Ils sont les organes du mouvement, les serviteurs du cerveau;
le mouvement va du tronc aux rameaux et quelquefois des
rameaux au tronc: coupez un nerf, le mouvement cesse à la partie inférieure, reste à la partie supérieure.
B Ils sont aussi les principes du sentiment et de l’action.
Action, sentiment détruits ou suspendus par l’impression la plus
légère qui se fasse à leur extrémité, par une molécule d’opium:
d’où naît la distinction de
C
deux maladies nerveuses
24
; les unes,
qui portent le désordre à l’origine; les autres où le désordre de
l’origine
D
descend aux brins.
S’il y a force et vigueur à l’origine et faiblesse et délicatesse aux
brins, ceux-ci seront sans cesse secoués; s’il y a force et vigueur
aux brins et faiblesse et délicatesse à l’origine, autre sorte d’agitation: deux manières dont
E
l’harmonie générale peut être troublée.
Toutes les parties du corps communiquent entre elles et avec
le cerveau par les nerfs. Les nerfs forment, avec le cerveau, un
tout semblable au bulbe
F et à ses racines filamenteuses. Il n’y a
peut-être pas un point de l’animal qui ne soit atteint de quelquesuns
G de ces filets.
H
Une goutte de liqueur spiritueuse sur les houppes nerveuses
qui tapissent l’estomac, ranime toute la machine défaillante: un
mouvement d’admiration ou d’horreur fait frissonner toutes les
B Voilà les principes…
C deux sortes de maladies…
24 Cf. R. Whytt, Les Vapeurs et maladies nerveuses, hypocondriaques, ou
hystériques. Reconnues et traitées dans les deux, 2 vol., éd. fr. Lébègue de
Presle, Paris, 1767, vol. I, chap. II: «Des Maladies nerveuses, hypocondriaques
et hystériques en général. § 1. Les nerfs sont sujets ainsi que toutes les autres
parties du corps, à diverses maladies qui ont pour cause, soit un vice de leurs
tuniques et de leur substance médullaire, soit un vice dans le cerveau et dans la
moelle épinière dont tous les nerfs tirent leur origine ». L’ouvrage de Whytt (1
e
éd. Edinburgh, 1765) sert à Diderot de repère pour ce sujet, si important, du
« vice » de l’esprit-cerveau.
D FNR: descend aux brins. Presque point de maladie qu’on ne pût appeler
nerveuse. S’il y a force… (p. 131, l. 13-15; AT, 317).
E l’harmonie générale de la machine peut…
F V: pulpe
G quelqu’un
H FNR: Voulez-vous deux effets de l’action et de la réaction des filets sur
l’origine du faisceau et de l’origine du faisceau sur les filets? Une goutte de
liqueur… (p. 148, l. 2-5; AT, 324).
176
PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 176
le mouvement va du tronc aux rameaux et quelquefois des
rameaux au tronc: coupez un nerf, le mouvement cesse à la partie inférieure, reste à la partie supérieure.
B Ils sont aussi les principes du sentiment et de l’action.
Action, sentiment détruits ou suspendus par l’impression la plus
légère qui se fasse à leur extrémité, par une molécule d’opium:
d’où naît la distinction de
C
deux maladies nerveuses
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; les unes,
qui portent le désordre à l’origine; les autres où le désordre de
l’origine
D
descend aux brins.
S’il y a force et vigueur à l’origine et faiblesse et délicatesse aux
brins, ceux-ci seront sans cesse secoués; s’il y a force et vigueur
aux brins et faiblesse et délicatesse à l’origine, autre sorte d’agitation: deux manières dont
E
l’harmonie générale peut être troublée.
Toutes les parties du corps communiquent entre elles et avec
le cerveau par les nerfs. Les nerfs forment, avec le cerveau, un
tout semblable au bulbe
F et à ses racines filamenteuses. Il n’y a
peut-être pas un point de l’animal qui ne soit atteint de quelquesuns
G de ces filets.
H
Une goutte de liqueur spiritueuse sur les houppes nerveuses
qui tapissent l’estomac, ranime toute la machine défaillante: un
mouvement d’admiration ou d’horreur fait frissonner toutes les
B Voilà les principes…
C deux sortes de maladies…
24 Cf. R. Whytt, Les Vapeurs et maladies nerveuses, hypocondriaques, ou
hystériques. Reconnues et traitées dans les deux, 2 vol., éd. fr. Lébègue de
Presle, Paris, 1767, vol. I, chap. II: «Des Maladies nerveuses, hypocondriaques
et hystériques en général. § 1. Les nerfs sont sujets ainsi que toutes les autres
parties du corps, à diverses maladies qui ont pour cause, soit un vice de leurs
tuniques et de leur substance médullaire, soit un vice dans le cerveau et dans la
moelle épinière dont tous les nerfs tirent leur origine ». L’ouvrage de Whytt (1
e
éd. Edinburgh, 1765) sert à Diderot de repère pour ce sujet, si important, du
« vice » de l’esprit-cerveau.
D FNR: descend aux brins. Presque point de maladie qu’on ne pût appeler
nerveuse. S’il y a force… (p. 131, l. 13-15; AT, 317).
E l’harmonie générale de la machine peut…
F V: pulpe
G quelqu’un
H FNR: Voulez-vous deux effets de l’action et de la réaction des filets sur
l’origine du faisceau et de l’origine du faisceau sur les filets? Une goutte de
liqueur… (p. 148, l. 2-5; AT, 324).
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