Les fibres génératrices du nerf viennent de toutes les parties
du cerveau: de là il conserve encore sa fonction, même après la
destruction d’une partie du cerveau: de là, animal.
Liez un nerf : la ligature intercepte la liaison entre l’origine du
faisceau et la partie qui est au-dessous de la
L
ligature; cette partie
reste paralysée; piquez-la, elle se contracte et se meut comme un
animal.
La matière électrique n’est pas retenue par les nerfs, puisqu’on la communique; elle pénètre tout l’animal et distribue sa
puissance aussi bien aux chairs qu’aux graisses et aux nerfs.
Trois choses à considérer dans le nerf : son tronc moelleux; la
lymphe subtile séparée de la partie moelleuse; ses enveloppes,
expansion des méninges, seule partie sensible, car la substance
du cerveau ne l’est pas
M
.
La force nerveuse dépend de la multitude
N
des fibrilles nerveuses.
Quand les fibres dont les fibrilles sont composées seraient très
faibles, cela n’empêcherait point que le nerf n’eût une très grande
résistance.
Raison
O de la force contractile du nerf : les fils de la soie, les
fils de l’araignée, les fibres renflées du bois blanc, les fibres
ligneuses des plantes quoique molles.
Quelque durs que soient les nerfs, ils s’amollissent dans les
viscères, dans les muscles, dans les organes des sens avant que
d’avoir à s’acquitter de leurs fonctions.
P
Sans l’intervention des nerfs, nulle sensation
Q
. Les images
des choses vues se font dans l’œil et sont aperçues du cerveau.
L ligature. Piquez la partie paralysée, elle se contracte
M point
N FNR: des fibrilles nerveuses. Le muscle se gonfle dans l’action. (p. 141,
l. 20-21; AT, 321).
O Raisons
P FNR: La plupart des maladies, presque toutes sont nerveuses. La médecine
aurait fait un grand pas, si cette proposition était bien prouvée. Multitude de
phénomènes ramenés à une seule cause. Nerfs organes du sentiment et du mouvement. L’affection des nerfs est-elle toujours principe, n’est-elle jamais effet
du désordre? Nulle sensation sans l’intervention des nerfs. (p. 133, l. 10-18; AT,
318) [cf. 2
de partie, chap. V: « Cerveau », note 18: dans SP ce passage suit la
description de l’expérience de Meckel].
Q FNR: Leur paralysie générale serait accompagnée non de la mort peut-être,
mais d’une stupidité complète et même du manque d’aucun besoin. (p. 133,
l. 19-22; AT, 318).
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PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 178
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