612 quatrième partie Les mécanismes de l’évolution
Les tendances évolutives
Que pouvons-nous apprendre d’autre des modes d’action de
la macroévolution ? Pensez aux tendances évolutives observées dans les archives fossiles. Par exemple, dans certaines
lignées évolutives, la taille du corps augmente ou diminue
au fil du temps. On peut donner l’exemple de l’évolution
du cheval moderne (Equus caballus), descendant d’un ancêtre
beaucoup plus petit, nommé Hyracotherium (figure 25.27).
Cet animal avait la taille d’un grand chien, possédait quatre
orteils sur les pattes antérieures, trois orteils sur les pattes
postérieures, et des dents adaptées au broutage de bourgeons
et de ramilles poussant sur des arbustes et des arbres. Le
Equus
Anchitherium
Mesohippus
Hyracotherium
Hyracotherium et
espèces reliées
Pliohippus
Merychippus
Parahippus
Orohippus
Archaeohippus
Hypohippus
Hipparion
Neohipparion
Nannippus
Callippus
Hippidion et
autres genres
Miohippus
Epihippus
Megahippus
Sinohippus
Propalaeotherium
Pachynolophus
Haplohippus
Paleotherium
Holocène
Pléistocène
Pliocène
Miocène
Millions d’années écoulées
Oligocène
Éocène
0
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
Brouteurs d’herbe
Brouteurs de feuilles,
de bourgeons et
de ramilles
Code de couleurs
m  Figure 25.27 L’évolution du cheval. Si nous utilisons un surligneur jaune pour tracer l’ordre séquentiel des 
espèces de chevaux fossiles constituant des formes intermédiaires entre le cheval moderne et son ancêtre de l’Éocène 
Hyracotherium, nous créons l’illusion d’une progression vers l’augmentation de la taille, la diminution du nombre 
de doigts et l’apparition de dents adaptées au broutage de l’herbe. En réalité, le cheval moderne ne constitue que la 
ramification survivante d’un véritable buisson évolutif comportant de nombreuses tendances divergentes. (Remarque : 
la figure montre aussi l’évolution du membre antérieur et celle d’une molaire dont on a représenté la surface.)
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