chapitre 32 La diversité des Animaux : un aperçu
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comme les méduses) et ont une symétrie qui leur permet d’entrer en contact avec leur environnement par toutes les parties
de leur corps ; les organes sensoriels sont répartis à peu près
également sur le pourtour de l’animal. Pour leur part, les
Bilatériens se déplacent de façon autonome d’un endroit à
l’autre. Chez la plupart d’entre eux, le système nerveux central
permet de coordonner des mouvements complexes, comme
ramper, creuser, voler ou nager. Selon des observations paléontologiques, ces deux types de symétrie, fondamentalement
différents, existent depuis au moins 550 millions d’années.
Les tissus
Les plans d’organisation corporelle des Animaux varient aussi
en fonction de la structure de leurs tissus. Les vrais tissus sont
des groupes de cellules spécialisées isolées des autres tissus
par des couches membraneuses. Si les Éponges et quelques
autres groupes en sont dépourvus, chez tous les autres
Animaux, les cellules de l’embryon s’organisent en feuillets
pendant la gastrulation (voir la figure 32.2). Au cours du développement, ces feuillets embryonnaires concentriques forment
les divers tissus et organes. L’ectoderme, feuillet qui recouvre
l’embryon, devient la couche externe de l’Animal et, dans
certains embranchements, le système nerveux central. L’endoderme, feuillet embryonnaire profond, tapisse le sac, ou
archentéron, qui prend forme pendant la gastrulation. Il
donne naissance, notamment, au revêtement intérieur du
tube digestif et aux organes qui en sont issus, comme le foie
et les poumons des Vertébrés.
Les Animaux qui ne possèdent que ces deux feuillets
embryonnaires sont dits diploblastiques. Cette catégorie
inclut les Cnidaires (les méduses et les coraux, par exemple)
et les Cténophores (voir le chapitre 33). Tous les Bilatériens
produisent un troisième feuillet embryonnaire, le mésoderme, qui remplit presque tout l’espace se trouvant entre
l’ectoderme et l’endoderme. On qualifie donc les Bilatériens
de triploblastiques (pourvus de trois feuillets embryonnaires). Le mésoderme donne naissance aux muscles et aux
autres organes situés entre le tube digestif et le revêtement
externe de l’animal. Cette catégorie comprend une grande
variété d’Animaux, des Plathelminthes aux Vertébrés en passant par les Arthropodes. (Certains animaux diploblastiques
sont munis d’un troisième feuillet, mais celui-ci est loin
d’être aussi bien développé que le mésoderme des animaux
qu’on considère comme triploblastiques.)
Les cavités corporelles
La plupart des animaux triploblastiques possèdent une cavité
corporelle, c’est-à-dire un espace rempli de liquide ou d’air
qui se trouve entre le tube digestif et l’enveloppe corporelle.
Cette cavité corporelle s’appelle aussi cœlome (du grec koilos,
« creux »). Un « vrai » cœlome se forme à partir de tissus
provenant du mésoderme. Les couches interne et externe
du tissu qui tapisse le cœlome se relient et constituent une
membrane appelée péritoine. Elles forment des structures qui
suspendent les organes internes dans la cavité. Les animaux
qui possèdent ce type de structure sont les Cœlomates
(figure 32.8a).
Chez certains animaux triploblastiques, une cavité se développe à partir du mésoderme et de l’endoderme (figure 32.8b).
Une telle cavité porte le nom de pseudocœlome (du grec pseudo,
« faux »), et les animaux qui possèdent ce type de structure
s’appellent Pseudocœlomates. Malgré son nom, le pseudocœlome n’est pas faux ; c’est une cavité entièrement fonctionnelle. Enfin, certains animaux triploblastiques sont dépourvus
de cœlome (figure 32.8c). Ce sont les Acœlomates (du grec
a, « sans », et koilos, « creux ») : leurs organes internes sont logés
dans un tissu appelé mésenchyme.
La cavité corporelle remplit de nombreuses fonctions.
Tout d’abord, le liquide qu’elle contient protège les organes et
amortit les chocs qui risquent de causer des blessures internes.
Chez les Cœlomates à corps mou, comme le ver de terre, le
liquide incompressible qui emplit la cavité fait office de squelette hydrostatique contre lequel les muscles prennent appui
pour exécuter des mouvements ; ces animaux peuvent donc
se déplacer, bien qu’ils ne possèdent pas de membres. Le
cœlome rend également possible la croissance des organes
internes (notre tube digestif ne pourrait avoir autant de replis
ni être aussi long si nous ne possédions pas de cœlome). Par
ailleurs, il permet à ces organes de prendre l’expansion nécessaire pour remplir leur fonction (notamment lors du développement des embryons) ou de bouger indépendamment de
l’enveloppe corporelle externe. Si, par exemple, vous ne possédiez pas de cœlome, chaque battement de votre cœur ou
chaque mouvement de votre intestin créerait une déformation à la surface de votre corps.
Les termes Cœlomates et Pseudocœlomates renvoient aux
organismes qui présentent un plan d’organisation corporelle
similaire, et qui font donc partie du même grade, c’est-à-dire
m Figure 32.7 La symétrie corporelle. Le pot à fleurs et la pelle sont
des analogies qui permettent de distinguer les deux types de symétrie.
(a) Symétrie radiaire. Les parties des animaux radiaires comme l’anémone
de mer (Cnidaire) rayonnent à partir du centre. Théoriquement, toute
coupe, pourvu qu’elle passe par l’axe central de l’animal, donne deux
parties qui se ressemblent comme un objet et son image dans un miroir.
(b) Symétrie bilatérale. Les animaux à symétrie bilatérale comme le homard
(Arthropode) possèdent un côté droit et un côté gauche. Un seul type de
coupe permet de les diviser en deux images identiques.
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comme les méduses) et ont une symétrie qui leur permet d’entrer en contact avec leur environnement par toutes les parties
de leur corps ; les organes sensoriels sont répartis à peu près
également sur le pourtour de l’animal. Pour leur part, les
Bilatériens se déplacent de façon autonome d’un endroit à
l’autre. Chez la plupart d’entre eux, le système nerveux central
permet de coordonner des mouvements complexes, comme
ramper, creuser, voler ou nager. Selon des observations paléontologiques, ces deux types de symétrie, fondamentalement
différents, existent depuis au moins 550 millions d’années.
Les tissus
Les plans d’organisation corporelle des Animaux varient aussi
en fonction de la structure de leurs tissus. Les vrais tissus sont
des groupes de cellules spécialisées isolées des autres tissus
par des couches membraneuses. Si les Éponges et quelques
autres groupes en sont dépourvus, chez tous les autres
Animaux, les cellules de l’embryon s’organisent en feuillets
pendant la gastrulation (voir la figure 32.2). Au cours du développement, ces feuillets embryonnaires concentriques forment
les divers tissus et organes. L’ectoderme, feuillet qui recouvre
l’embryon, devient la couche externe de l’Animal et, dans
certains embranchements, le système nerveux central. L’endoderme, feuillet embryonnaire profond, tapisse le sac, ou
archentéron, qui prend forme pendant la gastrulation. Il
donne naissance, notamment, au revêtement intérieur du
tube digestif et aux organes qui en sont issus, comme le foie
et les poumons des Vertébrés.
Les Animaux qui ne possèdent que ces deux feuillets
embryonnaires sont dits diploblastiques. Cette catégorie
inclut les Cnidaires (les méduses et les coraux, par exemple)
et les Cténophores (voir le chapitre 33). Tous les Bilatériens
produisent un troisième feuillet embryonnaire, le mésoderme, qui remplit presque tout l’espace se trouvant entre
l’ectoderme et l’endoderme. On qualifie donc les Bilatériens
de triploblastiques (pourvus de trois feuillets embryonnaires). Le mésoderme donne naissance aux muscles et aux
autres organes situés entre le tube digestif et le revêtement
externe de l’animal. Cette catégorie comprend une grande
variété d’Animaux, des Plathelminthes aux Vertébrés en passant par les Arthropodes. (Certains animaux diploblastiques
sont munis d’un troisième feuillet, mais celui-ci est loin
d’être aussi bien développé que le mésoderme des animaux
qu’on considère comme triploblastiques.)
Les cavités corporelles
La plupart des animaux triploblastiques possèdent une cavité
corporelle, c’est-à-dire un espace rempli de liquide ou d’air
qui se trouve entre le tube digestif et l’enveloppe corporelle.
Cette cavité corporelle s’appelle aussi cœlome (du grec koilos,
« creux »). Un « vrai » cœlome se forme à partir de tissus
provenant du mésoderme. Les couches interne et externe
du tissu qui tapisse le cœlome se relient et constituent une
membrane appelée péritoine. Elles forment des structures qui
suspendent les organes internes dans la cavité. Les animaux
qui possèdent ce type de structure sont les Cœlomates
(figure 32.8a).
Chez certains animaux triploblastiques, une cavité se développe à partir du mésoderme et de l’endoderme (figure 32.8b).
Une telle cavité porte le nom de pseudocœlome (du grec pseudo,
« faux »), et les animaux qui possèdent ce type de structure
s’appellent Pseudocœlomates. Malgré son nom, le pseudocœlome n’est pas faux ; c’est une cavité entièrement fonctionnelle. Enfin, certains animaux triploblastiques sont dépourvus
de cœlome (figure 32.8c). Ce sont les Acœlomates (du grec
a, « sans », et koilos, « creux ») : leurs organes internes sont logés
dans un tissu appelé mésenchyme.
La cavité corporelle remplit de nombreuses fonctions.
Tout d’abord, le liquide qu’elle contient protège les organes et
amortit les chocs qui risquent de causer des blessures internes.
Chez les Cœlomates à corps mou, comme le ver de terre, le
liquide incompressible qui emplit la cavité fait office de squelette hydrostatique contre lequel les muscles prennent appui
pour exécuter des mouvements ; ces animaux peuvent donc
se déplacer, bien qu’ils ne possèdent pas de membres. Le
cœlome rend également possible la croissance des organes
internes (notre tube digestif ne pourrait avoir autant de replis
ni être aussi long si nous ne possédions pas de cœlome). Par
ailleurs, il permet à ces organes de prendre l’expansion nécessaire pour remplir leur fonction (notamment lors du développement des embryons) ou de bouger indépendamment de
l’enveloppe corporelle externe. Si, par exemple, vous ne possédiez pas de cœlome, chaque battement de votre cœur ou
chaque mouvement de votre intestin créerait une déformation à la surface de votre corps.
Les termes Cœlomates et Pseudocœlomates renvoient aux
organismes qui présentent un plan d’organisation corporelle
similaire, et qui font donc partie du même grade, c’est-à-dire
m Figure 32.7 La symétrie corporelle. Le pot à fleurs et la pelle sont
des analogies qui permettent de distinguer les deux types de symétrie.
(a) Symétrie radiaire. Les parties des animaux radiaires comme l’anémone
de mer (Cnidaire) rayonnent à partir du centre. Théoriquement, toute
coupe, pourvu qu’elle passe par l’axe central de l’animal, donne deux
parties qui se ressemblent comme un objet et son image dans un miroir.
(b) Symétrie bilatérale. Les animaux à symétrie bilatérale comme le homard
(Arthropode) possèdent un côté droit et un côté gauche. Un seul type de
coupe permet de les diviser en deux images identiques.
