Q Le ris sans savoir pourquoi, c’est par l’idée du ridicule qu’on
cherche à connaître: on cherche qui est-ce qui est bossu; on
cherche qui est-ce qui a dit une sottise.
Le ris est contagieux, on fait rire en riant.
Ris sobre, ris immodéré:
R le ris décompose, ôte la dignité: le
gros ris est bourgeois: pourquoi n’éclate-t-on guère seul et souvent en compagnie? Hommes et femmes de cour n’éclatent
guère.
Chap. VIII
Des organes
Les organes ont leur tact particulier: l’œil ne saurait souffrir
l’huile; l’estomac rejette l’émétique qui ne fait rien
S
à l’œil, ils
ont chacun leur enfance, leur jeunesse, leur âge de vigueur, leur
vieillesse et leur décrépitude
64
.
T
Ces âges varient dans un individu. Ils varient d’un individu à
l’autre.
Q Rire sans savoir pourquoi; jamais seul, en compagnie, idée du ridicule en
général qu’on cherche [...] une sottise etc.
R V: le ris décomposé ôte la dignité: le ris est bourgeois... ; SP: Ris. Pourquoi on n’éclate guère seul souvent en compagnie. Ris contagieux. Ris sobre,
immodéré. Ris décompose, ôte de la dignité. Hommes et femmes de cour
n’éclatent guère; le gros ris est bourgeois.
S à l’œil. ORGANES CONSIDÉRÉS COMME ANIMAUX. C’est qu’ils ont chacun
leur enfance...
64 Cf. Bordeu, Recherches anatomiques sur la position des glandes et sur
leurs actions cit., p. 164: « La sécrétion se réduit donc à une espèce de sensation, si l’on peut s’exprimer ainsi; les parties propres à exciter telle sensation
passeront et les autres seront rejetées; chaque glande, chaque orifice aura pour
ainsi dire, son goût particulier [...]. Enfin, chaque partie n’a-t-elle pas son tact
ou sa disposition particulière? L’œil ne saurait souffrir l’huile que l’estomac
retient à merveille, et celui-ci rejette l’émétique, qui ne fait presque point d’impression sur l’œil. Pourquoi les glandes n’auraient-elles pas leur tact, ou leur
goût particulier? Elles ont des nerfs en abondance; elles ont des ouvrages essentiels à faire; il faut qu’elles s’acquittent de leur devoir à la minute: pourquoi ne
seraient-elles pas dirigées par l’action nerveuse qui suppose, pour agir, une
espèce de sensation, ou d’action singulière de la part du corps qui excite les
nerfs?»; ce début de chapitre est une paraphrase, assez fidèle, de Bordeu.
T Ces âges varient dans plusieurs individus.
334
PARTIE III
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 334
cherche à connaître: on cherche qui est-ce qui est bossu; on
cherche qui est-ce qui a dit une sottise.
Le ris est contagieux, on fait rire en riant.
Ris sobre, ris immodéré:
R le ris décompose, ôte la dignité: le
gros ris est bourgeois: pourquoi n’éclate-t-on guère seul et souvent en compagnie? Hommes et femmes de cour n’éclatent
guère.
Chap. VIII
Des organes
Les organes ont leur tact particulier: l’œil ne saurait souffrir
l’huile; l’estomac rejette l’émétique qui ne fait rien
S
à l’œil, ils
ont chacun leur enfance, leur jeunesse, leur âge de vigueur, leur
vieillesse et leur décrépitude
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T
Ces âges varient dans un individu. Ils varient d’un individu à
l’autre.
Q Rire sans savoir pourquoi; jamais seul, en compagnie, idée du ridicule en
général qu’on cherche [...] une sottise etc.
R V: le ris décomposé ôte la dignité: le ris est bourgeois... ; SP: Ris. Pourquoi on n’éclate guère seul souvent en compagnie. Ris contagieux. Ris sobre,
immodéré. Ris décompose, ôte de la dignité. Hommes et femmes de cour
n’éclatent guère; le gros ris est bourgeois.
S à l’œil. ORGANES CONSIDÉRÉS COMME ANIMAUX. C’est qu’ils ont chacun
leur enfance...
64 Cf. Bordeu, Recherches anatomiques sur la position des glandes et sur
leurs actions cit., p. 164: « La sécrétion se réduit donc à une espèce de sensation, si l’on peut s’exprimer ainsi; les parties propres à exciter telle sensation
passeront et les autres seront rejetées; chaque glande, chaque orifice aura pour
ainsi dire, son goût particulier [...]. Enfin, chaque partie n’a-t-elle pas son tact
ou sa disposition particulière? L’œil ne saurait souffrir l’huile que l’estomac
retient à merveille, et celui-ci rejette l’émétique, qui ne fait presque point d’impression sur l’œil. Pourquoi les glandes n’auraient-elles pas leur tact, ou leur
goût particulier? Elles ont des nerfs en abondance; elles ont des ouvrages essentiels à faire; il faut qu’elles s’acquittent de leur devoir à la minute: pourquoi ne
seraient-elles pas dirigées par l’action nerveuse qui suppose, pour agir, une
espèce de sensation, ou d’action singulière de la part du corps qui excite les
nerfs?»; ce début de chapitre est une paraphrase, assez fidèle, de Bordeu.
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