682 cinqUième partie La diversité biologique à travers l’évolution
(voir la figure 28.3). Le test d’un Foraminifère se compose
habituellement d’une pièce de matériaux organiques que renforce du carbonate de calcium. Les pseudopodes, qui émergent
des pores, permettent à l’organisme de nager, de constituer
son test et de se nourrir. Un grand nombre de Foraminifères
se nourrissent des produits issus de la photosynthèse des
algues qui vivent en symbiose sous leur test.
Les Foraminifères vivent tant en eau salée qu’en eau douce.
La plupart des espèces habitent dans le sable ou se fixent aux
rochers et aux algues. Certaines abondent dans le plancton.
Bien qu’ils soient unicellulaires, les plus gros foraminifères
atteignent un diamètre de plusieurs centimètres.
Des espèces connues de Foraminifères, 90 % sont des fossiles.
Avec les restes calcaires d’autres Protistes, leurs tests entrent
dans la composition des sédiments marins et même des roches
sédimentaires qui ont émergé. Ces fossiles sont d’excel lents
marqueurs pour la datation comparative des roches sédimentaires de diverses régions du monde.
Les cercozoaires
Découverts pour la première fois grâce à la phylogenèse moléculaire, les Cercozoaires forment un grand groupe contenant
la plupart des Protistes amiboïdes et flagellés qui se nourrissent
à l’aide de pseudopodes filiformes. Ils vivent en grand nombre
dans les écosystèmes marins, dulcicoles et terrestres.
La plupart des Cercozoaires sont hétérotrophes. Nombre
d’entre eux parasitent les Végétaux, les Animaux ou d’autres
Protistes, et plusieurs autres sont prédateurs. Les prédateurs
comprennent les plus importants consommateurs de bactéries des écosystèmes aquatiques et terrestres, de même que
des espèces qui mangent d’autres Protistes, des Eumycètes et
même de petits animaux. Un petit groupe de Cercozoaires,
les Chlorarachniophytes (mentionnés plus haut dans l’exposé
sur l’endosymbiose secondaire), sont mixotrophes : ils se
nourrissent de bactéries et de Protistes plus petits, mais sont
aussi capables de photosynthèse. Au moins un autre Cercozoaire, Paulinella chromatophora, est autotrophe ; il tire son énergie de la lumière et son carbone du dioxyde de carbone. Cette
espèce présente une structure interne particulière, en forme de
saucisse, où s’accomplit la photosynthèse (figure 28.19). À cet
égard, Paulinella semble constituer un autre exemple évolutif,
intrigant, d’une lignée eucaryote qui tient son mécanisme de
photosynthèse d’une Cyanobactérie.
retour sur le ConCept 28.4
1. Expliquez pourquoi les données géologiques relatives
aux Foraminifères sont si bien préservées.
2.
et si ?
Supposons que des données génétiques
semblent indiquer qu’une amibe récemment découverte fait partie du clade des Rhizariens, bien que sa
morphologie ressemble davantage à celle d’amibes
provenant d’autres groupes eucaryotes. Proposez
une explication qui tiendrait compte de ces observations contradictoires.
3. Faites des liens Revoyez les figures 9.2 (p. 183)
et 10.6 (p. 211), puis expliquez brièvement comment
les Chlorarachniophytes et d’autres algues aérobies
consomment et produisent du CO 2 et de l’O 2 .
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
ConCept
28.5
Les algues rouges et les algues vertes
sont les organismes les plus étroitement
apparentés aux Végétaux terrestres
Algues rouges
Végétaux
terrestres
Algues vertes
Chlorophytes
Archéplastides
Charophytes
Excavobiontes
Chromalvéolés
Rizhariens
Unichontes
Comme nous l’avons expliqué au chapitre 25, la systématique
moléculaire et les études portant sur la structure cellulaire
m  Figure 28.18 Un radiolaire. De nombreux pseudopodes filiformes
sont disposés en rayons autour du corps central de ce radiolaire, qui vit
dans la mer Rouge (MP).
m  Figure 28.19 Un deuxième cas d’endosymbiose primaire ?
Le Cercozoaire Paulinella réalise la photosynthèse à partir d’une structure
unique qu’on appelle chromatophore (MP). Les chromatophores sont
entourés d’une membrane comportant une couche de peptidoglycane,
ce qui permet de penser qu’ils dériveraient d’une Bactérie. Les données
génétiques indiquent que les chromatophores proviennent d’une autre
Cyanobactérie que celle dont les plastes sont dérivés.
Axopodes
200 Rm
(70 w)
Chromatophore
5 Rm
(2 500 w)
Précédent

- 722/1611

Suivant