Cette faculté n’est qu’un long enchaînement de causes et d’effets qui s’acheminent successivement, depuis le commencement
de la vie jusqu’à la mort.
La semence est une humeur, comme
H
le sang, la bile, le suc
pancréatique, qui a sa nature et son filtre particulier. Semence
forte et semence faible, dans chaque sexe (Aristote, comme Hippocrate, avec cette différence que le mâle fournit la forme et la
femelle la matière
78
).
sensible par rapport à sa source. Il n’y a aucun exposé des cinq systèmes sur la
génération, ni dans PL, ni dans EL.
G dans l’un et l’autre de toutes les parties…
H le sang, la lymphe, la bile…
78 Rappel de l’ancienne théorie de la double semence, qui avait encore son
succès au XVIII
e siècle. Diderot en avait parlé dans l’Interprétation de la nature,
DPV, IX, p. 38: « 13. On a découvert qu’il y a dans un sexe le même fluide séminal que dans l’autre sexe. Les parties qui contiennent ce fluide ne sont plus inconnues. On s’est aperçu des altérations singulières qui surviennent dans certains
organes de la femelle, quand la nature la presse fortement de rechercher le mâle.
Dans l’approche des sexes, quand on vient à comparer les symptômes du plaisir
de l’un aux symptômes du plaisir de l’autre, et qu’on s’est assuré que la volupté
se consomme dans tous les deux par des élancements également caractérisés, distincts et battus, on ne peut douter qu’il n’y ait aussi des émissions semblables du
fluide séminal. Mais où et comment se fait cette émission dans la femme? que
devient le fluide? quelle route suit-il? c’est ce qu’on ne saura que quand la
nature, qui n’est pas également mystérieuse en tout et partout, se sera dévoilée
dans une autre espèce: ce qui arrivera apparemment de l’une de ces deux
manières; ou les formes seront plus évidentes dans les organes; ou l’émission du
fluide se rendra sensible à son origine et sur toute sa route, par son abondance
extraordinaire »; cf. Aristote, De generatione animalium, I, 2, 716a, 3-17; II, 4,
738b; Maupertuis, Vénus physique cit., pp. 11-18: « Système des Anciens sur la
Génération »; Buffon, Histoire naturelle cit., vol. II, chap. IV, pp. 53-73: « De la
Génération des Animaux », qui présente la version plus moderne de cette théorie,
fondée sur le principe de l’excès (« la surabondance ») de molécules organiques
qui sont renvoyées dans les vésicules séminales des deux sexes, comme « une
espèce d’extrait de toutes les parties du corps », destinées à se reconstituer après,
dans un nouveau corps, pendant la conception, grâce à l’opération formatrice des
« moules organiques intérieurs »; Ibidem, p. 287: « Cette liqueur n’est pas composée, comme le dit Hippocrate, de deux liqueurs, l’une forte qui doit servir à
produire des mâles, et l’autre faible qui doit former les femelles, cette supposition est gratuite, et d’ailleurs je ne vois pas comment on peut concevoir que dans
une liqueur qui est l’extrait de toutes les parties du corps de la femelle, il y ait des
parties qui puissent produire des organes que la femelle na pas, c’est-à-dire, les
organes du mâle »; cf. Hippocratis Coï medicorum omnium principis Perì
Gonès, De genitura, Perì physios paidìou, de natura pueri, Parisiis, 1544.
ÉLÉMENTS ET PARTIES DU CORPS HUMAIN
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