les mains, les testicules... Oh ! comme cela simplifie la
morale !...».
13 Cf. Lettre sur les aveugles, dans DPV, IV, pp. 44-45: « On appelle idéalistes ces philosophes qui, n’ayant conscience que de leur existence et des sensations qui se succèdent au dedans d’eux-mêmes, n’admettent pas autre chose:
système extravagant qui ne pouvait, ce me semble, devoir sa naissance qu’à des
aveugles; système qui, à la honte de l’esprit humain et de la philosophie, est le
plus difficile à combattre, quoique le plus absurde de tous. Il est exposé avec
autant de franchise que de clarté dans trois dialogues du docteur Berkeley,
évêque de Cloyne »; Essai sur les règnes de Claude et de Néron [éd. 1782], dans
DPV, XXV, pp. 290-291: « A la honte de la raison humaine ce qu’on ne conçoit
point du tout, c’est comment ces sophistes n’ont jamais été solidement réfutés.
L’évêque de Cloyne a dit: Soit que je monte au haut des montagnes, soit que je
descende dans les vallées, ce n’est jamais que moi que j’aperçois; donc il est
possible qu’il n’existe que moi... Et Berkeley attend encore une réponse. Lier
l’existence réelle de son propre corps avec la sensation n’est point une chose
facile »; Promenade du sceptique, dans DPV, II, pp. 118-119; supra, Partie III,
chap. II: « Entendement ».
378
APPENDICE A
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pas la mienne; elle ne peut l’être.
Les Sciences.
Les mathématiques. Leur influence sur le caractère
de l’homme et sur
son goût.
Qu’est-ce que cela prouve
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.
Les physico-mathématiques. Éléments omis;
éléments mal
systématique.
La physique.
L’histoire naturelle.
La chimie.
La métaphysique. Berkeley
13
.
La morale.
12 CORR, III, p. 46: « Qu’il se tienne donc aux équations; c’est son lot. Cela
me rappelle ce froid géomètre [Roberval] qui, las d’entendre vanter Racine qu’il
ne connaissait que de réputation, se résolut enfin à le lire: à la fin de la première
scène de Phèdre: “Eh bien ! dit-il, qu’est-ce que cela prouve?” Si j’avais été là,
je lui aurais répondu: “Que tu ne sens rien, grosse souche”»; Satire première,
dans DPV, XII, p. 18: « Qu’est-ce que cela prouve?… C’est le jugement et le
mot d’un homme accoutumé dès ses jeunes ans à écrire à chaque bout de page:
Ce qu’il fallait démontrer»; Le Rêve cit. p. 127: « Philosophe, vous qui savez ce
qui se passe là ou ailleurs, dites-moi si la dissolution de différentes parties n’y
donne-t-elle pas des hommes de différents caractères? La cervelle, le cœur, la
poitrine, les pieds, les mains, les testicules... Oh ! comme cela simplifie la
morale !...».
13 Cf. Lettre sur les aveugles, dans DPV, IV, pp. 44-45: « On appelle idéalistes ces philosophes qui, n’ayant conscience que de leur existence et des sensations qui se succèdent au dedans d’eux-mêmes, n’admettent pas autre chose:
système extravagant qui ne pouvait, ce me semble, devoir sa naissance qu’à des
aveugles; système qui, à la honte de l’esprit humain et de la philosophie, est le
plus difficile à combattre, quoique le plus absurde de tous. Il est exposé avec
autant de franchise que de clarté dans trois dialogues du docteur Berkeley,
évêque de Cloyne »; Essai sur les règnes de Claude et de Néron [éd. 1782], dans
DPV, XXV, pp. 290-291: « A la honte de la raison humaine ce qu’on ne conçoit
point du tout, c’est comment ces sophistes n’ont jamais été solidement réfutés.
L’évêque de Cloyne a dit: Soit que je monte au haut des montagnes, soit que je
descende dans les vallées, ce n’est jamais que moi que j’aperçois; donc il est
possible qu’il n’existe que moi... Et Berkeley attend encore une réponse. Lier
l’existence réelle de son propre corps avec la sensation n’est point une chose
facile »; Promenade du sceptique, dans DPV, II, pp. 118-119; supra, Partie III,
chap. II: « Entendement ».
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APPENDICE A
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