710 cinqUièMe partie La diversité biologique à travers l’évolution
. Figure 29.15
panoraMa La diversité des Vasculaires sans graines
Les Lycophytes
Nombre d’espèces de Lycophytes sont des plantes
tropicales épiphytes (plantes non parasites utilisant
un autre organisme comme substrat) qui croissent
sur des arbres. D’autres espèces se développent sur le
sol des forêts des régions tempérées. Selon l’espèce,
les minuscules gamétophytes prennent soit la forme
de plantes photosynthétiques aériennes, soit la
forme de plantes souterraines nourries par des
champignons symbiotiques.
Les sporophytes possèdent des tiges verticales
qui portent de nombreuses petites feuilles disposées
en spirale, de même que des tiges horizontales qui
courent sur le sol et produisent des racines dichotomiques. En général plus petites, les Sélaginelles
poussent souvent à l’horizontale. Chez plusieurs
lycopodes et sélaginelles, les sporophylles portant
les sporanges forment des amas coniques (les strobiles). Les Isoètes, qui forment un genre unique,
vivent dans les endroits marécageux ou complètement submergés. Les Lycopodes sont homosporés,
tandis que les Sélaginelles et les Isoètes sont hétérosporés. Les spores des lycopodes, riches en huile et
inflammables, se dispersent en nuages lorsqu’elles
parviennent à maturité. Jadis, les magiciens et
les photographes mettaient le feu à des spores de
lycopodes pour produire de la fumée ou des éclairs.
2,5 cm
1 cm
Selaginella
moellendorffii
(Sélaginelle)
Strobiles
(amas de
sporophylles)
Diphasiastrum tristachyum (Lycopode)
Isoetes
gunnii
(Isoète)
Les Fougères
Contrairement aux Lycophytes, les Fougères possèdent des mégaphylles (voir la figure 29.14b). Les
sporophytes portent habituellement des tiges horizontales d’où émergent de grandes feuilles appelées
frondes, souvent divisées en folioles. À mesure
que la fronde croît, son bout enroulé, la crosse,
se déroule.
Chez les Fougères, presque toutes les espèces
sont homosporées. Le gamétophyte de certaines
espèces se flétrit et meurt après que le jeune sporophyte s’en est détaché. Chez la majorité des espèces,
les sporophytes possèdent des sporanges pédonculés
munis d’un mécanisme qui catapulte les spores
à plusieurs mètres. Les spores peuvent alors être
emportées par le vent sur de longues distances.
Certaines espèces produisent plus d’un billion
de spores au cours de leur vie.
Les Prêles
Les tiges des Prêles, dont l’épiderme est riche en
silice et la texture grumeleuse, servaient autrefois
de « joncs à récurer » pour les marmites et les casseroles. Certaines espèces possèdent des tiges fertiles
(qui portent des cônes) non photosynthétiques et
des tiges végétatives photosynthétiques distinctes.
Les Prêles sont homosporées : leurs cônes libèrent
des spores produisant des gamétophytes bisexués.
Les Prêles sont aussi appelées Arthrophytes
(« plantes à articulations »), car leurs tiges présentent
des articulations. Des anneaux de très petites feuilles
(microphylles) dont les bases soudées forment une
gaine ou de petits rameaux forment des verticilles
émergeant de chaque articulation, mais la tige
demeure le principal organe de la photosynthèse.
De grands canaux aérifères transportent l’oxygène
vers les racines, qui croissent souvent dans
des sols gorgés d’eau.
Les Psilotes et les plantes
apparentées
Comme chez les fossiles des Vasculaires primitives,
les sporophylles des Psilotes possèdent des tiges
dichotomiques, mais pas de racines. Les tiges présentent des excroissances semblables à des écailles ;
dépourvues de tissu conducteur, ces écailles pourraient être la réduction évolutive de feuilles. Chacun
des boutons jaunes portés le long des tiges est formé
de trois sporanges fusionnés. Étroitement apparentées
aux Psilotes, les espèces du genre Tmesipteris, qu’on
ne trouve que dans le Pacifique Sud, sont également
dépourvues de racines, mais leurs tiges portent de
petites excroissances semblables à des feuilles, ce
qui leur donne l’apparence de vignes. Les deux
genres sont homosporés : ils produisent des spores
engendrant des gamétophytes bisexués qui poussent
sous terre et ne mesurent à peu près qu’un centimètre de long.
Les Ptérophytes
Athyrium
filix-femina
(Fougère
femelle)
25 cm
Equisetum
arvense
(Prêle des
champs)
Tige végétative
Strobile sur
une tige fertile
1,5 cm
4 cm
Psilotum
nudum
(Psilote)
. Figure 29.15
panoraMa La diversité des Vasculaires sans graines
Les Lycophytes
Nombre d’espèces de Lycophytes sont des plantes
tropicales épiphytes (plantes non parasites utilisant
un autre organisme comme substrat) qui croissent
sur des arbres. D’autres espèces se développent sur le
sol des forêts des régions tempérées. Selon l’espèce,
les minuscules gamétophytes prennent soit la forme
de plantes photosynthétiques aériennes, soit la
forme de plantes souterraines nourries par des
champignons symbiotiques.
Les sporophytes possèdent des tiges verticales
qui portent de nombreuses petites feuilles disposées
en spirale, de même que des tiges horizontales qui
courent sur le sol et produisent des racines dichotomiques. En général plus petites, les Sélaginelles
poussent souvent à l’horizontale. Chez plusieurs
lycopodes et sélaginelles, les sporophylles portant
les sporanges forment des amas coniques (les strobiles). Les Isoètes, qui forment un genre unique,
vivent dans les endroits marécageux ou complètement submergés. Les Lycopodes sont homosporés,
tandis que les Sélaginelles et les Isoètes sont hétérosporés. Les spores des lycopodes, riches en huile et
inflammables, se dispersent en nuages lorsqu’elles
parviennent à maturité. Jadis, les magiciens et
les photographes mettaient le feu à des spores de
lycopodes pour produire de la fumée ou des éclairs.
2,5 cm
1 cm
Selaginella
moellendorffii
(Sélaginelle)
Strobiles
(amas de
sporophylles)
Diphasiastrum tristachyum (Lycopode)
Isoetes
gunnii
(Isoète)
Les Fougères
Contrairement aux Lycophytes, les Fougères possèdent des mégaphylles (voir la figure 29.14b). Les
sporophytes portent habituellement des tiges horizontales d’où émergent de grandes feuilles appelées
frondes, souvent divisées en folioles. À mesure
que la fronde croît, son bout enroulé, la crosse,
se déroule.
Chez les Fougères, presque toutes les espèces
sont homosporées. Le gamétophyte de certaines
espèces se flétrit et meurt après que le jeune sporophyte s’en est détaché. Chez la majorité des espèces,
les sporophytes possèdent des sporanges pédonculés
munis d’un mécanisme qui catapulte les spores
à plusieurs mètres. Les spores peuvent alors être
emportées par le vent sur de longues distances.
Certaines espèces produisent plus d’un billion
de spores au cours de leur vie.
Les Prêles
Les tiges des Prêles, dont l’épiderme est riche en
silice et la texture grumeleuse, servaient autrefois
de « joncs à récurer » pour les marmites et les casseroles. Certaines espèces possèdent des tiges fertiles
(qui portent des cônes) non photosynthétiques et
des tiges végétatives photosynthétiques distinctes.
Les Prêles sont homosporées : leurs cônes libèrent
des spores produisant des gamétophytes bisexués.
Les Prêles sont aussi appelées Arthrophytes
(« plantes à articulations »), car leurs tiges présentent
des articulations. Des anneaux de très petites feuilles
(microphylles) dont les bases soudées forment une
gaine ou de petits rameaux forment des verticilles
émergeant de chaque articulation, mais la tige
demeure le principal organe de la photosynthèse.
De grands canaux aérifères transportent l’oxygène
vers les racines, qui croissent souvent dans
des sols gorgés d’eau.
Les Psilotes et les plantes
apparentées
Comme chez les fossiles des Vasculaires primitives,
les sporophylles des Psilotes possèdent des tiges
dichotomiques, mais pas de racines. Les tiges présentent des excroissances semblables à des écailles ;
dépourvues de tissu conducteur, ces écailles pourraient être la réduction évolutive de feuilles. Chacun
des boutons jaunes portés le long des tiges est formé
de trois sporanges fusionnés. Étroitement apparentées
aux Psilotes, les espèces du genre Tmesipteris, qu’on
ne trouve que dans le Pacifique Sud, sont également
dépourvues de racines, mais leurs tiges portent de
petites excroissances semblables à des feuilles, ce
qui leur donne l’apparence de vignes. Les deux
genres sont homosporés : ils produisent des spores
engendrant des gamétophytes bisexués qui poussent
sous terre et ne mesurent à peu près qu’un centimètre de long.
Les Ptérophytes
Athyrium
filix-femina
(Fougère
femelle)
25 cm
Equisetum
arvense
(Prêle des
champs)
Tige végétative
Strobile sur
une tige fertile
1,5 cm
4 cm
Psilotum
nudum
(Psilote)
