562 quatrième partie Les mécanismes de l’évolution
améliorent la survie et la reproduction, et accroît donc constamment
l’adéquation entre les organismes et leur environnement.
• La sélection sexuelle influe sur la production de caractères sexuels
secondaires ; ces derniers procurent aux individus certains avantages
en vue de l’accouplement.
• Malgré le triage qu’opère la sélection, les populations présentent une
variation génétique considérable. Cette variation est en partie une
variation neutre ; la diploïdie et la sélection équilibrée contribuent
également à la variation.
• Il y a des contraintes à l’évolution : la sélection naturelle ne peut que
modifier des variations existantes ; les structures anatomiques résultent
de la modification de la lignée ancestrale ; de nombreuses adaptations
sont des compromis ; et le hasard, la sélection naturelle et l’environnement entrent en interaction.
Comment les caractères sexuels secondaires des mâles
et des femelles diffèrent-ils dans une espèce où les femelles
rivalisent entre elles pour trouver des partenaires ?
ÉvaLuation
niveau 1 : connaissances et comprÉhension
1. La sélection naturelle modifie les fréquences alléliques au sein
des populations parce que certains (ou certaines) ________ survivent
et se reproduisent davantage que d’autres.
a) allèles
c) patrimoines génétiques
e) individus
b) loci
d) espèces
2. À l’exception des vrais jumeaux, chaque humain est génétiquement
unique. Quelle est la première source de variation entre les individus
d’une population ?
a) De nouvelles mutations qui se sont produites à la génération
précédente.
b) Une dérive génétique, imputable à la petite taille de la population.
c) La recombinaison des allèles dans la reproduction sexuée.
d) Une variation géographique au sein de la population.
e) Des facteurs environnementaux.
3. Chez une espèce particulière de moineau, les individus possédant
des ailes de taille moyenne survivent mieux que les autres en cas
de tempête violente, en raison de :
a) l’effet de goulot d’étranglement.
b) la sélection divergente.
c) la sélection selon la fréquence.
d) la variation neutre.
e) la sélection stabilisante.
niveau 2 : appLication et anaLYse
4. Si la diversité nucléotidique d’un locus est égale à 0 %, quelle est
la diversité génétique et quel est le nombre d’allèles à ce locus ?
a) Diversité génétique = 0 % ; nombre d’allèles = 0.
b) Diversité génétique = 0 % ; nombre d’allèles = 1.
c) Diversité génétique = 0 % ; nombre d’allèles = 2.
d) Diversité génétique > 0 % ; nombre d’allèles = 2.
e) À moins d’avoir plus d’information, il est impossible
de déterminer la diversité génétique et le nombre d’allèles.
5. La population 1 se compose de 40 individus qui ont tous le génotype A1A1, et la population 2 se compose de 25 individus qui ont
tous le génotype A2A2. Disons que ces deux populations sont géographiquement éloignées l’une de l’autre et que leurs conditions
environnementales sont très similaires. Selon l’information dont
vous disposez, la variation génétique observée est probablement
un exemple de :
a) dérive génétique.
d) variation discrète.
b) flux génétique.
e) sélection directionnelle.
c) sélection divergente.
6. Une population de drosophiles a un gène avec deux allèles,
A1 et A2. Un test révèle que 70 % des gamètes produits par cette
population contiennent l’allèle A1. Si la population respecte l’équilibre de Hardy-Weinberg, quelle proportion de ces mouches portent
à la fois A1 et A2 ?
a) 0,7
b) 0,49
c) 0,21 d) 0,42
e) 0,09
niveau 3 : sYnthèse et ÉvaLuation
7. lIen aVeC l’éVolUtIon
Comment les imperfections des organismes vivants témoignentelles du processus de l’évolution ?
8. IntéGRatIon
FaItes Un DessIn Richard Koehn de la State University of
New York ainsi que Stony Brook et Thomas Hilbish de la University
of South Carolina ont étudié la variation génétique de la moule
marine Mytilus edulis autour de Long Island, dans l’État de New York.
Ils ont mesuré la fréquence d’un allèle particulier (lap
94
) pour une
enzyme qui joue un rôle dans la régulation de l’équilibre de l’eau
saline à l’intérieur de la moule. Les chercheurs ont tracé des
diagrammes circulaires pour représenter les données associées
à des sites d’échantillonnage dans le détroit de Long Island, où
la salinité varie considérablement, ainsi que le long de la côte
de l’Atlantique, où la salinité est constante :
Allèles lap
94
Autres allèles lap
Sites d’échantillonnage
(les nombres 1 à 8
sont associés à des
paires de sites)
La salinité augmente à mesure qu’on approche de l’océan.
Détroit
de Long Island
Océan
Atlantique
Fréquences
alléliques
Données de R. K. Koehn et T. J. Hilbish, The adaptive importance of genetic variation,
American Scientist 75 :134-141 (1987).
N
1
1
2
4 5
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
3
6 7 8
9
10
11
Créez un tableau de données pour les 11 sites d’échantillonnage
en estimant la fréquence de lap
94 à partir des diagrammes circulaires.
(Un truc : considérez chaque diagramme comme une horloge pour
estimer la proportion que représente la zone colorée en violet.)
Puis, dessinez un graphique des fréquences pour les sites 1 à 8 pour
montrer comment la fréquence de cet allèle varie avec l’augmentation de la salinité dans le détroit de Long Island (du sud-ouest au
nord-est). Comment les données des sites 9 à 11 se comparent-elles
avec les données des sites situés dans le détroit ?
Formulez une hypothèse qui explique les tendances que vous
observez dans les données et qui rend compte des observations
suivantes : (1) l’allèle lap
94 aide les moules à maintenir un équilibre
osmotique dans une eau à forte teneur en sel, mais a un coût élevé
dans une eau moins salée ; (2) les moules produisent des larves qui
peuvent se disperser sur de grandes distances avant de se fixer aux
rochers et de devenir à leur tour des adultes.
?
améliorent la survie et la reproduction, et accroît donc constamment
l’adéquation entre les organismes et leur environnement.
• La sélection sexuelle influe sur la production de caractères sexuels
secondaires ; ces derniers procurent aux individus certains avantages
en vue de l’accouplement.
• Malgré le triage qu’opère la sélection, les populations présentent une
variation génétique considérable. Cette variation est en partie une
variation neutre ; la diploïdie et la sélection équilibrée contribuent
également à la variation.
• Il y a des contraintes à l’évolution : la sélection naturelle ne peut que
modifier des variations existantes ; les structures anatomiques résultent
de la modification de la lignée ancestrale ; de nombreuses adaptations
sont des compromis ; et le hasard, la sélection naturelle et l’environnement entrent en interaction.
Comment les caractères sexuels secondaires des mâles
et des femelles diffèrent-ils dans une espèce où les femelles
rivalisent entre elles pour trouver des partenaires ?
ÉvaLuation
niveau 1 : connaissances et comprÉhension
1. La sélection naturelle modifie les fréquences alléliques au sein
des populations parce que certains (ou certaines) ________ survivent
et se reproduisent davantage que d’autres.
a) allèles
c) patrimoines génétiques
e) individus
b) loci
d) espèces
2. À l’exception des vrais jumeaux, chaque humain est génétiquement
unique. Quelle est la première source de variation entre les individus
d’une population ?
a) De nouvelles mutations qui se sont produites à la génération
précédente.
b) Une dérive génétique, imputable à la petite taille de la population.
c) La recombinaison des allèles dans la reproduction sexuée.
d) Une variation géographique au sein de la population.
e) Des facteurs environnementaux.
3. Chez une espèce particulière de moineau, les individus possédant
des ailes de taille moyenne survivent mieux que les autres en cas
de tempête violente, en raison de :
a) l’effet de goulot d’étranglement.
b) la sélection divergente.
c) la sélection selon la fréquence.
d) la variation neutre.
e) la sélection stabilisante.
niveau 2 : appLication et anaLYse
4. Si la diversité nucléotidique d’un locus est égale à 0 %, quelle est
la diversité génétique et quel est le nombre d’allèles à ce locus ?
a) Diversité génétique = 0 % ; nombre d’allèles = 0.
b) Diversité génétique = 0 % ; nombre d’allèles = 1.
c) Diversité génétique = 0 % ; nombre d’allèles = 2.
d) Diversité génétique > 0 % ; nombre d’allèles = 2.
e) À moins d’avoir plus d’information, il est impossible
de déterminer la diversité génétique et le nombre d’allèles.
5. La population 1 se compose de 40 individus qui ont tous le génotype A1A1, et la population 2 se compose de 25 individus qui ont
tous le génotype A2A2. Disons que ces deux populations sont géographiquement éloignées l’une de l’autre et que leurs conditions
environnementales sont très similaires. Selon l’information dont
vous disposez, la variation génétique observée est probablement
un exemple de :
a) dérive génétique.
d) variation discrète.
b) flux génétique.
e) sélection directionnelle.
c) sélection divergente.
6. Une population de drosophiles a un gène avec deux allèles,
A1 et A2. Un test révèle que 70 % des gamètes produits par cette
population contiennent l’allèle A1. Si la population respecte l’équilibre de Hardy-Weinberg, quelle proportion de ces mouches portent
à la fois A1 et A2 ?
a) 0,7
b) 0,49
c) 0,21 d) 0,42
e) 0,09
niveau 3 : sYnthèse et ÉvaLuation
7. lIen aVeC l’éVolUtIon
Comment les imperfections des organismes vivants témoignentelles du processus de l’évolution ?
8. IntéGRatIon
FaItes Un DessIn Richard Koehn de la State University of
New York ainsi que Stony Brook et Thomas Hilbish de la University
of South Carolina ont étudié la variation génétique de la moule
marine Mytilus edulis autour de Long Island, dans l’État de New York.
Ils ont mesuré la fréquence d’un allèle particulier (lap
94
) pour une
enzyme qui joue un rôle dans la régulation de l’équilibre de l’eau
saline à l’intérieur de la moule. Les chercheurs ont tracé des
diagrammes circulaires pour représenter les données associées
à des sites d’échantillonnage dans le détroit de Long Island, où
la salinité varie considérablement, ainsi que le long de la côte
de l’Atlantique, où la salinité est constante :
Allèles lap
94
Autres allèles lap
Sites d’échantillonnage
(les nombres 1 à 8
sont associés à des
paires de sites)
La salinité augmente à mesure qu’on approche de l’océan.
Détroit
de Long Island
Océan
Atlantique
Fréquences
alléliques
Données de R. K. Koehn et T. J. Hilbish, The adaptive importance of genetic variation,
American Scientist 75 :134-141 (1987).
N
1
1
2
4 5
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
3
6 7 8
9
10
11
Créez un tableau de données pour les 11 sites d’échantillonnage
en estimant la fréquence de lap
94 à partir des diagrammes circulaires.
(Un truc : considérez chaque diagramme comme une horloge pour
estimer la proportion que représente la zone colorée en violet.)
Puis, dessinez un graphique des fréquences pour les sites 1 à 8 pour
montrer comment la fréquence de cet allèle varie avec l’augmentation de la salinité dans le détroit de Long Island (du sud-ouest au
nord-est). Comment les données des sites 9 à 11 se comparent-elles
avec les données des sites situés dans le détroit ?
Formulez une hypothèse qui explique les tendances que vous
observez dans les données et qui rend compte des observations
suivantes : (1) l’allèle lap
94 aide les moules à maintenir un équilibre
osmotique dans une eau à forte teneur en sel, mais a un coût élevé
dans une eau moins salée ; (2) les moules produisent des larves qui
peuvent se disperser sur de grandes distances avant de se fixer aux
rochers et de devenir à leur tour des adultes.
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