Nous éditons ici le texte de l’« Avertissement » et des « Fragments » découverts par G. Dulac, sur la base du manuscrit de
Moscou, avec les variantes et adjonctions qu’on va signaler en
note, dans notre commentaire, par rapport au manuscrit V
2 du
fonds Vandeul (tome II de l’Inventaire de Dieckmann, n.a.fr. n°
13731
9 ) c’est-à-dire la « Préface des Dialogues » introduisant Le
Rêve de D’Alembert
10
, et par rapport au manuscrit SP
2 : les pages
introductives, sans titre, mises en tête de la version des Éléments
conservée à la Bibliothèque de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg
(dans le tome XXXI du fonds Diderot envoyé à Catherine II après
la mort du philosophe, en 1785).
Voici l’index de ces « Fragments dont on n’a pu retrouver la
véritable place » tel qu’on le reprend par les titres contenus dans
le manuscrit. Les arguments, à l’exception du dernier fragment,
rappellent dans leur succession les thèmes des chapitres initiaux
des Éléments, version SP. Dans les notes, on renvoie aussi aux
pages correspondantes de l’édition AT. Par cette confrontation,
on s’aperçoit qu’il s’agit d’une rédaction intermédiaire entre Le
Rêve et la synthèse du manuscrit Girbal. Raison pour laquelle le
premier éditeur italien a choisi, à juste titre, de publier ces Fragments à la suite du Rêve de D’Alembert, tels qu’on les trouve dans
le manuscrit de Moscou
11
:
1. De la sensibilité. Et de la loi de continuité dans la contexture
animale.
2. De la vie.
3. Des organes en général.
9 CORR, XIV, pp. 164-166: « Lettre 864. A Madame d’Épinay(?). [Septembre 1775] [note 1] Sources: Mss. B.N. N.a.fr. 13731, f° 2 et 3 – A.T., t. IX,
pp. 251-52. – le ms. Contient aussi la (moins bonne) copie des dialogues, mais
la remarque ne vaut pas pour notre texte. Assézat a reproduit un texte différent
(voir Inventaire cit., p. 16): il nous paraît être la contamination de deux versions
de la lettre; l’ouvrage préfacé a dû être présenté ensuite à une autre personne ».
G. Roth aussi avait donc donné, en 1968, une édition de l’« Avertissement », ou
« Lettre d’envoi » (suivant AT), qui était évidemment adressée à Catherine II et
non à Mme d’Épinay.
10 Cette « Préface » précède le texte du Rêve de D’Alembert le plus « vandeulisé », c’est-à-dire mutilé et censuré « par décence » (écrit ironiquement
Dieckmann, Inventaire cit., p. 26) des passages « scandaleux ».
11 D. Diderot, Dialoghi filosofici, éd. it. M. Brini Savorelli, Firenze, Le Lettere, 1990, pp. 84-110 et le riche commentaire, pp. 595-614.
370
INTRODUCTION
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 370
Précédent

- 371/514

Suivant