764 cinquième partie La diversité biologique à travers l’évolution
embranchements modernes, dont les premiers spécimens
d’Arthropodes, de Cordés et d’Échinodermes. Beaucoup de
ces fossiles distinctifs, parmi lesquels se trouvent les premiers
Animaux au squelette dur recouvert d’une couche minérale,
ne ressemblent pas à la plupart des Animaux modernes
(figure 32.5). Pourtant, selon les paléontologues, la majorité
de ces fossiles cambriens appartiennent à des embranchements d’Animaux existants ou leur sont du moins étroi tement apparentés.
La diversification des embranchements d’Animaux durant
le Cambrien coïncide avec le déclin de la diversité de la faune
d’Ediacara. Comment expliquer ces mouvements ? Il existe
actuellement plusieurs hypothèses. Certaines observations
laissent penser qu’au cours du Cambrien des prédateurs ont
acquis des adaptations, notamment de nouvelles formes de
locomotion, qui les ont aidés à attraper leurs proies. Quant
aux proies, elles ont acquis de nouveaux moyens de défense,
des enveloppes protectrices, par exemple. Avec l’émergence
de nouvelles relations prédateurs-proies, la sélection naturelle
pourrait avoir entraîné le déclin de certains groupes et la prolifération d’autres groupes. Une deuxième hypothèse porte sur
l’augmentation de la concentration du dioxygène atmosphérique qui a précédé l’explosion du Cambrien. La plus grande
disponibilité du dioxygène aurait permis aux Animaux possédant une taille plus grande et un métabolisme plus rapide
que les autres de prospérer tout en attaquant d’autres espèces.
Selon une troisième hypothèse, l’origine des gènes Hox ainsi
que d’autres modifications génétiques influant sur la régulation du développement ont facilité l’évolution de nouvelles
variations morphologiques. Ces hypothèses ne sont toutefois pas incompatibles ; chacun des facteurs, soit les relations prédateurs-proies, les changements atmosphériques et
les modifications dans la régulation du développement,
pourrait avoir joué un rôle.
Le Cambrien a été suivi de l’Ordovicien, du Silurien et du
Dévonien. Ces trois périodes ont été marquées par une
progression de la diversification animale, mais aussi par des
épisodes d’extinctions massives (voir la figure 25.15, p. 602).
Animaux
Les données génétiques indiquent que les Choanoflagellés
et les Animaux seraient des taxons frères. De plus, on a
découvert chez des Choanoflagellés des gènes d’activation
et des protéines d’adhésion qui n’avaient été observés que
chez les Animaux.
3
Des choanocytes semblables ont été observés chez d’autres Animaux,
dont les Cnidaires, les Plathelminthes (vers plats) et les Échinodermes,
mais nul n’a relevé leur présence chez d’autres Protistes que les
Choanoflagellés, pas plus que chez les Végétaux ou les Eumycètes.
2
AUTRES
EUCARYOTES
Choanoflagellés
Éponges
Autres Animaux
Choanoflagellé
Choanocyte
Sur le plan morphologique,
les Choanoflagellés et les
choanocytes des Éponges
sont presque impossibles
à distinguer.
1
m  Figure 32.3 Trois sources de résultats à l’appui des liens étroits
existant entre les Choanoflagellés et les Animaux.
Les données décrites en ➌ sont-elles cohérentes avec les prédictions
que les observations en ➊ et en ➋ permettent d’avancer ?
Expliquez votre réponse.
?
m  Figure 32.4 Des fossiles d’Ediacara. Ces fossiles datant d’il y a
565 à 550 millions d’années comprennent des Animaux présentant :
(a) des formes étoilées simples et (b) des segments corporels
et des pattes multiples.
1,5 cm
0,4 cm
(a) Mawsonites spriggi
(b) Spriggina floundersi
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