robuste
108 .
Il n’y a qu’une vertu, la justice; qu’un devoir, de se rendre
heureux; qu’un corollaire, de ne pas se surfaire la vie et de ne pas
craindre la mort.
362
PARTIE III
échappe à la main du destin qui ne sait par où le prendre, parce qu’il a brisé,
comme dit le stoïcien, les anses par lesquelles le fort saisit le faible, pour en disposer à son gré »; Introduction, note 154.
108 Cf. Le Rêve cit., pp. 179-180: « Le grand homme, s’il a malheureusement reçu cette disposition naturelle [de s’abandonner ‘à la discrétion du diaphragme’], s’occupera sans relâche à l’affaiblir, à la dominer, à se rendre maître
de ses mouvements et à conserver à l’origine du faisceau tout son empire. Alors
il se possédera au milieu des plus grands dangers, il jugera froidement, mais sainement. Rien de ce qui peut servir à ses vues, concourir à son but, ne lui échappera; on l’étonnera difficilement; il aura quarante-cinq ans; il sera grand roi,
grand ministre, grand politique, grand artiste, surtout grand comédien, grand
philosophe, grand poète, grand musicien, grand médecin; il régnera sur luimême et sur tout ce qui l’environne. Il ne craindra pas la mort, peur, comme a
dit sublimement le stoïcien, qui est une anse que saisit le robuste pour mener le
faible partout où il veut; il aura cassé l’anse et se sera en même temps affranchi
de toutes les tyrannies de ce monde. Les êtres sensibles ou les fous sont en
scène, il est au parterre; c’est lui qui est le sage ».
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 362
108 .
Il n’y a qu’une vertu, la justice; qu’un devoir, de se rendre
heureux; qu’un corollaire, de ne pas se surfaire la vie et de ne pas
craindre la mort.
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PARTIE III
échappe à la main du destin qui ne sait par où le prendre, parce qu’il a brisé,
comme dit le stoïcien, les anses par lesquelles le fort saisit le faible, pour en disposer à son gré »; Introduction, note 154.
108 Cf. Le Rêve cit., pp. 179-180: « Le grand homme, s’il a malheureusement reçu cette disposition naturelle [de s’abandonner ‘à la discrétion du diaphragme’], s’occupera sans relâche à l’affaiblir, à la dominer, à se rendre maître
de ses mouvements et à conserver à l’origine du faisceau tout son empire. Alors
il se possédera au milieu des plus grands dangers, il jugera froidement, mais sainement. Rien de ce qui peut servir à ses vues, concourir à son but, ne lui échappera; on l’étonnera difficilement; il aura quarante-cinq ans; il sera grand roi,
grand ministre, grand politique, grand artiste, surtout grand comédien, grand
philosophe, grand poète, grand musicien, grand médecin; il régnera sur luimême et sur tout ce qui l’environne. Il ne craindra pas la mort, peur, comme a
dit sublimement le stoïcien, qui est une anse que saisit le robuste pour mener le
faible partout où il veut; il aura cassé l’anse et se sera en même temps affranchi
de toutes les tyrannies de ce monde. Les êtres sensibles ou les fous sont en
scène, il est au parterre; c’est lui qui est le sage ».
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