tée au delà de la torpeur et que tout semble toucher au point de
rupture.
Les nerfs après une secousse violente conservent une trépidation violente, qui dure quelquefois très longtemps: cela est
démontré par le tremblement universel, qui n’est qu’une succession
W
rapide de petites contractions et de petits relâchements.
Rien qui ressemble davantage aux ondulations de la corde
vibrante: rien qui prouve mieux la durée de la sensation et qui
conduise plus directement au phénomène de la comparaison de
deux idées dans l’opération de l’entendement, qu’on appelle
jugement (voyez la 3
e partie)
27
.
Chap. VII
Fluide nerveux
28
Le cerveau est le filtre et le cervelet le réservoir du fluide
X
nerveux. Ce fluide est, dit-on, le principe de la force du nerf ; il parcourt 900 pied en une minute;
Y
sa perte jette dans l’accablement,
qu’est-ce que ce fluide?
W rapide et tumultueuse de petites contractions…
27 C’est la métaphore de l’entendement comme un « clavecin qui se pince soimême », cf. Le Rêve cit., pp. 101-103; infra, p. 287 ss. ; Introduction, 4.1, p. 80.
28 PL ne mentionne pas ce chapitre, dont le sujet est abordé par Haller
encore dans le contexte de l’étude « Du Cerveau » (pp. 194-246). Diderot
conteste la légitimité de l’usage de cette notion d’un « fluide » répandu partout
dans le corps et qui « fait la sensation », provenant des méninges; réminiscence
de Buffon, Histoire naturelle cit., vol. VII, « Les Animaux carnassiers » cit.
(supra, note 20); mais la cible est aussi Marat, De l’Homme cit., vol. I, « De la
structure des Nerfs », pp. 30-31: « Les nerfs sont des productions des Méninges.
Dans le cerveau, le cervelet et le canal de l’épine, ces membranes renferment
une substance moelleuse imprégnée d’une lymphe subtile. On démontre l’existence de cette lymphe dans l’intérieur du cerveau. Il n’y a point d’Anatomiste
qui n’en ait trouvé dans les ventricules de ce viscère et qui ne se soit assuré par
des observations constantes qu’elle y est naturelle ». Diderot isole ce sujet pour
mieux le réfuter.
X nerveux. Le fluide nerveux parcourrait 900 pieds en une minute.
Y FNR: Les parois seules des nerfs sont douées de sensibilité. De petites
cordes blanches, disséminées dans la substance médullaire du cerveau, paraissent être l’origine première des nerfs. Il naît de pareilles cordes de la moelle épinière. La moelle épinière est aussi insensible. (p. 54, l. 24-p. 55, l.7; AT, 279).
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PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 180
rupture.
Les nerfs après une secousse violente conservent une trépidation violente, qui dure quelquefois très longtemps: cela est
démontré par le tremblement universel, qui n’est qu’une succession
W
rapide de petites contractions et de petits relâchements.
Rien qui ressemble davantage aux ondulations de la corde
vibrante: rien qui prouve mieux la durée de la sensation et qui
conduise plus directement au phénomène de la comparaison de
deux idées dans l’opération de l’entendement, qu’on appelle
jugement (voyez la 3
e partie)
27
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Chap. VII
Fluide nerveux
28
Le cerveau est le filtre et le cervelet le réservoir du fluide
X
nerveux. Ce fluide est, dit-on, le principe de la force du nerf ; il parcourt 900 pied en une minute;
Y
sa perte jette dans l’accablement,
qu’est-ce que ce fluide?
W rapide et tumultueuse de petites contractions…
27 C’est la métaphore de l’entendement comme un « clavecin qui se pince soimême », cf. Le Rêve cit., pp. 101-103; infra, p. 287 ss. ; Introduction, 4.1, p. 80.
28 PL ne mentionne pas ce chapitre, dont le sujet est abordé par Haller
encore dans le contexte de l’étude « Du Cerveau » (pp. 194-246). Diderot
conteste la légitimité de l’usage de cette notion d’un « fluide » répandu partout
dans le corps et qui « fait la sensation », provenant des méninges; réminiscence
de Buffon, Histoire naturelle cit., vol. VII, « Les Animaux carnassiers » cit.
(supra, note 20); mais la cible est aussi Marat, De l’Homme cit., vol. I, « De la
structure des Nerfs », pp. 30-31: « Les nerfs sont des productions des Méninges.
Dans le cerveau, le cervelet et le canal de l’épine, ces membranes renferment
une substance moelleuse imprégnée d’une lymphe subtile. On démontre l’existence de cette lymphe dans l’intérieur du cerveau. Il n’y a point d’Anatomiste
qui n’en ait trouvé dans les ventricules de ce viscère et qui ne se soit assuré par
des observations constantes qu’elle y est naturelle ». Diderot isole ce sujet pour
mieux le réfuter.
X nerveux. Le fluide nerveux parcourrait 900 pieds en une minute.
Y FNR: Les parois seules des nerfs sont douées de sensibilité. De petites
cordes blanches, disséminées dans la substance médullaire du cerveau, paraissent être l’origine première des nerfs. Il naît de pareilles cordes de la moelle épinière. La moelle épinière est aussi insensible. (p. 54, l. 24-p. 55, l.7; AT, 279).
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