chapitre 27 Bactéries et Archées 657
Les chlamydiae
Les Chlamydiae sont des parasites incapables de survivre à l’extérieur des cellules
animales ; elles soutirent à leur hôte des ressources aussi fondamentales que l’ATP.
La paroi à Gram négatif des Chlamydiae se distingue par le fait qu’elle ne contient
pas de peptidoglycane. L’espèce Chlamydia trachomatis est la cause la plus répandue
de cécité dans le monde. Elle cause aussi l’urétrite non gonococcique, l’infection
transmissible sexuellement (ITS) la plus fréquente en Amérique du Nord.
Chlamydia trachomatis
(désignée par les flèches)
vivant dans une cellule
animale (MET, cliché
coloré artificiellement).
2,5
Rm
(4 400
w)
Les Spirochètes
Les Spirochètes sont des hétérotrophes de forme hélicoïdale qui se déplacent en
décrivant une spirale au moyen de filaments internes pivotants, semblables à des
flagelles. De nombreux Spirochètes sont autonomes, mais certains sont des parasites pathogènes notoires. Ainsi, Treponema pallidum cause la syphilis et Borrelia
burgdorferi, la maladie de Lyme, ou borréliose (voir la figure 27.20).
Spirochète Leptospira
(MET, cliché coloré
artificiellement).
5
Rm
(2 000
w)
Les cyanobactéries
Photoautotrophes, les Cyanobactéries sont les seuls Procaryotes capables de photosynthèse productrice de dioxygène. (En fait, comme nous le verrons au chapitre 28,
les chloroplastes sont probablement issus d’une Cyanobactérie endosymbiotique.)
Les Cyanobactéries solitaires et filamenteuses sont présentes en abondance dans
le phytoplancton dulcicole et marin, ces colonies d’organismes photosynthétiques
qui dérivent près de la surface de l’eau. Certains filaments comprennent des cellules
spécialisées dans la fixation du diazote, processus métabolique qui convertit le N 2
atmosphérique en composés inorganiques pouvant servir à synthétiser les acides
aminés et d’autres molécules organiques (voir la figure 27.14).
40
Rm
(200
w)
Oscillatoria, une
Cyanobactérie
filamenteuse.
Les Bactéries à gram positif
Les Bactéries à Gram positif rivalisent avec les Protéobactéries pour ce qui est
de la diversité. Un sous­groupe des Bactéries à Gram positif, les Actinobactéries
(autrefois Actinomycètes), forment des colonies ramifiées (le suffixe mycète vient
rappeler que ces bactéries étaient autrefois confondues avec les Eumycètes).
Deux espèces faisant partie du groupe des Actinobactéries causent la tuberculose
et la lèpre. Cependant, la plupart des Actinobactéries sont autonomes et participent
à la décomposition des débris organiques dans le sol. Leurs sécrétions sont en partie
à l’origine de l’odeur « terreuse » caractéristique des sols riches. Les sociétés
pharmaceutiques cultivent les espèces vivant dans le sol du genre Streptomyces
pour produire de nombreux antibiotiques, notamment la streptomycine.
Les Bactéries à Gram positif comprennent diverses espèces solitaires, telles
que Bacillus anthracis (voir la figure 27.9) qui cause la maladie du charbon. Font
également partie de ce groupe Clostridium botulinum, qui cause le botulisme, et
C. difficile, à l’origine du décès de plusieurs centaines de patients dans les hôpitaux
depuis 2003. Les diverses espèces de Staphylococcus et de Streptococcus font aussi
partie des Bactéries à Gram positif (la bactérie « mangeuse de chair » appartient
à l’espèce Steptococcus pyogenes).
Les Mycoplasmes (photo du bas) sont les seules bactéries dépourvues de paroi
cellulaire. Ce sont aussi, après les Nanobactéries, les plus petites cellules connues.
Avec un diamètre de 0,1 μm, elles sont seulement cinq fois plus grosses qu’un
ribosome. Les Mycoplasmes ont un petit génome : ainsi, Mycoplasma genitalium
ne possède que 517 gènes. Bon nombre de Mycoplasmes sont des bactéries autonomes qui vivent dans le sol, mais certains sont pathogènes.
5
Rm
(3 000
w)
Streptomyces, source
de nombreux
antibiotiques (MEB).
2
Rm
(20 000
w)
Des centaines de
Mycoplasmes recouvrent
ce fibroblaste humain
(MEB, cliché coloré
artificiellement).
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