684 cinqUième partie La diversité biologique à travers l’évolution
de leur hôte. Certains Chlorophytes sont adaptés à un habitat
des plus inattendus : la neige. Ces Chlorophytes effectuent la
photosynthèse en dépit de températures qui se situent audessous du point de congélation, et de l’intensité des rayons
visibles et ultraviolets. Ils sont protégés par la neige, qui
leur sert d’écran, et par des composés antirayonnement qui
se trouvent dans leur cytoplasme. D’autres Chlorophytes
contiennent des composés protecteurs semblables dans leur
paroi cellulaire ou dans une couche durable qui entoure
le zygote.
L’augmentation de la taille et de la complexité des Chlorophytes au cours de l’évolution est attribuable à trois méca -
nismes :
1. La formation de colonies de cellules individuelles,
comme chez Volvox sp. (voir la figure 28.3) et chez les
formes filamenteuses qui entrent dans la composition
de ce qu’on appelle l’écume d’étang ;
2. L’apparition de formes multicellulaires véritables, comme
Ulva lactuca (figure 28.21a), par suite de la division et
de la différenciation cellulaires.
3. La division répétée des noyaux, sans division cytoplasmique, comme chez Caulerpa sp. (figure 28.21b).
m  Figure 28.21 Des chlorophytes multicellulaires.
m  Figure 28.22 Le cycle de développement de Chlamydomonas,
un Chlorophyte unicellulaire.
Faites un dessin Encerclez le ou les stades du diagramme où se
forment des clones, produisant de nouvelles cellules filles génétiquement
identiques à la (ou aux) cellule(s) mère(s).
Ulva lactuca, ou laitue
de mer. Ce Chlorophyte
comestible possède un thalle
multicellulaire qui produit
des frondes ressemblant
à des feuilles. Son crampon
semblable à une racine lui
permet de s'ancrer solidement
sur un support.
Caulerpa sp., un
Chlorophyte vivant
dans les zones
marines intertidales.
Ses filaments ramifiés ne
possèdent pas de paroi
intercellulaire et sont
plurinucléés. De fait,
le thalle constitue une
énorme « supercellule ».
(a)
(b)
2 cm
Haploïde (n)
Diploïde (2n)
Légende
Flagelles
Paroi
cellulaire
Coupe
transversale d’un
chloroplaste en
forme de godet
(MET)
Noyau
Zygote
(2n)
Zoospores
Cellule mature
(n)
Gamète
(n)
REPRODUCTION
SEXUÉE
REPRODUCTION
ASEXUÉE
+
–
+
+
+
–
–
–
MÉIOSE
FÉCONDATION
1 Chez Chlamydomonas,
la cellule mature est
haploïde et contient
un chloroplaste unique
en forme de godet.
En réponse à une pénurie de nutriments,
à un assèchement de l’étang ou à un autre
facteur de stress, les cellules se transforment
en gamètes.
2
Les gamètes de types
sexuels différents (représentés
par les signes « + » et « − »)
fusionnent. La fécondation
produit un zygote diploïde.
3
Le zygote sécrète une
enveloppe résistante qui
protège la cellule contre
les conditions rigoureuses.
4
À la fin de la période de dormance,
la méiose produit quatre individus
haploïdes (deux de chaque type)
qui émergent et se transforment
en cellules matures.
5
Ces cellules filles acquièrent des flagelles et
une paroi cellulaire. Ensuite, elles émergent,
sous forme de zoospores mobiles, de la
cellule mère qui les contenait. Les zoospores
deviennent des cellules haploïdes matures.
7
Lorsqu’elle se reproduit par voie asexuée,
la cellule mature perd ses flagelles, puis se
divise deux fois par mitose, engendrant ainsi
quatre cellules (ou plus chez certaines espèces).
6
1 Rm
(5 000 w)
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