T
Le thymus est une glande composée, aveugle, placée un peu
hors de la poitrine, entre les deux feuillets de la plèvre, derrière le
pli qu’elle forme et le sternum ; elle est formée d’une multitude
de lobes qui en composent deux grands; elle est très considérable
dans le fœtus.
La plèvre, membrane simple, couverte et formée par le tissu
cellulaire épaissi, plus dense que le péritoine et plus ferme au dos
qu’au sternum: elle se divise en deux sacs inégaux et ellipsoïdes;
elle n’est point irritable, elle n’a point de nerfs; dans l’inspiration
ces sacs descendent, ils montent dans l’expiration.
U
Le poumon est une chair molle, semblable à une éponge.
C’est un amas de petits lobes creux et de cavernes pleines d’air.
Ces lobes sont séparés par des intervalles intermédiaires, ils se
divisent et se subdivisent en une infinité de petits lobes, jusqu’à
ce qu’enfin chaque lobule se termine en de petites cellules membraneuses, de différentes figures, et qui communiquent entre
elles. La trachée-artère y conduit l’air.
La trachée-artère est un tube, en partie cartilagineux, en partie charnu, cylindrique et aplati. Ses divisions droite et gauche
s’appellent bronches. C’est une suite d’anneaux cartilagineux
plus solides par devant que par derrière. Ces anneaux sont élastiques; les bronches vont toujours en s’amollissant, en diminuant,
en se déformant jusqu’à ce qu’elles soient devenues membranes.
Un lobe du poumon peut se pourrir et l’autre rester sain. Telle
est l’utilité du médiastin.
grands ressorts de la machine, l’un qui constitue les hommes spirituels ou stupides, l’autre qui les sépare en deux classes, celle des âmes tendres et celle des
cœurs durs, et vous écrivez un traité de l’homme !». Cette doctrine sera reprise
aussi dans le Paradoxe sur le comédien (DPV, XX, p. 432); elle vient de Buffon,
Histoire naturelle de l’homme cit., vol. II, pp. 529-531: « Il n’est pas possible
d’empêcher le changement de couleur, parce qu’il dépend d’un mouvement du
sang occasionné par l’action du diaphragme qui est le principal organe du sentiment intérieur »; voir l’excellente synthèse de J. Deprun, « L’anthropologie de
Diderot: monisme métaphysique et dualisme fonctionnel », dans A. Mango
(éd.), Diderot. Il politico, il filosofo, lo scrittore, Milan, 1986, pp. 115-122.
T THYMUS. C’est une glande […]. LA PLÈVRE. C’est une membrane […]
n’est point irritable et n’a point […] descendent, dans l’expiration ils montent.
U POUMON. C’est une chair […] d’air. Le poumon est composé de lobes […]
intermédiaires; ces lobes se divisent, se sous-divisent […] qui communiquent
toutes entre elles.
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PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 212
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