seur en chirurgie à Acqui, a vu une différence sensible dans les
lobes, dans leur union, leur quantité
J
, leur ordre, l’étendue des
K
lames qui les constituent, leurs rameaux médullaires et dans la
distribution de ces derniers, tant relativement à eux qu’aux lobes
qu’elles composent. Certains rameaux qui dans un cerveau font
partie d’un lobe, manquent dans
L
d’autres, ou sont communs aux
deux lobes, ou touchent à peine un lobe opposé. Les sillons du
cerveau varient d’un sujet à un autre, en étendue et en profondeur.
La structure des lobes varie relativement à chaque hémisphère du
cerveau. Transposition
M dans leurs parties: variété dans la situation des parties placées au côté le plus bas: parties plus compliquées que d’autres: dans l’arrangement des lames qui les
composent, rien de fixe et de déterminé.
Le professeur Meckel
N18 attribue, sur des expériences réitérées, le dérangement de la raison à la pesanteur spécifique du cerveau. Il résulte de ses observations que la substance médullaire
de l’homme mort en bon sens est plus pesante que celle des animaux et celle des animaux plus pesante que celle des fous
19
.
Le cerveau n’est qu’un organe sécrétoire
20
. L’état des fibrilles
blanches répandues dans sa substance, celui du sensorium comJ V: qualité; [Vdl corr.: quantité]
K lames qui constituent leurs rameaux […] tant relative entre eux qu’aux
lobes…
L V: cet autre [Vdl corr.: d’autres] […] à peine au lobe…
M V: Transpiration
N V: Mecthel
18 J.-F. Meckel (1714-1774), médecin et anatomiste allemand, auteur des
Recherches des causes de la folie, qui viennent du vice des parties internes du
corps humain, Paris, 1764; auteur aussi d’un Tractatus anatomico physiologicus de quinto pare nervorum cerebri, Gottingæ, 1748; De Vasis lymphaticis
opuscula anatomica, Lipsiae, 1760; Tractatus de morbo hermisso congenito
singulari et complicato feliciter curato, Berolini, 1772; Meckel était partisan de
la thèse d’un cerveau conçu comme une « glandule conglobée » nourricière.
19 Cf. Le Camus, Médecine de l’esprit cit., vol. I, p. 52.
20 Diderot ne fait que transcrire, à la lettre, Buffon, Histoire naturelle cit.,
vol. VII: «Les Animaux carnassiers » (Paris, 1758), in op. cit., p. 122: « Le cerveau, au lieu d’être le siège des sensations, le principe du sentiment, ne sera
donc qu’un organe de sécrétion et de nutrition ». Cependant, le philosophe est
contraire à cette opinion; et cela témoigne le caractère d’honnête compte-rendu
de ce chapitre où l’on relate les différents thèses d’un débat scientifique en
cours. Diderot y donnera sa contribution dans la Partie III des Éléments; infra,
pp. 293 ss. et Introduction, 4.1.
172
PARTIE II
AL-962-02-Texte 1 9.6.2004 15:19 Page 172
lobes, dans leur union, leur quantité
J
, leur ordre, l’étendue des
K
lames qui les constituent, leurs rameaux médullaires et dans la
distribution de ces derniers, tant relativement à eux qu’aux lobes
qu’elles composent. Certains rameaux qui dans un cerveau font
partie d’un lobe, manquent dans
L
d’autres, ou sont communs aux
deux lobes, ou touchent à peine un lobe opposé. Les sillons du
cerveau varient d’un sujet à un autre, en étendue et en profondeur.
La structure des lobes varie relativement à chaque hémisphère du
cerveau. Transposition
M dans leurs parties: variété dans la situation des parties placées au côté le plus bas: parties plus compliquées que d’autres: dans l’arrangement des lames qui les
composent, rien de fixe et de déterminé.
Le professeur Meckel
N18 attribue, sur des expériences réitérées, le dérangement de la raison à la pesanteur spécifique du cerveau. Il résulte de ses observations que la substance médullaire
de l’homme mort en bon sens est plus pesante que celle des animaux et celle des animaux plus pesante que celle des fous
19
.
Le cerveau n’est qu’un organe sécrétoire
20
. L’état des fibrilles
blanches répandues dans sa substance, celui du sensorium comJ V: qualité; [Vdl corr.: quantité]
K lames qui constituent leurs rameaux […] tant relative entre eux qu’aux
lobes…
L V: cet autre [Vdl corr.: d’autres] […] à peine au lobe…
M V: Transpiration
N V: Mecthel
18 J.-F. Meckel (1714-1774), médecin et anatomiste allemand, auteur des
Recherches des causes de la folie, qui viennent du vice des parties internes du
corps humain, Paris, 1764; auteur aussi d’un Tractatus anatomico physiologicus de quinto pare nervorum cerebri, Gottingæ, 1748; De Vasis lymphaticis
opuscula anatomica, Lipsiae, 1760; Tractatus de morbo hermisso congenito
singulari et complicato feliciter curato, Berolini, 1772; Meckel était partisan de
la thèse d’un cerveau conçu comme une « glandule conglobée » nourricière.
19 Cf. Le Camus, Médecine de l’esprit cit., vol. I, p. 52.
20 Diderot ne fait que transcrire, à la lettre, Buffon, Histoire naturelle cit.,
vol. VII: «Les Animaux carnassiers » (Paris, 1758), in op. cit., p. 122: « Le cerveau, au lieu d’être le siège des sensations, le principe du sentiment, ne sera
donc qu’un organe de sécrétion et de nutrition ». Cependant, le philosophe est
contraire à cette opinion; et cela témoigne le caractère d’honnête compte-rendu
de ce chapitre où l’on relate les différents thèses d’un débat scientifique en
cours. Diderot y donnera sa contribution dans la Partie III des Éléments; infra,
pp. 293 ss. et Introduction, 4.1.
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