chapitre 26 La phylogenèse et l’arbre de la vie 623
retour sur le ConCept 26.1
1. Quels niveaux de la hiérarchie présentée à
la figure 26.3 les humains ont-ils en commun
avec les léopards ?
2. Que nous indique l’arbre phylogénétique de
la figure 26.4 au sujet des relations évolutives
entre le léopard, le blaireau d’Amérique et le loup ?
3. Lequel des arbres illustrés ci-dessous décrit une
histoire évolutive différente des deux autres ? Expliquez votre réponse.
A
(a)
B
C
D
B
(b)
D
C
A
D
(c)
C
B
A
4.
et sI ?
Supposez que de nouvelles données
indiquent que le taxon E de la figure 26.5 forme un
groupe frère avec le groupe constitué des taxons D
et F. Redessinez l’arbre en conséquence.
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
ConCept
26.2
La phylogenèse repose sur des données
morphologiques et moléculaires
Pour construire une phylogenèse, les systématiciens doivent
recueillir le plus de données possible sur la morphologie, les
gènes et la biochimie des organismes concernés. Ils doivent
impérativement se concentrer sur les caractéristiques provenant d’un ancêtre commun, car elles seules reflèteront les
liens évolutifs.
Les homologies morphologiques
et moléculaires
Nous avons vu au chapitre 22 qu’une ressemblance attribuable à une ascendance commune est appelée homologie.
Par exemple, la ressemblance entre le nombre et l’arrangement
des os des membres inférieurs des Mammifères s’explique par
le fait qu’ils descendent d’un ancêtre commun possédant la
même structure osseuse ; c’est là un exemple d’homologie
morphologique (voir la figure 22.15, p. 535). De la même
façon, les gènes ou les séquences d’ADN sont homologues
s’ils sont issus de séquences portées par un ancêtre commun.
En général, les organismes dotés de morphologies ou de
séquences d’ADN très semblables ont plus de chances d’être
étroitement apparentés que ceux qui ont des structures ou
des séquences très différentes. Dans certains cas, cependant,
des espèces apparentées présentent une grande divergence
morphologique et une petite divergence génétique (ou vice
. Figure 26.6
À quelle espèce les échantillons vendus
comme étant de la viande de baleine
appartiennent-ils ?
expérIenCe C. S. Baker, alors chercheur à la University of Auckland,
en Nouvelle-Zélande, et S. R. Palumbi, alors chercheur à la University
of Hawaii, ont acheté 13 échantillons de « viande de baleine » dans
des poissonneries japonaises. Ils ont séquencé une portion particulière de l’ADN mitochondrial de chaque échantillon et ont comparé
leurs résultats avec la séquence équivalente de l’ADN d’espèces de
baleine connues. Pour découvrir l’espèce d’origine de chaque échantillon, Baker et Palumbi ont construit un arbre génétique, c’est-à-dire
un arbre phy logénétique qui met en évidence des modèles de parenté
entre des séquences d’ADN plutôt qu’entre des taxons.
résultats L’analyse a permis de produire l’arbre génétique suivant :
Petit rorqual
(hémisphère Sud)
Petit rorqual
(Atlantique Nord)
Rorqual à bosse
(Atlantique Nord)
Rorqual bleu
Baleine grise
Rorqual commun
(Méditerranée)
Rorqual commun
(Islande)
Rorqual à bosse
(Pacifique Nord)
Inconnu n
o 9
Inconnu n
o 1b
Inconnus
n
os 10, 11, 12
Inconnu n
o 13
Inconnus n
os 1a,
2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
ConClusIon Cette analyse indique que les séquences de l’ADN de
six des échantillons inconnus (en rouge) étaient plus étroitement apparentés aux séquences de l’ADN de baleines dont la chasse est interdite.
sourCe C. S. Baker et S. R. Palumbi, Which whales are hunted ? A molecular genetic approach to monitoring whaling, Science 265 : 1538-1539
(1994).
et sI ?
À quoi les résultats auraient-ils ressemblé s’ils avaient
indiqué que la viande de baleine ne provenait pas d’animaux dont la
chasse est interdite ?
investigation
retour sur le ConCept 26.1
1. Quels niveaux de la hiérarchie présentée à
la figure 26.3 les humains ont-ils en commun
avec les léopards ?
2. Que nous indique l’arbre phylogénétique de
la figure 26.4 au sujet des relations évolutives
entre le léopard, le blaireau d’Amérique et le loup ?
3. Lequel des arbres illustrés ci-dessous décrit une
histoire évolutive différente des deux autres ? Expliquez votre réponse.
A
(a)
B
C
D
B
(b)
D
C
A
D
(c)
C
B
A
4.
et sI ?
Supposez que de nouvelles données
indiquent que le taxon E de la figure 26.5 forme un
groupe frère avec le groupe constitué des taxons D
et F. Redessinez l’arbre en conséquence.
Voir les réponses proposées à la fin du chapitre.
ConCept
26.2
La phylogenèse repose sur des données
morphologiques et moléculaires
Pour construire une phylogenèse, les systématiciens doivent
recueillir le plus de données possible sur la morphologie, les
gènes et la biochimie des organismes concernés. Ils doivent
impérativement se concentrer sur les caractéristiques provenant d’un ancêtre commun, car elles seules reflèteront les
liens évolutifs.
Les homologies morphologiques
et moléculaires
Nous avons vu au chapitre 22 qu’une ressemblance attribuable à une ascendance commune est appelée homologie.
Par exemple, la ressemblance entre le nombre et l’arrangement
des os des membres inférieurs des Mammifères s’explique par
le fait qu’ils descendent d’un ancêtre commun possédant la
même structure osseuse ; c’est là un exemple d’homologie
morphologique (voir la figure 22.15, p. 535). De la même
façon, les gènes ou les séquences d’ADN sont homologues
s’ils sont issus de séquences portées par un ancêtre commun.
En général, les organismes dotés de morphologies ou de
séquences d’ADN très semblables ont plus de chances d’être
étroitement apparentés que ceux qui ont des structures ou
des séquences très différentes. Dans certains cas, cependant,
des espèces apparentées présentent une grande divergence
morphologique et une petite divergence génétique (ou vice
. Figure 26.6
À quelle espèce les échantillons vendus
comme étant de la viande de baleine
appartiennent-ils ?
expérIenCe C. S. Baker, alors chercheur à la University of Auckland,
en Nouvelle-Zélande, et S. R. Palumbi, alors chercheur à la University
of Hawaii, ont acheté 13 échantillons de « viande de baleine » dans
des poissonneries japonaises. Ils ont séquencé une portion particulière de l’ADN mitochondrial de chaque échantillon et ont comparé
leurs résultats avec la séquence équivalente de l’ADN d’espèces de
baleine connues. Pour découvrir l’espèce d’origine de chaque échantillon, Baker et Palumbi ont construit un arbre génétique, c’est-à-dire
un arbre phy logénétique qui met en évidence des modèles de parenté
entre des séquences d’ADN plutôt qu’entre des taxons.
résultats L’analyse a permis de produire l’arbre génétique suivant :
Petit rorqual
(hémisphère Sud)
Petit rorqual
(Atlantique Nord)
Rorqual à bosse
(Atlantique Nord)
Rorqual bleu
Baleine grise
Rorqual commun
(Méditerranée)
Rorqual commun
(Islande)
Rorqual à bosse
(Pacifique Nord)
Inconnu n
o 9
Inconnu n
o 1b
Inconnus
n
os 10, 11, 12
Inconnu n
o 13
Inconnus n
os 1a,
2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
ConClusIon Cette analyse indique que les séquences de l’ADN de
six des échantillons inconnus (en rouge) étaient plus étroitement apparentés aux séquences de l’ADN de baleines dont la chasse est interdite.
sourCe C. S. Baker et S. R. Palumbi, Which whales are hunted ? A molecular genetic approach to monitoring whaling, Science 265 : 1538-1539
(1994).
et sI ?
À quoi les résultats auraient-ils ressemblé s’ils avaient
indiqué que la viande de baleine ne provenait pas d’animaux dont la
chasse est interdite ?
investigation
